Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

lundi 25 juin 2018

L’ECOSSE, UN PEU D’HISTOIRE... (D’après le guide Vert Ecosse)


DES ORIGINES A L’UNIFICATION

Premières migrations
Tribus de chasseurs-cueilleurs  qui se sédentarisent.
Les Celtes arrivent du continent puis d’Irlande (VII° siècle et IV° siècle av. J.-C.)

Face au monde romain  (I° siècle av. J.-C. au II° siècle ap. J.-C.)
Vespasien envoie ses légions pour assujettir la Calédonie ; Hadrien fait construire un mur pour isoler le pays.

Le royaume d’Alba
Au IV° siècle, deux peuples se partagent le territoire, les Pictes au Nord et les Britons, au Sud ; viennent s’y ajouter à l’Ouest, les Scots venus d’Irlande, à l’Est, les Anglo-Saxons venus du continent et au Nord, les Vikings.
Une première christianisation est menée par St Ninian mais surtout par St Colomba, venu d’Irlande.
Les divers peuples d’Ecosse, s’unirent au IX° siècle, sous le règne de Kenneth MacAlpine ; son fils, Malcolm II agrandit le territoire et son petit-fils Duncan I°, roi de Strathclyde, hérite du royaume d’Alba. Macbeth règne après lui.

L’Ecosse médiévale
Après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, plusieurs familles nobles anglaises, telle la famille Stuart, viennent se réfugier à la cour de Malcolm III ; l’Ecosse du Sud est plus proche de la culture anglaise, tandis que le Nord, plus gaélique est organisé en clans.
C’est le début des affrontements entre Écossais et Anglais.
Alexandre III gagne la bataille de Largs contre les Vikings.

L’ECOSSE ET L’ANGLETERRE

La guerre d’indépendance
A la mort d’Alexandre III, la noblesse écossaise se tourne vers Edouard I° d’Angleterre pour lui choisir un successeur ; John Balliol reconnait la suzeraineté d’Edouard I° puis conclut un traité, « la Vieille Alliance » avec les Français en 1295 ; il abdique et l’Ecosse passe sous la domination anglaise.
Le temps des héros
William Wallace remporte la victoire de Stirling mais est vaincu l’année suivante.
Robert Bruce élimine l’autre prétendant et se fait couronner roi ; la victoire de Bannockburn en 1314, marque le début du processus d’indépendance, que les Anglais reconnaissent en 1328. A sa mort, son fils David II lui succède, mais l’Angleterre s’ingère à nouveau dans les affaires écossaises ; l’Ecosse ne retrouvera sa souveraineté qu’avec le traité de Berwick en 1357, alors que les Anglais sont occupés à faire la guerre aux Français (guerre de cent ans).

Les Stuarts
Quand David II décède, le trône passe à Robert II puis Robert III Stewart (ou Stuart) ; il envoie en France son fils, le futur Jacques I dans le but de le protéger ; celui-ci est capturé, élevé à la cour d’Angleterre avant de revenir régner en Ecosse. Il renforce la Vieille alliance, lutte avec les Français contre l’Angleterre et meurt assassiné. La plupart de ses descendants subissent le même sort, laissant des enfants trop jeunes pour régner ; quand Marie Stuart accède au trône en 1542, elle n’a que onze semaines !
Knox et la Réforme
Les écrits de Luther et Calvin atteignent l’Ecosse au XVI° siècle et malgré la répression, les prêches gagnent des adeptes. La régente, Marie de Guise, suscite le mécontentement en favorisant l’influence française à la cour. Le personnage le plus influent est John Knox, disciple de Calvin. A la mort de la régente, le Parlement écossais entérine la réforme et le protestantisme, plus précisément le presbytérianisme devient religion d’état. Le catholicisme reste implanté dans les Highlands.
Le règne de Marie Stuart est un désastre, elle abdique au bout de sept ans et s’enfuit à Londres, laissant aux protestants le contrôle du pays et l’éducation de son fils, Jacques VI.

Les conflits du XVII° siècle
A la mort d’Elisabeth I° d’Angleterre, Jacques VI d’Ecosse devient Jacques I° d’Angleterre et unit ainsi les deux couronnes ; il essaie d’instaurer l’anglicanisme en Ecosse et son fils Charles I° accroît le mécontentement des Écossais en imposant le Scottish Prayer Book ; ceux-ci signent le National Covenant , s’engageant à défendre la couronne d’Ecosse et le presbytérianisme.
La guerre civile
Les Covenantaires s’allient aux parlementaires anglais en conflit avec Charles I°, au sein de la Solemn League and Covenant, la guerre civile déchire l’Angleterre. Charles I° est finalement assassiné et la monarchie abolie.
Cromwell dirige l’Angleterre mais les Covenantaires offrent le trône à Charles II s’il accepte le Covenant ; désormais l’Angleterre républicaine et l’Ecosse royaliste s’affrontent , Cromwell bat l’armée covenantaire à Dunbar en 1650 et envahit l’Ecosse ; Charles II s’enfuit en France, l’Ecosse est intégrée au Commonwealth.
La répression religieuse
Après la mort de Cromwell, Charles II est rétabli sur le trône ; il oublie ses promesses aux Covenantaires qui subissent de graves persécutions ; le Test Act leur interdit, ainsi qu’aux catholiques, l’accès à certaines fonctions, c’est « l’époque meurtrière ».
A la mort de Charles II, son frère, le catholique Jacques VII monte sur le trône mais les lords soutiennent le protestant Guillaume d’Orange, petit-fils de Jacques I.
Guillaume d’Orange débarque à la tête de ses troupes, c’est la « glorieuse révolution » ; Jacques VII s’enfuit en france, l’Ecosse est soumise mais son Eglise reste indépendante.
Guillaume d’Orange demande à tous les chefs de clan écossais de lui jurer fidélité , le retard du clan MacDonald est à l’origine du massacre de Glencoe.

LE ROYAUME-UNI

Les Hanovre et l’Acte d’union
A la mort de Guillaume d’Orange, les Anglais ne veulent pas d’une souveraine catholique et favorisent le choix de Sophie de Hanovre, petite-fille de Jacques I° ; la dynastie des Hanovre prend la direction d’un Royaume-Uni, promulgué par l’Acte d’union en 1707.
Les mécontents en Ecosse se rassemblent sous la bannière des Stuarts, surtout dans les Highlands majoritairement catholiques ; ces soulèvements sont connus sous le nom de « révoltes jacobites », en référence à Jacques Stuart.
Les révoltes jacobites, de Jacques III d’Angleterre, du comte de Mar sous Jacques VIII et enfin avec l’appui des Espagnols échouent.
Le Disarming Act
La dernière tentative pour remettre un Stuart sur le trône d’Ecosse est menée par le frère de Jacques VIII, Charles Edouard Stuart, aussi appelé Bonnie prince Charlie ; il rassemble plusieurs clans des Highlands et une cavalerie des Lowlands, prend Edimbourg et marche sur l’Angleterre ; il perd la bataille de Culloden en 1746.
La répression qui s’ensuit est très dure ; le Parlement anglais adopte le Disarming Act qui interdit aux Écossais le port des armes, du tartan et la cornemuse ; le système clanique gaélique disparaît.

Des lumières à l’industrialisation
La seconde moitié du XVIII° siècle, les « Lumières écossaises », voit l’éclosion de talents : le père de l’économie moderne Adam Smith, le philosophe David Hume, les scientifiques Lord Kelvin et James Watt, l’écrivain romantique Walter Scott.
Le drame des Clearances
La révolution industrielle est en marche, les commerçants s’enrichissent grâce au tabac et au textile mais le monde paysan vit une époque sombre, les Highland Clearances : les terres des chefs de clan rebelles sont cédées par la Couronne anglaise à de nouveaux propriétaires qui augmentent les fermages et lancent à vaste échelle des élevages de moutons pour produire de la laine ; les Highlanders sont expropriés, leurs maisons brûlées et leur bétail tué.
Le Crofters Act met fin à cette épuration des Highlands, mais beaucoup ont déjà émigré en Amérique et en Australie, ou sont devenus ouvriers dans les usines des Lowlands.
Dans les Lowlands, la révolution agricole écossaise provoque aussi des migrations, les Lowland Clearances.
L’essor de l’industrie
La population augmente rapidement à Glasgow et Edimbourg ; l’industrie du tabac et du textile emploie des Highlanders mais aussi beaucoup d’Irlandais catholiques.
James Watt dépose son brevet de la machine à vapeur.
Au XIX° siècle, se développent la production minière dans les Lowlands et la construction navale à Glasgow.

L’Ecosse du XX° siècle
Dans les villes ouvrières émergent des partis de gauche, comme le Scottish Labour Party ; les grèves notamment celle pour la semaine de 40 heures en 1919 sont durement réprimées ; Glasgow est surnommée Red Clydeside.
Mais c’est surtout après la récession des années 1920-1930 que la situation empire et, devant le chomage, 10% de la population écossaise émigre.
Malgré la reprise économique pendant la Seconde Guerre mondiale, les revendications autonomistes grandissent et les pouvoirs du Scottish Office sont augmentés.
Vers la « dévolution »
Le Scottish National Party n’arrive pas à s’imposer ; un premier projet de Scotland Act échoue ; il faut attendre l’arrivée au pouvoir de Tony Blair pour qu’un second projet de décentralisation soit approuvé par les Écossais en 1999.
Ce second Scotland Act permet le retour à Edimbourg d’un parlement écossais qui a le pouvoir de légiférer dans de nombreux domaines ; L’Ecosse dispose également de son propre gouvernement dirigé par un Premier ministre, le First minister ; le gouvernement britannique garde ses pouvoirs en matière de diplomatie, de défense et de politiques économiques budgétaires et fiscales.
Autonomie ou indépendance ?
En 2014, un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse est rejeté.
En 2016, les Écossais ont voté contre la sortie de l’union européenne mais se trouvent engagés dans le processus du Brexit...

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