Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mardi 10 janvier 2017

Mercredi 4 janvier et jeudi 5 janvier 2017 : GOSIER (GRANDE TERRE) – SAINT LOUIS (MARIE GALANTE) (16M) et VISITE de MARIE GALANTE

On fait route vers Marie Galante, île de la Guadeloupe située au Sud de Grande Terre, qu’on ne connaît pas (près, force 4, deux ris et génois, mer peu agitée). Mouillage à Saint Louis en prenant soin d’éviter les nombreux casiers de pêcheurs.
Le lendemain on retrouve par hasard Rachel et Marc du catamaran qui viennent prendre l’apéritif à bord.

MARIE GALANTE pas encore trop touristique, gagnerait à être mieux connue ; elle est formée d’un plateau traversé par la Barre, une suite de mornes ; son relief et son climat relativement sec en ont fait une île vouée à la canne à sucre ; sur « l’île aux 100 moulins », il reste encore trois distilleries et une sucrerie en activité ; on trouve du « siwo » batterie, un sirop de sucre de canne très parfumé cuit dans de gros chaudrons, ainsi que des sirops de « fwi peyi » à la mangue et à la goyave.
Souvent malmenée par les cyclones et les séismes, l’île vit aujourd’hui du rhum agricole, de la pêche et du tourisme, mais surtout des aides de la métropole...


Tour de l’île








Saint Louis, « Ti Kaz an nou », coquette maison de bois















« Les Délices de Siblet », sirop batterie, un autre standing !















Habitation Roussel-Trianon, une ancienne distillerie
















Pêcheurs de Grand Bourg
















Plage de Petite Anse, sable blanc et fin, un lieu de ponte pour les tortues 















Catalpa, de la fleur au fruit...















Plage de la Ferrière aux eaux d’un turquoise incroyablement lumineux













Capesterre de Marie Galante, plage de la Feuillère















Le sentier des Galeries,






mène à des grottes creusées par la mer ;















la roche dure est acérée.


















PMT devant la barrière de corail de l’Anse Feuillard : 
















Corail Corne d’Élan
















Corail Porite Digite















Corail violet









Poisson Bourse noir à lignes blanches, Poisson Coffre à pois blancs, Papillon Pyjama rayé, Gorettes jaunes, Girelles, Castagnoles...








Gueule Grand Gouffre, un trou impressionnant où s’engouffre la mer














Saint Louis au coucher du soleil, casier de pêcheur










Le rhum agricole et sa fabrication (document de la distillerie du Père Labat)


« Lorsque la canne à sucre est arrivée à maturité, elle est coupée, liée en paquets avec des feuilles de canne et transportée jusqu’à la distillerie par camions, ou - on en voit encore de nos jours -, par charrettes à bœufs (cabrouets).
Les cannes sont broyées pour en extraire le jus (vesou) et la bagasse ira alimenter le foyer de la chaudière. Le vesou, après filtration, sera envoyé dans les cuves de fermentation. La fermentation naturelle dure environ 48 à 72 heures, le temps nécessaire pour la transformation du sucre en alcool.
La fermentation terminée, la grappe ou moût est envoyée dans la colonne de distillation qui a été préalablement chauffée à la vapeur d’eau. Les colonnes comportent plusieurs plateaux, 8 à 10 généralement, ces plateaux sont perforés, la grappe tombe en cascade de plateaux en plateaux. La vapeur envoyée à la base de la colonne, entraîne en remontant les vapeurs alcooliques qui passent dans un chauffe vin dont le but est de préchauffer la grappe avant son introduction dans la colonne et de renvoyer sur les plateaux supérieurs la fraction déjà liquéfiée des vapeurs alcooliques. C’est la rétrogradation nécessaire pour équilibrer le bilan calorique et le bilan alcool de la colonne qui marche en continu.
Les vapeurs alcooliques sont ensuite dirigées vers le condenseur ou réfrigérant qui consiste à mettre en contact les vapeurs alcooliques avec une circulation d’eau froide par intermédiaire d’un faisceau tubulaire afin de condenser les vapeurs qui deviennent alcool. Le rhum transite par l’éprouvette où l’on contrôle le degré et la température avant d’expédier le produit vers les cuves de stockage. Le résidu de la distillation, les vinasses, sont évacuées à la base de la colonne ».











La canne à sucre est mûre, prête à être coupée 



















et transportée à la distillerie par les bœufs tirant des cabrouets.

















A la distillerie Poisson, qui produit le rhum du Père Labat, le travail est encore très artisanal.




















La distillerie Bielle,






















un hommage à l’humour de Charb ;




















le Rhum Rhum, le préféré de Gary, est mis à fermenter pendant une semaine avant d’être distillé deux fois en alambic.


















Le moulin de la distillerie Bellevue



















Moulin de Bézard avec son mécanisme de broyage de la canne ; ses ailes sont orientables en fonction du vent.

















Champ de canne à sucre, couleurs mordorées au soleil couchant 









Nous avons beaucoup aimé Marie Galante, ses paysages et sa tranquillité un peu hors du temps, nous avons aussi pu apprécier la gentillesse de ses habitants... 


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