Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mercredi 28 juin 2017

Du dimanche 7 mai au mardi 9 mai 2017 : VISITE de L’OUEST DE CUBA

Location d’une voiture à l’aéroport et route vers l’Ouest ; on traverse la Cordillère de Guaniguanico, en passant par Soroa où Maïté nous régale.








Cochons sauvages sur le bord de la route















Les champs sont délimités par des haies















Petite halte à Bahia Honda où nous avions failli nous arrêter en bateau.









LA ROUTE DE VINALES







Entre mer et montagne, la route nous offre des paysages ruraux magnifiques qui nous ramènent un siècle en arrière.









Les voitures sont rares, les carrioles tirées par des chevaux représentent le mode de transport privilégié :








promenade dominicale en famille,















père de famille fumant le cigare,















jeunes excités qui font la course en carburant au rhum...









Les travaux des champs se font manuellement 








à l’aide d’un attelage de bœufs ;















ce paysan trace des sillons 















avant de semer du maïs.










On cultive du riz dans les zones marécageuses et il y a de nombreux pâturages où paissent vaches et chèvres.

VALLE DE VINALES

La Vallée de Vinales est classée Paysage culturel de l’humanité par l’UNESCO.
L’érosion a creusé la montagne calcaire, formant d’immenses cavités souterraines reliées entre elles par des galeries et des rivières ; ceci a donné naissance aux « mogotes », ces collines arrondies karstiques séparées par des plaines fertiles, là où les voûtes se sont effondrées. 







Le village de Vinales est construit en quadrillage autour de la rue principale où s’alignent les casas particulares ;
















un panneau original !













A Vinales, la moitié de la population travaille pour l’État, le quart vit du tourisme et le dernier quart de l’agriculture.
Roland notre guide parle assez bien français ; il est fonctionnaire et gagne 70 CUC par mois.








Il nous emmène en promenade au pied de la Mogote del Valle ; 

























sur cette bonne terre rouge, les paysans cultivent en alternance du maïs et du tabac, mais aussi des fruits et des légumes (ananas, mangues, bananes, café, piment, manioc...) ;






ils labourent à l’aide de bœufs.














Belles images d’une autre époque,















attelage de chèvre !









90% de la production de tabac est vendue à l’État et subit un procédé industriel ; les paysans n’en gardent que les 10% restants qu’ils traitent naturellement ; le cigare artisanal ou créole serait garanti sans nicotine et sans goudrons !








Pied de tabac ;















les « vegueros » qui travaillent dans les plantations, montent de très beaux chevaux ;












les bohios, huttes couvertes de palmes, sont des séchoirs à tabac ;










































construites en bois, les maisons d’habitation des paysans sont peintes de couleurs vives.














Ananas-fleur,














clochette de laurier jaune



















et flamboyant des jardins.










De beaux points de vue sur la vallée :








Hôtel La Ermita


























                                                      Mirador de los Jazmines









Coucher de soleil 









et repas pantagruélique à la Finca Ecologica el Paraiso (12 CUC) : une vingtaine de plats, poisson, cochon grillé, bœuf en sauce, poulet rôti... Lucioles dans le potager bio.

PINAR DEL RIO

Dans la région de Pinar del Rio, le triangle de la Vuelta Abajo, on cultive le tabac qui servira à faire les meilleurs cigares cubains, les « puros ».







Visite d’une plantation de 17ha, la Finca El Pinar d’Alejandro Robaina :









Le tabac est planté en octobre dans les « vegas », les champs ou sous serre pour fournir des feuilles fines et de meilleure qualité qui serviront à envelopper le cigare, la « cape » ;







les récoltes ont lieu en janvier et en avril ; la récolte sera de bonne qualité s’il y a peu de pluie et s’il ne fait pas trop chaud (autour de 20°C) ;













les feuilles sont regroupées en bottes














avant d’être séchées (50 jours) dans les « casas de tabaco », ces granges au toit de palmes ou en tôle ondulée ;








les feuilles sont ensuite mises à fermenter (40 jours) en tas, dont on contrôle chaque jour la chaleur (38°C) et le taux d’humidité, avant de le remuer pour éviter le développement des moisissures.
90% de la production est alors envoyée dans les manufactures de tabac d’état, le producteur ne transformant lui-même que les 10% restants.







Les cigares sont confectionnés à la main par les « torcedores » : 









ils roulent à la main un mélange de feuilles qui constitue la « tripe », la partie intérieure du cigare (ce mélange est constitué des feuilles du bas de la plante qui servent à la combustion, des feuilles moyennes qui donnent l’arôme et des feuilles hautes, la force) ; il l’enveloppe dans une feuille servant de sous-cape pour former la « poupée » ; enfin, il sélectionne une feuille très fine dont il enlève la nervure centrale et enroule en hélice cette demi-feuille, la « cape » autour de la poupée et la tord à son extrémité ; enfin, il colle avec de la résine de pin, une calotte circulaire à la tête du cigare.
Le cigare nécessite un processus de vieillissement avant de pouvoir être consommé.
L’entreprise Robaina produit 5 millions de cigares par an sur les 100 millions produits à Cuba (150 millions auparavant).
Les cigares sont vendus de 7 à 27 CUC l’unité, selon leur taille et leur saveur qui dépend du mélange des feuilles. Jacques se laisse tenter...








Maisons colorées de Pinar del Rio















Taxi collectif













Retour du collège














et du lycée.

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