Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mardi 28 mars 2017

Du mercredi 22 mars au lundi 27 mars 2017 : PUERTO MOSQUITO (VIEQUES, SPANISH VIRGIN ISLANDS) – BAHIA DE JOBOS – PONCE – BAHIA DE BOQUERON (PUERTO RICO) (52M, 20M et 40M ) et VISITE DE PORTO RICO

22 mars, ici c’est l’Emancipation Day, un jour férié ; nous, on souhaite un très bon anniversaire à Cécile !
Départ de bonne heure de Vieques afin de profiter d’un bon vent ; la fin de nuit a été houleuse ainsi que la remontée de l’ancre.
On se met à l’abri dans la baie suivante pour descendre l’hydrogénérateur et hisser la voile (travers, force 5 devenant 4, puis fraîchissant à 5, mer peu agitée), on avance assez bien ; en route, un bateau militaire américain, sans AIS, patrouille dans une « operating area » ; après la traversée du canal, navigation à 3 miles des côtes porto-ricaines, bordées de récifs ; entrée dans Bahia de Jobos par un chenal à peine plus profond que Boca del Infierno (voile au travers et moteur en marche arrière pour ralentir !), et mouillage devant la mangrove de Cayos de Barca. Sur la côte, une centrale électrique sur fonds montagneux et un champ d’éoliennes. Il fait lourd, le temps est gris mais on a échappé au grain.
Le lendemain, grisaille sans vent, crachin ; moteur avec un peu de génois jusque Ponce.
On touche en allant s’amarrer au ponton du carburant ; plein de fuel (2,33 US$ le gallon, soit 0,62 US$ le litre), d’essence et d’eau ; pas assez de fond dans la marina pour avoir une place, mouillage dans l’avant-port près d’un ponton désaffecté. A partir de maintenant, on se promet de remonter l’annexe tous les soirs...
On prend un taxi pour aller visiter Ponce et on a bien du mal à trouver une voiture de location pour aller à San Juan.
Le pays est touché par la crise économique, les bus inter-villes ne fonctionnent plus, l’autoroute est mal entretenue ; dans la rue commerçante de Ponce ainsi qu’au marché, beaucoup de boutiques ont fermé, et dans le gigantesque centre commercial de la Plaza Caribe, il y a très peu de monde en ce vendredi après-midi.
On rencontre l’équipage français de Belavita qui se dirige vers Cuba, mais nos impératifs ne sont pas les mêmes ; échange d’informations sur la République Dominicaine qu’ils prévoient d’éviter...
Le lendemain de la visite de San Juan, un taxi nous emmène aux Douanes de Ponce, dans une vaste zone portuaire désaffectée ; clearance faite sans difficultés, on n'a eu aucun souci avec les douaniers américains, plutôt cordiaux, hormis le fait qu’il ait fallu chercher en ferry notre visa à St John.
Moteur puis bon plein tranquille (force 2 à 3, mer belle) et à nouveau moteur vers un dernier mouillage en attendant que le vent se lève demain.
La nuit tombe quand on rentre dans la baie, Jacques voit le rayon vert ! On jette l’ancre dans la Bahia de Boqueron, une immense baie de la côte Ouest de Porto Rico.
Deux bonnes nouvelles aujourd’hui, on trinque à la santé de nos enfants et petits-enfants !
Nettoyage de la coque sous narguilé, eau trouble.

PUERTO RICO
Une peuplade Arawak, les Taïnos habitaient l’île quand elle fut découverte par Christophe Colomb en 1493, il la nomma San Juan Bautista.
Ponce de Leon y débarqua afin de fonder une colonie espagnole et de chercher de l’or, l’île fut rebaptisée Puerto Rico, Port Riche ; les Taïnos furent exterminés et les premiers esclaves africains arrivèrent pour travailler dans les plantations de canne à sucre.
A l’époque coloniale, les Espagnols résistèrent aux attaques des Anglais puis des Danois ; des tentatives de mouvement de libération échouèrent.
En 1898, les Espagnols perdirent la guerre qui les opposait aux Américains et durent leur céder Puerto Rico.
Malgré des relations tendues, 75 000 Porto Ricains sont venus s’installer à New York dans les années cinquante, soit un dixième de la population new-yorkaise.
De nos jours, Puerto Rico fait partie de l’US Commonwealth mais n’a pas de représentants au Congrès et ne peut donc pas voter aux élections nationales américaines.
Porto Rico revendique avec Cuba d’être à l’origine de la salsa, cette musique de danse au tempo vif connue dans le monde entier.
Le violoncelliste et compositeur espagnol Pablo Casals a vécu une vingtaine d’année à San Juan, créant un orchestre symphonique et ayant à cœur de transmettre son art.

PONCE
Ponce, riche de son passé colonial, est la deuxième ville de Porto Rico.











Leon, le lion emblème de la ville



















Plaza de las Delicias et la fontaine de lions 










Parque de Bombas : construit pour une exposition agricole, ce bâtiment noir et rouge a servi ensuite de caserne de pompiers ; 













un magnifique camion de pompier rutilant !














Cathédrale N.D. de Guadalupe












De beaux bâtiments de tons pastel












History Museum, de style « ponceno criollo » mélange d’architecture néo-classique et mauresque 













El Bano, vitrail de William Morris, artiste anglais du XIX°

















Vejigante, masque de carnaval














Art mural












Camion de pizzas














et nombreux kiosques de loterie.











SAN JUAN
qui garde l’entrée du port ; San Juan s’est développée et, pour lui permettre de s’étendre, une partie des remparts a été supprimée, la rendant plus vulnérable ; les Américains l’ont prise puis rénovée, les bâtiments de style néoclassique ou art-déco côtoyant des constructions plus modernes.
On y trouve de nombreuses galeries d’art, quelques belles boutiques et de jolis coins sympa ; les fortifications de San Juan font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Castillo San Felipe del Morro

Il a fallu deux siècles aux Espagnols pour construire ce fort qui leur a permis de résister aux attaques des Anglais, des Danois et plus tard des Américains.






On accède à El Morro par une vaste esplanade où s’entraînent les cerfs-volants ; le phare, plus récent, semble sorti de l’imagination de Walt Disney !













La Place des Armes est surmontée de trois drapeaux, la croix de Burgonde - dont se servait l’armée espagnole à l’époque coloniale - , le drapeau de Porto Rico et celui des USA.













Une muraille relie El Morro au Fuerte San Cristobal ; les vagues déferlent sur la côte.









Fuerte San Cristobal
Les Espagnols l’ont construit un siècle plus tard afin de renforcer la défense de l’île.








Plusieurs rangées d’épaisses fortifications















jalonnées de guérites pour surveiller la mer.










Casa Blanca







Cette maison avait été construite pour le gouverneur, Ponce de Leon qui mourut avant de pouvoir l’habiter ;
















salle à manger et cuisine. 










Museo de las Americas








Un très beau musée qui occupe le premier étage d’une ancienne caserne, le Cuartel de Bellaja.








Amérindiens, vingt-deux groupes ethniques ont survécu à la colonisation européenne :








Canoë ou Curaria à tête de jaguar, utilisé par les Indiens sur les rivières de la forêt amazonienne.















Tipi sioux en peau de buffle















Penacho, coiffe en plumes d’aigle réservée au chef indien (USA)









Héritage africain :









Religion traditionnelle animiste, la religion des Orishas ; lors des cérémonies religieuses, les sorciers utilisent rituels magiques, masques,




















fétiches, cloches...




















Kora ou harpe africaine












Conquête et Colonisation, la naissance de la nation porto-ricaine :








Les Antilles (Theodoro de Bry Leod, 1594)














Plantation de sucre Diorama, XIX° siècle (Edwin Baez, 2012)



















Vierge à l’Enfant











Arts folkloriques des Amériques :









Masque de carnaval 


















Boi-Boumba, costume de carnaval inspiré de l’époque médiévale (Brésil)














Les Rois Mages ; les Santos, santons sculptés dans le bois, sont une vieille tradition porto-ricaine.








Au fil des rues...








Paseo del Morro, le chemin des fortifications















Une des portes de la vieille ville















Palacio Rojo, la demeure des officiers espagnols 















Plaza de Armas, la place centrale et l’Alcadia, l’hôtel de Ville












Parque de las Palomas, le parc des Pigeons donne sur la baie de San Juan














Plaza de San José, vue du parvis de la cathédrale 


















Museo de San Juan, un joli bâtiment de l’époque coloniale espagnole avec patio intérieur















Maisons colorées, balcons de bois ou de fer forgé















Ruelle en escalier à la nuit tombante









De nombreux objets en bronze d’un artiste local, décorent la ville de façon plaisante : chaises en chat invitant à s’asseoir, chaussures d’enfants dans le Parc Palomas, coq,









chat-oiseau,




















Arche de Noé...















Martyre de San Sebastian (plaque de porte en faïence)














Le vieux San Juan est très animé le soir, ambiance musicale, airs de salsa.
Les chambres d’hôtel sont excessivement chères, on finit par dénicher une chambre à 55 US$ dans une guesthouse minable.
Le midi, Jacques teste le « mofongo » à base de bananes plantains au Manolin ; le soir, on fête son anniversaire au Carli’s Café, mérou aux amandes et crème brûlée ; bonne musique de jazz avec le patron au piano et deux guitaristes, on passe une bonne soirée.

GUAVATE
Sur la route du retour, au milieu des montagnes, on fait une halte dans une lechonera de Guavate pour manger du cochon de lait grillé, plat traditionnel porto-ricain ; succulent, on en emporte pour améliorer nos repas du bord !








Cochon grillé à El Rancho Original.









Notre séjour à Porto Rico a été bref, mais nous avons particulièrement apprécié la visite du vieux San Juan.


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