Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

vendredi 24 mars 2017

Du jeudi 16 mars au mardi 21 mars 2017 : CHARLOTTE AMALIE (ST THOMAS, USVI) - ENSENADA HONDA – TAMARINDO BAY – ROSARIO BAY – FLAMENCO BAY (CULEBRA) - TORTUGA BAY (CULEBRITA) - BAHIA SALINA DEL SUR – PUERTO REAL – PUERTO MOSQUITO (VIEQUES, SPANISH VIRGIN ISLANDS ) (24M, 7M, 1M, 4M, 5M, 16M, 11M et 2M ) et VISITE des ILES VIERGES ESPAGNOLES

SPANISH VIRGIN ISLANDS
Découvertes par Christophe Colomb, ces îles furent longtemps le domaine des pirates ; les Amérindiens Taïnos, fuyant les massacres perpétrés par les Espagnols à Porto Rico, y trouvèrent refuge.
Les SVI sont devenues américaines et dépendent de Porto Rico ; l’espagnol est la langue officielle mais la plupart parlent aussi anglais.

Elles sont peu habitées et en grande partie, classées en réserve naturelle.

CULEBRA
On quitte à regret les petites Antilles et notre Patuelli qui nous guide depuis Grenade.
Route au portant vers les Iles Vierges Espagnoles (bords de grand largue, force 5 à 6, mer peu agitée) ; 








mouillage à Culebra, dans la baie Ensenada Honda près de Dewey.








On cherche en vain le drapeau de Porto Rico, on soupçonne Joël – qui nous a fourni sa collection – de l’avoir confondu avec celui de Cuba qui lui ressemble à s’y méprendre, on garde donc celui des US... On essaie aussi de téléphoner aux Customs pour se signaler avant de débarquer ; pas de réseau, cela nous arrange bien car on se voyait mal répondre à toutes les questions d’usage en les épelant en anglais !
Débarquement pour faire les formalités à l’aéroport : le chef, d’abord bougon, nous dit qu’il aime bien les Français et nous explique les procédures ; son associée à la coupe semi-iroquoise, est efficace et sympa. Pas de tabac, d’alcool (enfin presque), ni d’animaux mais, malgré les affiches qui tapissent les murs, pas de questions concernant d’éventuelles ordures venant des BVI ou des USVI ; on repart avec notre Cruising Licence valable un an (37 US$).

Le lendemain, temps orageux et du vent attendu pour la nuit ; on part au moteur vers Rosario Bay et on arrive en même temps que le grain ; les bouées semblent réservées au club de plongée, on retourne sous la pluie prendre une bouée dans Tamarindo Bay.
Tortue dans le mouillage et snorkeling avec de très beaux fonds, Jacques voit une raie ;








Gorgones vertes et violettes,































forêt de coraux mous















et durs.















Poisson Trompette


















Castagnole bleue, presque fluo













Les bouées doivent être libérées la nuit, on erre une heure dans la baie pour trouver un mouillage avec un peu de sable...
Bouée de bon matin dans Rosario Bay pour un snorkeling ; les fonds sont jolis mais plutôt agités et troubles, peu de poissons.

On part pour Flamenco Bay, mais à la pointe NE il y a force 6, la mer est agitée, l’annexe se retourne, on croise un cata qui se met à l’abri et un dauphin ; on fait demi-tour, en raison de notre tirant d’eau, ce serait risqué de rentrer dans la baie avec une telle houle et des fonds de 3 mètres.


On essaie une autre bouée de Rosario et on passe l’après-midi à côté d’une barre nuageuse noire, des rafales, grosse pluie au loin ; on y reste la nuit comme on a vu quelques bateaux le faire...











Dimanche 19 mars, c’est l’anniversaire du capitaine !
Nouveau départ pour Flamenco Bay au moteur (force 4, mer peu agitée), on entre prudemment dans la baie en se faufilant dans un passage de la barrière de corail ; mouillage sur de beaux fonds de sable, un peu de houle. Grande plage de sable avec peu de monde ; on ne voit pas de flamants roses mais les restes d’un char américain. On tente de débarquer en annexe, près de ce qui reste d’un ponton, de grosses vagues viennent s’y briser, on rebrousse chemin...

CULEBRITA
On attend que le vent et la houle se calment pour partir à Culebrita, un îlot qui jouxte Culebra ; le temps se couvre, on part après la pluie.
L’entrée de Tortuga Bay est elle aussi protégée par des récifs coralliens, on prend une bouée dans cette magnifique baie où viennent pondre les tortues.
Un peu de houle pendant la nuit, nous sommes seuls et pour cause, les bouées ne doivent être utilisées que la journée ; les autres bateaux repartent passer la nuit dans Ensenada Honda.

Après les deux premières averses du lendemain matin, on débarque pour se promener vers le phare ; un peu d’hésitation sur la route à suivre, mais le sentier est agréable.









Plage de sable fin et cocotiers















Thira
















Végétation faite de garrigue, d’arbustes bas 















et de cactées ;















nombreux et énormes Bernard l’ermite ;















l’ancien phare en briques et pierres est bien plus joli que le nouveau !








VIEQUES
Route vers Vieques, par petit temps (force 2 à 3, bon plein, mer belle) ; la pointe Est est rocheuse, falaises et souffleur.
Mouillage dans Bahia Salina del Sur ; l’ancre, posée à côté d’étoiles de mer, est surveillée par deux thazards ; la chaîne traverse un cratère de bombe, celle-là au moins a explosé, par contre, Jacques a l’impression d’en voir une derrière un rocher...
A terre, des pancartes interdisent les promenades au-delà de la plage. Les Américains ont longtemps utilisé Vieques comme base d’entraînement de tir ; après les protestations des habitants, ils sont partis, laissant encore quelques obus non explosés, aussi bien sur terre qu’en mer... A la place du camp, a été créé le Vieques National Wildlife Refuge, avec notamment 2 000 chevaux sauvages qu’on voit parfois galoper dans le village.
Beaucoup d’algues chevelues sur la coque, il faudra s’en occuper...

Assez beau snorkeling, mais peu de poissons, belle Girelle, Ange des Caraïbes, 









Poisson Coffre Mouton, noir à points blancs.









De plus en plus de difficultés avec le guindeau à la remontée, un faux contact ; connexion resserrée au niveau du relais, cela semble aller mieux.
Route au moteur, 









on repère le mouillage devant Puerto Mosquito  









avant de jeter l’ancre dans Puerto Real, près du village d’Esperanza.
Taxi collectif, où on est seuls, pour aller à Isabel Segunda, la capitale ; visite un peu décevante mais on fait quelques courses.









Phare de la pointe Mulas, récemment restauré,














au milieu d’un petit parc arboré de frangipaniers.
















Les hôtels et habitations donnent sur la mer, barrant l’accès à la plage.















Fortin Conde de Mirasol









Alors qu’on attend notre taxi du retour – peut-être dans une heure - , Mania et Gabriel nous ramènent gentiment à Esperanza ; on prend un pot au Lazy Jacks qui tient de lieu de rencontre des navigateurs.
Avant la nuit, moteur pour aller mouiller à l’entrée de Puerto Mosquito ; c’est une anse presque fermée, bordée de mangrove où le plancton est luminescent ; petit saut en annexe et bain de nuit pour Jacques qui nage en scintillant de plein de petites étoiles !

Un souci avec l’assurance du bateau qui résilie notre contrat à l’échéance de la mi-mai ; en cause, l’augmentation des risques cycloniques dans la zone Antilles... Heureusement qu’Antoine s’occupe de nos affaires compliquées !
On apprend aussi que Mor Karen, avec qui on se faisait un plaisir de naviguer jusque Cuba, déclare forfait ; les bateaux français que l’on rencontre ici sont plutôt sur la route du retour, vers la Guadeloupe ou la Martinique...

Nous avons bien apprécié ces Îles Vierges Espagnoles et leurs côtes découpées, en priorité Culebrita mais aussi les snorkelings de Culebra et la bioluminescence de Vieques. 

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