Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

dimanche 20 novembre 2016

Du mercredi 16 novembre au samedi 19 novembre 2016 : CHAGUARAMAS (TRINITE, TRINITE et TOBAGO) – CLARKS COURT BAY – TRUE BLUE BAY – ST GEORGE’S TOWN (GRENADE) (90M, 4M et 7M)

Mercredi, la matinée est occupée par les formalités à Crews Inn Marina : à l’immigration, la policière n’est heureusement pas trop tatillonne, car le passeport de Jacques n’avait pas été tamponné à l’aéroport ; aux douanes, le grincheux du mois d’avril a pris sa retraite, on paie 50 TT$ chacun.
On quitte notre bouée en milieu d’après-midi, remontant à bord nos quatre amarres pleines de vase...
Deux heures de moteur pour quitter Trinidad, rafales près de la côte, on met les voiles à la nuit tombante. Quelques grands dauphins noirs viennent saluer notre départ.
La consigne est de ne pas faire route directe sur Grenade, mais de passer 5M à l’Est des plates-formes pétrolières vénézuéliennes, des actes de piraterie ayant été rapportés dans la région ; on navigue au début feux éteints avant que la lune ne se lève.

Bon vent (bon plein puis petit largue, bon plein, un ris), on avance à 6-7 nœuds, sans doute aidés par le courant équatorial ; on enroule le génois pour ne pas arriver de nuit...

Jeudi, on arrive de bonne heure à Grenade. L’hydrogénérateur a ramassé un flotteur de pêcheur, mais heureusement rien dans notre hélice.
Ronds dans l’eau pour étalonner la girouette, avant d’entrer dans le chenal qui mène à la marina du Phare Bleu ; pas de réponse, il est peut-être encore trop tôt, on repart dans la baie suivante Clark’s Court Bay et on s’amarre à une bouée.
Retour au Phare Bleu en annexe pour les formalités ; la cheftaine à double casquette nous fait nous enregistrer  par le site internet Clearsail, mais néanmoins nous redemande, « name of the boat, first name, last name... » ; on paie 92 EC$ ou plutôt 35 US$, on en conclut qu’un euro vaut 3 EC$. 










Le Phare Bleu, un ancien bateau reconverti en restaurant













L’endroit est agréable, les paysages sont très verts.
Bonne sieste l’après-midi.

Vendredi, grosse pluie la nuit et en début de matinée.
Au programme de ce matin, snorkeling dans la baie ; en fait de plongée, ce sera dans les fonds – pas les fonds sous-marins, mais les fonds du bateau – à la recherche d’une fuite d’eau salée. Les lecteurs assidus du blog en ont pris l’habitude, il n ‘y a pas de croisière sur Thira sans une nouvelle entrée d’eau ! Mais, maintenant nous sommes rodés dans la détection de la source et une demi-journée suffit : c’est le tuyau d’échappement du moteur qui fuit, il est aussitôt raccourci et rebranché.
L’après-midi, on longe la côte Sud-Ouest de Grenade formée d’une succession de petits fjords auxquels on accède par des chenaux plus ou moins balisés ; on dépasse Mount Hartman Bay et Prickley Bay (l’Anse aux Épines), pour prendre une bouée à True Blue Bay. L’eau encore trouble n'incite pas à la baignade.







De belles maisons











et un restaurant Dodgy Dock, soirée mexicaine avec fajitas et orchestre salsa (agréable mais cher).

Samedi, nous quittons le mouillage le matin, pour contourner la pointe SW et remonter jusqu’à St George’s Town (moteur, un peu de génois).








Dans le chenal d’entrée à St George’s, les anciens entrepôts aux toits de tuiles rouges









Amarrage dans The Lagoon, au Yacht Club (20 euros par jour, accueil sympathique) ; Mor Karen nous rejoindra le lendemain.

mercredi 16 novembre 2016

Samedi 12 novembre et dimanche 13 novembre 2016 : VISITE de TRINITE

Petit intermède pour visiter l’île de Trinidad qui n’est séparée du Venezuela que par quelques miles.
Peuplée par les Arawaks quand elle fut découverte par Christophe Colomb, elle devient espagnole puis française ; au XVIII° siècle elle passe aux mains des Anglais, avant de devenir indépendante en 1962, sous le nom de République de Trinité et Tobago.
Aujourd’hui, sa population est très cosmopolite, avec une majorité de descendants d’esclaves africains et d’Indiens Tamouls venus ensuite travailler dans les plantations.

Le pays vit essentiellement du pétrole - l’essence est à 3,5 TT$ soit 0,5 euros le litre - et dans le Sud, le Pitch Lake est un lac d’asphalte pur. Le steel pan, instrument de musique emblématique de Trinité et Tobago, est construit à partir de fûts de récupération !
Nous ne visiterons que le Nord, montagneux et couvert de forêt primaire.

Port of Spain

La capitale a conservé en son centre historique quelques églises et bâtiments de l’époque coloniale.








Cathédrale de la Sainte Trinité (anglicane) 













Cathédrale de l’Immaculée Conception (catholique), récemment restaurée













Red House où siégeait le Parlement











Queen’s Park Savannah : à la place d’une ancienne plantation de canne à sucre, une immense pelouse de gazon anglais où s’entraînent joggers et footballeurs ; c’est ici que se déroule le Carnaval, haut en couleurs, au son du Calypso.









En bordure du parc, s’alignent les « sept magnifiques », bâtisses coloniales du début du XX° siècle :







Queen’s Royal College où étudia Naipaul, futur prix Nobel de littérature ;















Roomor, de style colonial baroque, construite par un planteur français ;















Stollmayer’s Castle, réplique d’un château écossais...









On apprécie davantage le raffinement de Gingerbread House,






tourelles élancées, dentelles de boiseries et fenêtres à jalousie.










Le reste de la ville n’a pas beaucoup de charme, mais réserve quelques surprises :







maison coloniale - les fils électriques sont incontournables -,


















peinture murale,


















vendeur de jus de coco,
















étal de fruits, essentiellement des bananes et des pommes.









Nuit à Forty Winks Inn (95 euros, avec œufs au bacon au petit-déjeuner), un petit hôtel sans prétention...
Le week-end, tous les restaurants typiques servant de la cuisine créole ou indienne sont fermés ; on se rabat sur un chinois...

Asa Wright Nature Center

Une route de montagne en nids-de-poule (on mettra près de deux heures pour faire les 38km qui séparent l’autoroute de la côte Nord !) nous mène à cette ancienne plantation de cacao et de café.


Un sentier de découverte de la forêt tropicale et des oiseaux (170 espèces répertoriées) qu’on entend plus qu’on ne voit...









Palmier à tronc rouge ; les arbres servent de support aux  plantes épiphytes





















Rose de Porcelaine





















Hibiscus piment












De la terrasse du centre, de nombreux oiseaux peu farouches se nourrissent du nectar des fleurs à l’aide de leur long bec :










Colibri 




















Les colibris peuvent voler sur place ou même reculer, grâce à la rapidité de battement de leurs ailes (de 50 à 200 par seconde).



















Sucrier pourpre (ou guit-guit à pattes jaunes) et Sucrier à ventre jaune









Côte Nord








Plage de Blanchisseuse, sable blanc et cocotiers ; l’été, les tortues viennent y pondre.











De nombreux noms de village sont français, tels Matelot, La Fillette, Sans Souci, Carénage, ce qui leur donne un charme un peu désuet.

mardi 15 novembre 2016

Du mardi 1° novembre au mardi 15 novembre 2016 : PRÉPARATIFS

Chaleur moite, 30°C le matin, 38 l’après-midi ; on se lève à 6 heures du matin afin de travailler à la fraîche et on se couche de bonne heure. Des averses orageuses viennent souvent interrompre nos travaux...
Bon accastillage mais avitaillement restreint à la marina ; il faut prendre un taxi - style aluguer -, pour faire les courses.

Nettoyage du bateau 
On le trouve très sale, les bouts sont noirs de moisissures comme s’ils avaient passé six mois dans un aquarium livré à lui-même... Deux lavages du pont équivalent à un prélavage. On donne la coque à nettoyer au chantier de Peake, qui s’occupera aussi de l’antifouling.

L’intérieur est sec, le déshumidificateur a bien fonctionné ; il nous reste à le vendre car il est en 110 volts ; finalement, on le laissera à Nygel, l’ouvrier du chantier qui nous avait menés à l’aéroport dans sa voiture brinquebalante.

Énergie 
On doit changer nos trois batteries de service déchargées par un courant de fuite que n’a pas compensé notre mini-panneau solaire. Le plus difficile, c’est d’en trouver qui arrivent à se loger sous le plancher ; en le rabotant un peu, deux batteries AGM de 255Ah viennent remplacer nos trois au plomb de 120Ah : on y gagne en énergie mais le porte-monnaie s’allège...
Le vernis des panneaux solaires commence à partir ; on les décape avec un solvant (à base d’acétate d’éthyle) avant d’en vaporiser une nouvelle couche. Pour le moment, cela semble efficace, à confirmer à l’usage.

Instruments
Remplacement du loch-speedo et du sondeur par John qui arrive à trouver un passage dans la gaine ; compétent et serviable, il remplace James parti s’installer à Tortola. 

Guindeau
Dynamite Marine l’a débloqué ; Jacques refait à nouveau les contacts.

Voiles, lazy-bag, capote 
Petite révision des voiles, sans gros problème.
On a offert à Thira un nouveau lazy-bag ainsi qu’une nouvelle capote qui nécessitent plusieurs essayages.
Comme souvent, les différents prestataires sont difficiles à contacter mais le travail semble bien fait, ce qui est l’essentiel !

Davantage d’animation la deuxième semaine ; on a la surprise de retrouver l’équipage danois de Mor Karen : Claus a traversé seul l’Atlantique l’an dernier et Karen l’a rejoint aux Antilles ; ils remontent vers la Martinique, on espère faire un bout de chemin avec eux dans les Grenadines.
Après la mise à l’eau, on reste quelques jours à quai mais à bonne distance en raison du ressac, ce qui nous oblige à débarquer en annexe...