Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mardi 14 février 2017

Du vendredi 3 février au mercredi 8 février 2017 : WHITE HOUSE BAY (SAINT KITTS) – GUSTAVIA – BAIE DE COLOMBIER – ILE FOURCHUE (SAINT BARTHELEMY, FRANCE) (42M, 3M et 3M) et VISITE DE ST BARTH

Le vent doit baisser aujourd’hui, on contourne St Kitts, vent irrégulier sous l’île (vent arrière puis grand largue, force 4, mer belle à peu agitée) ; une myriade de petits poissons volent par ricochets, les oiseaux de mer pêchent.
Jacques sort un hameçon plus petit pour ne pas les attirer ; un petit poisson mord mais retourne à l’eau ; un autre beaucoup plus gros, allongé, se défend et se détache aussi... En relâchant l’hameçon Jacques oublie de mettre le cliquet, les 500 mètres de fil se déroulent sans faire de bruit...
Au Nord de St Kitts, on lofe vers St Barth en prenant un ris (bon plein à travers, force 4 à 5, mer peu agitée) ; on passe à côté de Statia, Ste Eustache et de Saba, deux îles néerlandaises.
Prise d’une bouée à l’extérieur de la rade de Gustavia (9 euros), entre les îlots des Petits Saints et ceux de Gros Îlets ; la place est limitée et on danse un peu mais le bateau est en sécurité et la ville est proche.

ST BARTHELEMY
Les Arawaks la nommaient Ouanalao, mais Colomb lui a donné le prénom de son frère Bartholomeo ; au milieu du XVII° siècle, cette petite île volcanique a été occupée par les Français venus de St Kitts puis par les chevaliers de l’Ordre de Malte jusqu’au massacre des indigènes ; la Compagnie de St Christophe établit une nouvelle colonie et l’île s’enrichit grâce aux butins récoltés sur les galions espagnols ; lors de la guerre d’indépendance américaine, les corsaires attaquent les navires britanniques.

Louis XVI cède St Barth à la Suède de Gustave III et Le Carénage prend le nom de Gustavia ; la ville devient un port franc, statut qu’elle détient toujours actuellement ; après avoir subi un cyclone puis un incendie, les Suédois rétrocèdent St Barth à la France en 1878.








Le blason de St Barth résume son histoire.









D’abord commune rattachée à la Guadeloupe, St Barth est devenue une collectivité d’outre-mer (COM) française.
La population (9000 habitants) est issue de Normands et de Bretons ; l’île, peu accessible, a longtemps souffert de la sécheresse et de la pauvreté de ses ressources.
Mise au goût du jour par Rockefeller, Noureev et les stars du show-biz, elle s’est orientée vers le tourisme de luxe et reçoit essentiellement une clientèle américaine fortunée.

Gustavia a été construite par les Suédois autour de son port naturel ; elle forme un bel ensemble de maisons blanches aux toits rouges ou verts, dont les plus anciennes datent du XIX° siècle : 


                                            Vue du Fort Gustav sur la ville, le port et le mouillage








Fort Oscar et la Wall House qui abrite un musée














La maison Dinzey, une ancienne maison de commerçants ; elle est occupée par le Consulat de Suède ;













le rez-de-chaussée est très bien restauré avec ses voûtes de pierre ; à la place du restaurant le Brigantin, un magasin de déco.













Maison en bois et maison faite de briques et de pierres volcaniques.















Église anglicane St Barthélemy,















une grande simplicité.















Église catholique N.D. de l’Assomption,















égayée par les angelots du Chemin de croix !












Le Clocher suédois, campanile de l’ancienne église protestante ; la cloche sonnait à 6 heures du matin et à 8 heures du soir pour donner un repère à la population ; derrière, l’ancienne prison suédoise sert maintenant de préfecture.








Bain dans le luxe de St Barth, un luxe sélect et pas envahissant. Les bijoutiers et grandes marques sont bien là, mais intégrés dans le cadre local. Pas de rabatteur ni de taxi-tour de l'île comme on a pu en voir à Antigua ou à St Kitts. Agréable, mais on fait un peu minables au restaurant italien où on a pris les plats les moins chers et où je n'ai même pas de sac Gucci ou Louis Vuitton à poser à côté de mon canapé !








Près du Carré d’Or,















des galeries qui invitent à la flânerie.















Rue de la République, rebaptisée rue des Anges,














les boutiques sont surmontées de charmants balcons.










Un peu à contre-courant, le Select, un snack-bar crée par Marius Stackelborough en 1949 ; à l’époque c’était le seul restaurant-bar qui faisait aussi office d’épicerie-quincaillerie-bazar, et il est devenu le lieu de rendez-vous des célébrités de passage ;







on va soi-même se servir au bar où chaque objet a une histoire... Un charme un peu désuet avec des prix normaux !









St Barth nous a permis de compléter notre avitaillement ; au petit libre-service de Gustavia, on a trouvé du vin français en cubi, du bœuf Angus, du confit de canard, de l’Etorki, du yaourt grec Total, du Turron, du chocolat Lindt et du bon pain cuit dans la boulangerie de l’île ! A part le vin qui est détaxé, les prix sont sans doute 50% plus chers qu’en métropole..

Tour de l’île
St Barth est une île montagneuse sèche ; elle ne possède pas de source et est couverte d’une végétation peu exigeante en eau. 









Corossol,

















sur la plage, les doris, petites barques de pêche.














Baie du Colombier et Île Fourchue, toutes deux sont classées en réserve naturelle ; au loin, Saint Martin ;














Baie des Flamands et Île Chevreau.


















Souffleur de conque qui annonce l’abolition de l’esclavage.

















Un avion qui se scratche ? non, qui pique avant d’atterrir sur la courte piste qui se termine dans la mer !












La belle plage de St Jean, protégée par une barrière de corail,














est séparée en deux par l’Eden Rock ; à la place de l’ancienne batterie, un hôtel magnifique où Rockefeller avait l'habitude de descendre.














Décor d’inspiration amérindienne dans la galerie marchande.













Poste de secours de Lorient ;













 

l’église et le cimetière toujours fleuri ;
















les marins-pêcheurs se placent sous la protection de Marie.

















Au Sud, l’Anse du Gouverneur.

















St Barth est soucieuse de son environnement et propose des cendriers à l’entrée des plages !











 

Mardi, on déménage dans la Baie de Colombier à quelques miles ; nettoyage du pont en teck qui s’était bien éclairci après le traitement des moisissures à l’eau de javel ; depuis quelques jours, on a un problème avec l’arrivée d’essence dans le moteur d’annexe, Jacques change le filtre qui ne semble pourtant pas très encrassé.
En début de nuit, le vent tourbillonne en rafales, Thira n’est pas dans le même sens que les autres et passe sur la bouée qu’on n’arrive pas à dégager, même en reculant au moteur ; on perd une gaffe lors de la bataille, Jacques plonge mais elle a coulé, il parvient à nous libérer lors d’une accalmie. 
On récupère la gaffe avec le grappin, lors du PMT du lendemain matin ; eau claire mais les fonds ne sont pas extraordinaires, quelques poissons : Poisson Trompette, Girelles, paire de Poissons Pyjamas, Sergents-Majors, Chirurgiens bleus,










Chirurgien noir,
















Poisson Coffre Zinga, blanc à points noirs.











Mercredi, on fait une halte sur bouée dans l’Île Fourchue










un îlot privé aride, au relief accidenté.










PMT agité et trouble, un barracuda ; une tortue se montre près du bateau.

Saint Barth nous a séduits par le charme et le raffinement de Gustavia ainsi que par la beauté de ses paysages ; les mouillages sont en général rouleurs et il y a beaucoup de ressac dans le port de Gustavia où nous aurions pu trouver une place.


















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