Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

samedi 31 octobre 2015

Du lundi 19 octobre au dimanche 25 octobre 2015 : SAN SEBASTIAN (LA GOMERA-ILES CANARIES) – MINDELO (SAO VICENTE- ILES DU CAP VERT) (865M)

La dépression reste installée autour de Madère ; on profite d’une fenêtre météo pour partir vers le Cap- Vert sans nous arrêter à El Hierro, la dernière des îles Canaries. En faisant route vers le Sud-ouest, nous devrions éviter le près.

Lundi : Un peu de moteur avant de toucher le vent qui monte rapidement (grand largue, force 6, 2 ris, demi-génois), mer peu agitée à agitée ; à part une petite interruption, le vent se maintient. Côté pêche, un petit thon manqué.
Bilan J1 : 150M au loch, 163 sur la carte en raison d’un courant favorable.

Mardi : Moins de vent le matin, on enlève nos ris (grand largue, force 3 à 4), le vent remonte (force 6), on en reprend un, et ainsi de suite...
Un poisson volant a atterri sur le pont cette nuit et on pêche une petite bonite ; une baleine saute au loin.

Le vent se maintient (force 4 à 6), mer peu agitée. On fait toujours route au Sud-Ouest pour passer entre la dépression des Canaries et celle du Cap Vert qui se dirige vers le Sénégal.







Rayons lumineux et grain









Bilan J2 : 146M au loch, 152 sur la carte.

Mercredi : On essaie d’éviter les nombreux grains, une bonne averse et vent variable, ce qui nous oblige à faire quelques heures de moteur.
Le soleil revient, un peu de vent aussi (force 4) mais sur l’autre amure ; il ne dure pas, moteur dans l’après-midi.







Cumulonimbus 













au coucher du soleil 









Bilan J3 : 124M au loch, 10 heures de moteur.

Jeudi : Vent faible la nuit (travers, force 2 à 3), voiles et moteur ; de bon matin, on passe le Tropique du Cancer. Le pilote lâche à nouveau, cette fois-ci, c’est la rotule du vérin de pilote qui s’est dévissée ; réparation en route...
Les dépressions ne posent plus de problème, on cherche plutôt le vent ; bon plein puis louvoyage et finalement moteur avec vent de face... 








Un albatros nous fait une belle démonstration de vol plané avant de se lasser au jeu.











Bilan J4 : 131M au loch, 11 heures de moteur, reste 266M avant le Cap-Vert.

Vendredi : Le pilote lâche à nouveau vers minuit, on se relaie à la barre, mais heureusement il fait beau : bon vent, (près puis bon plein force 4, 2 ris), bon cap vers Mindelo et mer peu agitée; nuit étoilée, on suit l’ascension de Vénus très brillante, Jupiter, et Mars un peu rougeâtre, toutes trois alignées.
Nouvelle réparation sur le pilote.
Très beau temps, pas un nuage, on avance bien (bon plein, force 4) ; on voit quelques poissons volants,





et ce jeune oiseau venu faire une halte, à 220M de toute terre.










Au coucher du soleil, on pêche une petite bonite.
Nuit tranquille (travers, force 4 devenant 3).
Bilan J5 : 139M au loch, reste 122M avant le Cap-Vert

Samedi : Au petit matin, on croise un cargo à destination de la Belgique et surprise, notre petit oiseau réapparaît de derrière les bidons de fuel !
Pêche d’une petite dorade coryphène.
Bon vent pour une navigation tranquille, contrairement aux prévisions météo (près à travers, force 3).

Au menu du midi, duo de carpaccio de poisson.







Quelques heures de spi l’après-midi.














Au bout de la ligne, un poisson très effilé avec de nombreuses dents, non encore identifié à ce jour ; on le rejettera à l’eau car il ne semble pas très comestible.










Bon vent jusqu’au milieu de la nuit, on met ensuite le moteur jusqu’à l’arrivée.
Bilan J6 : 111M au loch, on arrive au Cap-Vert.

Dimanche :






Au lever du soleil, Thira dans la baie de Mindelo 


Amarrage dans la nouvelle marina, la seule que nous rencontrerons dans l’archipel (bon accueil, un peu nonchalant, 28 euros la journée - ici, on compte les jours et non les nuits -, 2 euros pour 100 litres d’eau, pas de laverie, Wifi qui fonctionne irrégulièrement à la marina ainsi qu’au bar).
En ville, laverie et possibilité de Wifi dans les bars et à l’Alliance Française.
Plein de fuel - beaucoup de mousse payée au prix fort - en n’oubliant pas de le filtrer ; l’eau n’est pas potable, donc on l’économise au maximum en faisant fonctionner le dessal en navigation.

Formalités le lendemain à l’Immigration (5 euros) et à la Police Maritime (7 euros) ; il faudra y retourner avant de partir afin de récupérer les papiers du bateau...

Bilan de la traversée : vent correct mais qui nous a quand même fait défaut en milieu de parcours, moyenne de 6 nœuds ; bilan de pêche mitigé, quelques prises de petite taille ; bilan technique : réparation du pilote à consolider, sondeur en panne, fenêtres de la capote à recoudre...
Sous les tropiques, les nuits sont longues, 12 heures ; à quatre, nous avons pris des quarts de deux heures et demie, ce qui est très confortable.

1 commentaire:

  1. Bravo à tous les quatre !Ce récit est dénué de toute aspérité ,vous avez toujours ,semble t-il,un moral d'acier .C'est super ,vous nous feriez presque envie .....!!Nous vous souhaitons de belles rencontres et plein de courage pour la suite Bises Ael-Mat

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