Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

lundi 15 juin 2015

Du samedi 13 juin au lundi 15 juin 2015 : LE LAVANDOU – ILES BALEARES (MAJORQUE, PORTO SOLLER) (281M)

Départ vers les Baléares, bonne escale sur la route de Gibraltar où nous devons retrouver Joël le 23 juin, il n’y a plus de temps à perdre !

Samedi : finalement, le réveil ne sera pas aussi matinal que prévu, on part vers 7 heures ; mise en route un peu laborieuse mais le bateau marche assez bien (grand largue, force 4, mer peu agitée).

Au bout d’une heure, on trouve de l’eau dans les fonds… Hier, le bateau gîtait tellement dans le port que les toilettes avaient débordé, la douche est pleine d’eau de mer ; espérons que cette eau vient bien de là. La situation ne s’améliore pas, voire empire… On hésite à faire demi-tour !
A l’heure de l’apéro, le groupe d’eau semble se mettre en route sans raison, on goûte l’eau, elle est douce ; rassurés, on condamne le groupe d’eau, mais il faudra trouver l’origine de la fuite, peut-être secondaire à l’installation du conservateur.

Soudain le fil de pêche se déroule à grande vitesse, on traîne un énorme poisson qui saute et plonge, on s’équipe : harnais, lasso, opinel, ouzo, mais au moment de le ramener il s’échappe… Grosse déception de Jacques qui a aussi perdu deux beaux plombs aujourd’hui…
Puis, à l’heure de l’apéro du soir, nouvelle alerte : Odile saute sur le moulinet, le bloque et entend toujours le fil se dérouler, un autre poisson a mordu mais au deuxième moulinet !
Finalement, sur les deux prises, nous en ramenons une au bateau, pour de vrai, cette fois. La manœuvre du lasso a parfaitement fonctionné, en tout cas, à la deuxième tentative. Il faut que j’explique la manœuvre du lasso : comme nous n’avons pas de gaffe de pêcheur, le lasso est là pour immobiliser la queue du poisson ; on laisse glisser le long du fil de pêche, puis le long du poisson, une boucle avec nœud coulant et, au moment crucial (et c’est là, tout l’art) on serre et la queue est prise, il ne reste plus qu’à remonter le poisson à bord. 
Il fallait nous voir, Odile au moulinet et Jacques (harnaché) au lasso, hélas, personne pour filmer… La bête est un petit thon, mais c’est notre plus belle prise de tous les temps. Comme quoi avec du bon matériel, monté astucieusement sur le balcon arrière, on attrape du poisson ! 









Jacques, tout fier de son thon !













Le vent tombe en début de nuit, moteur ; on traverse des zones orageuses repérables au radar, ce qui permet de les éviter en zigzagant, un avant-goût du pot au noir…

Dimanche : vent favorable jusqu’au milieu de l’après-midi (bon plein, force 3 à 4), le soleil est revenu.
Au menu du midi, carpaccio de thon mariné à l’huile d’olive et au citron, fondant et savoureux ; pour le soir, darnes de thon grillé au confit de tomates, à ne pas faire trop cuire pour ne pas le dessécher.

Lundi : nuit noire, au moteur ; au changement de quart, le pilote lâche, le bateau tourne sur lui-même à grande vitesse… On se relaie à la barre, bien contents d’arriver le matin à Soller, sur l’île de Majorque. Mouillage puis amarrage à la marina Tramontana (68 euros, il faut rajouter l’électricité), bon accueil mais services sommaires.
Le vérin du pilote s’est désolidarisé du secteur de barre ; le pontonnier nous trouve un mécano qui nous refait un filetage et Jacques remonte le tout ; le chantier l’avait-il mal réinstallé ? Espérons que la réparation tienne…
Les investigations pour retrouver la fuite d’eau nous conduisent à la douchette de bain qui gicle dans le coffre arrière !!! Et dire, qu’on avait failli rebrousser chemin !









Barques de pêche à voile latine

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