Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mardi 19 août 2014

Dimanche 17 août 2014 : PROPRIANO – SCOGLIO BIANCO (16M)

Nous repartons pour quelques jours seulement ; il fait très beau mais beaucoup plus frais, l’eau aussi s’est bien rafraîchie après ce coup de vent, elle n’est plus qu’à 21°C.
Louvoyage pour sortir du golfe (force 3), puis le vent faiblit et nous avons un petit courant contraire, moteur…

Nous avons peur de ne pas être protégés de la houle résiduelle dans l’anse de Conca ; mouillage dans Scoglio Bianco, juste avant la pointe Sénétose ; un peu de sable sur la roche, l’ancre dérape et vient se coincer sous un rocher, heureusement, on a oringué…






Scoglio Bianco, mouillage sauvage entouré de roches blanchâtres, sculptées par l’érosion ; 










elles prennent de belles couleurs mordorées au lever du soleil,












mais surtout au soleil couchant.












Jacques pêche un magnifique sar avec un morceau de crêpe ! 

Du mercredi 13 août au samedi 16 août 2014 : POINTE DE LA PARATA – PROPRIANO (22M)







Iles Sanguinaires










Avis de grand frais à coup de vent d’Ouest sur toute la Corse pour trois jours ; on risque de ne pas être assez à l’abri dans le mouillage de Porto Pollo, on décide d’aller à Propriano, port d’attache de Thira.
Bien que John et la capitainerie fassent de leur mieux pour accueillir tous les bateaux, nous attendons deux heures à l’entrée du port avant qu’une place ne nous soit attribuée ; certains bateaux iront s’abriter dans le port de commerce, mais devront déménager à l’arrivée des ferries.

Repos, lessives, coiffeur, cartes postales, petits bricolages, et…blog !
Apéritif avec Manaos, notre voisin de quai qui devrait traverser à la fin de l’année prochaine, échanges d’adresses et de bons procédés ; nous rencontrons aussi une famille de notre village originaire de Propriano.






Le 15 août, beau feu d’artifice sur la jetée

Mardi 12 août 2014 : AJACCIO – POINTE DE LA PARATA (10M)

C’est l’heure de quitter Antoine, Éliette et Corentin, après cette excellente semaine passée ensemble ; Corentin a été adorable, Éliette a presque pris goût au bateau et Antoine a retrouvé l’ambiance de ses vacances d’enfance et exercé ses talents de pêcheur.


Louvoyage (force 4) vers les Iles Sanguinaires et mouillage sous le pointe de la Parata ; beau mouillage de sable, mais un peu de houle…


                                     Pointe de la Parata au coucher du soleil

Lundi 11 août 2014 : CARGESE – AJACCIO (23M)

Du moteur et un peu de voile (force 1 à 3) ; on traverse le Golfe de Sagone et on longe la côte avant d’emprunter la passe entre la pointe de la Parata et les Iles Sanguinaires, qui mène au Golfe d’Ajaccio.







Le vieil Ajaccio









Amarrage à Ajaccio dans le port Tino Rossi (67 euros) ; nous avions fait une réservation par internet (Magelan e-resa) qui n’avait pas encore été traitée, mais qui apparemment nous a permis d’avoir une place.







Port Tino Rossi, près de la Citadelle










Selon la légende, Ajaccio aurait été fondée par le héros Ajax ; colonie romaine, elle devint génoise au XV° siècle, lorsque l’Office de Saint Georges administrait la Corse. Après une intervention militaire française, Sampiero Corso redonna Ajaccio aux Corses ; la ville vivait du commerce et de la pêche au corail.
Ajaccio a vu naître Napoléon Bonaparte ; rues, statues et musée lui sont dédiés.

On arrive trop tard pour visiter le Musée Fesch et la Citadelle, zone militaire, ne se visite pas.
Restaurant Da Mama, bon mais relativement cher.

Tous les matins, il y a un sympathique marché sur la place du Maréchal Foch avec de nombreuses spécialités corses : 






charcuterie (lonzu, prisuttu, figatellu et salciccio), 












fromages de chèvre et de brebis, 









biscuits secs (canistrelli aux amandes), gâteaux à la farine de châtaigne, imbrucacciata et fiadone à base de brocciu, miel et confitures ; on trouve aussi du bon vin corse (on aime beaucoup le Fiumicicoli), du muscat du cap Corse et de l’eau de vie de figue, plus ou moins vendue sous le manteau…




Dimanche 10 août 2014 : PORT GIROLATA – ANSE DE PALO – CARGESE (24M)

Peu de vent aujourd’hui (1 à 3), beaucoup de moteur ; on sort du Golfe de Girolata pour entrer dans le Golfe de Porto :






Porto, l’endroit est assez grandiose, malheureusement à contre-jour le matin. 











Rase-cailloux le  long des calanques de Piana, 












muraille de porphyre rouge qui plonge dans la mer.










Mouillage pour le repas près de l’anse de Palo, derrière le Cap Rosso.









Route vers Cargèse et mouillage devant le port par plus de 10 mètres, peu de sable.
Au XVIII° siècle, une colonie grecque du Péloponnèse, chassée par les Ottomans est venue s’y installer.






Cargèse : les deux églises, grecque orthodoxe et catholique, se font face.









Il fait très chaud depuis quelques jours, Corentin apprécie beaucoup de barboter dans sa baignoire.






Antoine, Éliette et Corentin

samedi 16 août 2014

Samedi 9 août 2014 : GOLFE DE GALERIA – ANSE DE GATTAGHIA – PORT GIROLATA (15M)

Un peu de vent pour rejoindre la presqu’île de la Scandola, réserve naturelle marine et terrestre : de nombreux oiseaux viennent y nicher - notamment le balbuzard pêcheur - , la pêche y est interdite et mouillage n’est permis que la journée ; on longe la côte au moteur entre la Pointe Nera et la Punta Rossa, paysage grandiose qui résulte d’une activité volcanique ancienne, côte de porphyre brun-rouge magnifiquement découpée, orgues de pierre…







Baie d’Elbo












Punta Palazzu












Îlot Palazzu












Anse de Gattaghia, une pure merveille ;











nous y mouillons pour le repas, mais il n’y a pas beaucoup de place ;












la roche prend ici de belles couleurs.












Punta Muchillina









Amarrage pour la nuit sur deux bouées dans Port Girolata (48 euros) ; on ne peut y accéder que par mer, l’endroit est très joli mais l’eau sale…







Port Girolata et son fort génois









Le site de la Scandola fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Vendredi 8 août 2014 : CALVI – GOLFE DE GALERIA (17M)

On contourne la pointe de la Revellata au moteur, puis le vent se lève ; navigation au près avec un ris (force 4) puis au bon plein (force 5), mer peu agitée ; sur un bord, Corentin est retenu dans sa couchette par le filet, sur l’autre bord, il est bien calé et s’endort jusqu’à l’arrivée.
Mouillage dans le Golfe de Galéria, près du village ; peu de sable, surtout de l’herbe et des roches.

Bien que Corentin ait mangé les anchois marinés qui servaient d’appâts, Éliette pêche un beau sar avec la canne.







Belles couleurs au coucher du soleil

Jeudi 7 août 2014 : ÎLE ROUSSE – GOLFE DE LA REVELLATA – CALVI (11M)







On dépasse la presqu’île de Grande Île Rousse 








et on navigue avec un petit vent (force 2 à 3) au grand largue, vers la pointe de la Revellata qui protège Calvi.
Mouillage pour le repas à l’Est de la pointe ;





Antoine prend trois autres poissons avec son harpon, ce qui complétera la pêche de la veille.









Retour pour la nuit à Calvi ; pas de place dans le port, on prend une bouée (30 euros) pour ne pas être trop loin de la ville.

Calvi est surnommée la « perle de la Balagne » ; fondée par les Romains, elle se développe au Moyen-âge sous la domination de Pise, mais surtout à partir du XIII° siècle, à l’époque de Gênes qui lui accorde des privilèges ; la Citadelle, « Civitas Calvi semper fidelis » s’oppose aux Français, aux Espagnols et enfin aux Anglais emmenés par Paoli (Nelson y a perdu son œil) ; elle devient française après le traité de Versailles.
Calvi revendique, elle aussi, la naissance de Christophe Colomb, à l’époque où la ville était génoise.


                                         Calvi gardée par sa citadelle génoise 






Les maisons de la citadelle s’encastrent sur ces rochers creusés de « taffoni »,














et laissent entrevoir le port.

jeudi 14 août 2014

Mercredi 6 août 2014 : SAINT FLORENT – ANSE DE PERAIOLA - ÎLE ROUSSE (22M)

Soleil et vent idéal pour cette première navigation en famille (au portant, force 2 à 3), Éliette semble à l’aise,










le petit pirate aussi ; son grand jeu sera de faire passer pelle, râteau et pinces à linge par le hublot !











Jolis paysages sauvages et belles plages le long du Désert des Agriates :







baie de la Saleccia.









Mouillage dans l’anse de Péraiola pour le repas, très belle plage.
Louvoyage avec un bon vent l’après-midi (petit 4) qui nous mène rapidement à l’Ile Rousse en Balagne ; mouillage près de la plage.







Ile Rousse









Antoine harponne trois poissons et relève ainsi le défi !
Le soir, Antoine et Éliette nous invitent à l’A Quadrera, bon restaurant de cuisine corse.

dimanche 10 août 2014

Du dimanche 3 août au mardi 5 août 2014 : GIOTTANI – NONZA – SAINT FLORENT (13M)

Moteur, on dépasse les carrières de pierres pour aller mouiller sous le village de Nonza, perché sur un promontoire ; plage de galets noirâtres, pas vraiment abritée, on ne peut quitter le bateau pour une petite grimpette.






Nonza










Le vent se lève, navigation au portant (force 4) ; nuages noirs sur le Cap Corse et gris sur Saint Florent et les monts du Nebbio ; mouillage dans la baie de Saint Florent alors qu’il commence à pleuvoir… C’est une petite ville agréable, animations musicales (chants corses et festival de salsa).







Tour génoise et port de Saint Florent 












Cathédrale Santa Maria Assunta du Nebbiu (XII° siècle) de style roman pisan,













aux chapiteaux décorés d’animaux stylisés.











Le port de Saint Florent s’envase et n’admet pas les bateaux de plus de 2,25 mètres de tirant d’eau ; le vent lève de la houle, rendant difficile un embarquement dans notre petite annexe ; on va donc accueillir notre petite famille au poste d’avitaillement.

Samedi 2 août 2014 : PORTICCIOLO – BARCAGGIO – GIOTTANI (23M)

Aujourd’hui, on joue à cache-cache avec le vent : vent portant, moteur puis louvoyage…







Paysages plus vallonnés près du Cap Corse 









On passe les îles Finocchiarola, réserve naturelle où viennent nicher les oiseaux.
Repas-baignade, tout au Nord du Cap Corse, face au phare de la Giraglia ; la baie de Barccagio nous semble très rocheuse, on opte pour la petite baie suivante.
La côte occidentale du Cap Corse est plus abrupte et offre moins de mouillages ; petit détour par Centuri au mignon petit port et mouillage dans la marine de Giottani.

mardi 5 août 2014

Vendredi 1° août 2014 : BASTIA – ERBALUNGA – PORTICCIOLO (11M)

Nous prévoyons de faire le tour du Cap Corse, afin d’être le 5 à Saint Florent pour accueillir Antoine, Éliette et le petit Corentin (11 mois) ; heureusement, la météo est plus clémente.

Navigation au moteur le long de la côte orientale, magnifique :





paysages montagneux couverts de garrigue, vallées s’ouvrant sur la mer en marines ; peu de constructions, quelques jolis villages authentiques, nombreux mouillages de sable…







Halte baignade à Erbalunga, l’eau est cristalline.






La tour génoise d’Erbalunga, sur la roche de serpentine verte 









Mouillage pour la nuit à Porticciolo.

dimanche 3 août 2014

Jeudi 31 juillet 2014 : ÎLE D’ELBE (BARBATOIA) – CORSE : BASTIA, PORT DE TOGA (33M)

Du soleil et peu de vent ; navigation tranquille au portant (force 2), la moitié du temps au moteur…
On sort les traînes mais sans succès, ce ne sera pas encore une grande année de pêche, mais on attend Antoine pour relever le défi !
Amarrage à Port de Toga (80 euros) : les abords sont en cours d’aménagement et nous donnent une meilleure impression que lors de notre dernier passage ; grand supermarché face au port, laverie un peu plus loin, bus pour la citadelle ; en ville, très beau choix de produits corses à la boutique U Montagnolu (lonzo, saucisson, fromages…).

Les Génois établirent une citadelle, bastiglia, d’où le nom Bastia, sur le promontoire de Terra Nova.









Ruelle de la citadelle menant au palais du gouverneur













Église Sainte Marie : l’Assomption de la Vierge, en argent ciselé, est emmenée en procession tous les 15 août.












Vieux Port de Bastia : le quartier de Terra Vecchia et au fond, le Cap Corse ;












l’église Saint Jean-Baptiste.

samedi 2 août 2014

Du jeudi 24 juillet au mercredi 30 juillet 2014 : ISOLA CAPRAIA – ISOLA ELBA : PORTOFERRAIO, CAPO VITA, PORTO AZZURO, GOLFO STELLA, MARINA DI CAMPO, BARBATOIA (32M, 7M, 14M, 15M, 8M, 6M)

Le vent a soufflé par rafales cette nuit, canalisé par les collines ; on part vers l’île d’Elbe, un peu de houle, vent arrière assez instable au début (5 à 2), un empannage involontaire et fin de route au moteur…
Par l’AIS, on géo localise à 15M le Costa Concordia, tiré par trois remorqueurs, en route vers Gênes à la vitesse de 2 nœuds; il passera entre le cap Corse et Capraia et sera surveillé par la marine française avec à son bord la ministre de l’écologie !

Par VHF, il est demandé aux navigateurs de ne pas s’en approcher ; tout près de nous, un navire de guerre non identifié.







Lo Scoglietto









Mouillage dans le sud de la baie de Portoferraio ; beaucoup de ferries manœuvrent, il faut être vigilant.






Les quais de Portoferraio










Napoléon Bonaparte fut exilé à Elbe après avoir été déchu. On lui avait laissé l’illusion d’être le roi de l’île, ainsi que de Capraia ; c’était pourtant une fleur qu’on lui faisait, mais comme on sait, il n’a pas pu s’en contenter et a tout fait pour parachever son œuvre et ruiner définitivement la France avec l’épisode stupide de Waterloo.
Cependant, à Elbe, les gens semblent garder un bon souvenir du personnage et fêtent le bicentenaire de son règne (1814-2014).

On prévoit de faire le tour de l’île, beaucoup de mouillages, un vrai plaisir, mais beaucoup de monde aussi.
Quelques miles pour arriver au  Capo Vita, à la pointe Nord de l’île, non loin de la côte italienne.
Louvoyage (force 4 à 5, un ris), on dépasse Rio Marina et ses anciennes mines d’extraction du fer.
Mouillage au fond de la baie de Porto Azzuro ; temps couvert, on doit faire marcher le groupe électrogène ; pas de connexion internet, même à terre, les Italiens ne sont pas très performants dans ce domaine… 





La ville est dominée par une forteresse qui a servi de prison ; l’endroit est agréable, magasins de pierres dont le sous-sol d’Elbe est riche.











Avant l’orage, les nuages bourgeonnent…









Gros orage en fin d’après-midi, pluie torrentielle, nuit calme mais au loin les nuages se déchargent avec de nombreux éclairs.
Départ au portant avec des rafales (force 4 à 5) puis louvoyage (force 4) après avoir contourné la pointe ; mouillage dans l’angle NW de Golfo Stella.
Courte navigation le lendemain pour mouiller devant la belle plage de Marina di Campo.







Marina di Campo, un petit port de pêche









On décide de boucler notre tour par un mouillage au Nord, mais en route, on capte une météo qui annonce du vent de NW ; demi-tour pour s’installer à Barbatoia.
Orage le soir, pluie et rafales ; un bateau dérape en début de nuit, sans personne à bord ; on voit ensuite partir deux personnes en annexe, mais le bateau dérive toujours ; on appelle les secours à deux reprises, le bateau est finalement récupéré par la guardia costiera ainsi que ses occupants et rapatrié à Marina di Campo…
La nuit est courte ; départ prévu pour la Corse de bonne heure, mais il pleut, vent de face et houle nous attendent ; on reporte au lendemain.

L’île d’Elbe est très jolie, montagneuse et boisée, et offre des mouillages abrités de tous les vents ; l’eau est assez chaude mais souvent trouble ; petites villes assez touristiques et nombreuses plages ; poissonneries, on trouve pour la première fois des gambas !

On quitte l’Italie en ayant apprécié nos escapades dans la région des lacs et en Toscane, ainsi que la navigation dans les îles ; la météo a été particulièrement perturbée en Méditerranée pour ce mois de juillet, espérons qu’août sera meilleur !