Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

dimanche 26 avril 2015

Du mercredi 22 avril au vendredi 24 avril 2015 : LE LAVANDOU – LES MARINES DE COGOLIN (30M)

Route au moteur vers le Golfe de Saint-Tropez ; un voilier sans voiles, c’est comme un coureur sans jambes, c’est un peu triste…







  Saint-Tropez










Amarrage aux Marines de Cogolin (43 euros, ici, on est déjà en moyenne saison…) ; c’est un peu cher mais pratique pour récupérer le matériel stocké dans notre appartement.
On trime du matin au soir : mise en place d’un mât de charge pour le moteur d’annexe, installation du troisième panneau solaire, dépose des planchers pour les décaper et les vernir…

Commentaire de l’installateur : ça n’a l’air de rien d’installer un mât de charge, mais il faut :
  1. Déplacer la perche IOR et la bouée qui va avec ; pour trouver une nouvelle bonne place : 3 essais
  2. Placer le mât pour qu’en pivotant, il arrive pile poil au-dessus du moteur : 2 essais
  3. Recommencer, parce que, finalement, le moteur n’était pas bien placé et qu’il valait mieux le décaler vers la gauche
  4. Recommencer encore, pour que le mât soit bien vertical et ne soit pas déporté vers l’extérieur du bateau, avec un risque d’accrocher des haubans voisins lors de manœuvres presque réussies.

Au final, il faut bien une demi-journée ! Mais quel résultat !

samedi 25 avril 2015

Du samedi 18 avril au mardi 21 avril 2015 : LE LAVANDOU

Yves de Grivola, toujours de bon conseil et avec une extrême gentillesse, nous appelle un de ses copains « motoriste ».
Le copain est très sympa aussi et passe son samedi avec nous. On glisse une cale sous le moteur, on casse une clé (la nôtre fabriquée en Chine), on en essaie trois avant de trouver celle qui va bien (pas trop longue, pas trop épaisse), et en montant dessus, Jacques débloque les boulons. Le moteur ne tombe pas…
Soudure de la pièce en atelier, remontage, sauf le 4ème boulon qui n’est maintenant plus accessible.
Décision à prendre lundi : change-t-on l’alternateur ou seulement le régulateur (les charbons sont morts)?
Finalement, nous sommes heureux ; on a réparé dans des conditions inespérées, et cette panne qui nous serait de toute façon arrivée dans un futur proche, aurait pu choisir un moment plus critique. Nos équipiers pressentis peuvent se sentir rassurés, mais, il y aura sûrement d’autres surprises !

Sympathique soirée chez Yves et Micheline ; leur maison avait été dévastée par un torrent de boue l’hiver dernier…






Lundi, démâtage en vue du changement de gréement. 









Mardi, on récupère le nouveau moteur d’annexe, mais on retarde notre départ pour Port Grimaud car le chantier n’a pas de place pour nous accueillir avant samedi…

Jeudi 16 avril et vendredi 17 avril 2015 : PROPRIANO – LE LAVANDOU (130M)

C'est mon anniversaire ! On fera la fête un peu plus tard…
Nous récupérons nos commandes chez le shipchandler et le voilier, et partons en fin d’après-midi pour la traversée vers le continent ; nous voulons arriver au Lavandou avant le grand frais annoncé pour le week-end.

Sortie du Golfe de Valinco au moteur ; en début de nuit, le vent se lève, on met les voiles et un quart d’heure plus tard, on prend un ris (force 4-5), de quoi nous mettre en condition ! La remise en jambe pour une prise de ris la nuit, est un peu laborieuse et ce d’autant plus qu’un élastique qui retient la voile au mât saute, laissant partir la ralingue derrière le hauban…
Très vite le vent faiblit et on fait une bonne partie de la traversée au moteur ; nuit noire, ciel étoilé mais nuageux et brumeux au loin.
Voiles et moteur le lendemain matin mais vers midi l’alarme du moteur sonne : la patte qui tenait l’alternateur est cassée, la courroie est détendue et n’entraîne plus ni l’alternateur, ni la turbine d’eau de refroidissement du moteur ; Jacques nous bricole une courroie de fortune avec de la tresse Dyneema afin que le moteur ne chauffe pas.
En attendant, on poursuit sous voiles seules en barrant et en éteignant l’ordinateur (on n’avait pas encore branché les panneaux solaires, ni l’hydrogénérateur) ; on se traîne avec nos coquillages collés sous la coque…

Le vent forcit (force 4 puis 5-6), on file vers l’île du Levant (on se fait repérer par un hélicoptère de l’armée) puis vers Le Lavandou ; on ne démarre le moteur qu’à la dernière minute et on s’amarre au ponton d’accueil à la nuit tombante (17,50 euros).

Mercredi 15 avril 2015 : DEPART

Partis bien en avance pour nous éviter le stress du précédent voyage, nous embarquons à Orly avec nos six valises de matériel (110 kg) ; il faut préciser que Jacques avait ramené les marches de l’escalier pour les vernir ! On a aussi des cubis de rhum Damoiseau, ramenés de Guadeloupe.

Très beau temps, aussi bien à Verneuil qu’en Corse ; nous en profitons pour gréer les voiles.


vendredi 24 avril 2015

PREPARATIFS

Cette année, la « croisière » commence bien avant le départ, avec les préparatifs pour la longue route.
Depuis l’hivernage, je passe une grande partie de mon temps à m’informer, lister les actions, les achats, les travaux, planifier etc…
Tout cela a un coût assez considérable, d’autant plus que certains équipements de Thira, fêtant son douzième anniversaire en 2015, demandent à être remplacés. Je ne donnerai pas de montant, pour ne pas fournir d’arguments aux enfants dans un éventuel procès en dilapidation de patrimoine et de lèse héritage !

SÉCURITÉ
Nous avions déjà copieusement équipé Thira pour la sécurité en croisière méditerranéenne : perche IOR, bracelets MOB (malheureusement liés au système Seatalk), VHF avec ASN et AIS, balise EPIRB, gilets harnais automatiques. Cependant, une entreprise comme celle-là demande une réflexion plus complète. Il ne s’agit pas de partir à l’aventure en se disant « on verra bien ». Je n’écoute donc pas ce qui se dit sur les forums, par exemple sur le fait qu’on peut très bien conserver son gréement d’origine pendant 30 ans sans problème ; notre gréeur du Lavandou raconte que tous les ans il intervient pour au moins deux démâtages sur des gréements qui ont, en général, entre 15 et 20 ans.
Donc le gréement sera remplacé. Nous ne reprenons pas du Rod, évidemment très bien, mais probablement plus fragile et plus cher ; la solution C-Strand (Dyform) est un bon compromis, plus rigide que le mono-toron ; heureusement, les embouts et barres de flèche sont compatibles.
A cette occasion, l’inspection dira ce qu’il faudra remplacer sur le gréement (drisses, réas, vit de mulet…)
Le radeau de survie aurait pu être maintenu encore quelques années, mais avec une révision annuelle, coûteuse et pas forcément facile à effectuer dans les pays visités. Là encore, certains  esprits forains (de forum, quoi !) vous diront que ça ne sert à rien, qu’une fois sur deux ils ne se gonflent pas, qu’il vaut mieux une annexe disponible sur le pont (si, si, je l’ai lu !) et qu’une survie chinoise à trois sous est bien suffisante. Si un jour j’ai à me servir de cet engin, je ne veux pas avoir à regretter une telle « économie » et j’ai donc opté pour radeau Viking, et tant qu’à faire, j’ai pris l’option à retournement automatique ; je me souviens encore des difficultés pour redresser un dériveur : avec une petite houle et dans une eau même pas très froide, l’épuisement arrive vite, et c’était il y a 40 ans…
Le radeau sera complété par plusieurs « grab bags » contenant du matériel complémentaire, des vêtements chauds, des tablettes de nourriture de survie, les documents et argent liquide et tout ce qu’on pourrait sauver. J’ai fait un petit article là-dessus pour ceux que ça intéresse.
Iridium : grâce à Tri Martolod, on s’équipe à bon compte de pas mal de matériel, dont cet équipement important pour la météo et la sérénité (de l’équipage et de la famille).
Gilets automatiques : nous en avons deux (Crewsaver) de bonne qualité, de la génération précédente ; comme nous devrons les porter souvent, nous choisissons en complément des gilets Spinlock, plus modernes et confortables.
Coupe hauban : à l’achat de Thira, nous avons investi dans une énorme cisaille pour le cas où ; depuis, quand je la regarde, bien accessible et bien calée sur son étagère, je me demande bien ce que j’en ferais… Voilà bien un investissement que je regrette ; j’emmène donc une meuleuse sans fil, avec des disques de bonne qualité; je crois que ce serait ce que j’utiliserais en premier, si nécessaire…
Extincteurs : en plus des deux extincteurs à poudre obligatoires et à n’utiliser qu’en ultime recours, car trop dangereux à mon avis, Thira est équipé d'un extincteur à CO2 (2 kg) et trois petits extincteurs à mousse Saveboat (merci TriMart). D’autre part, j’ai été séduit par le bâtonnet « Mangiafuoco » qui me parait le plus adapté pour agir dans la cale moteur via l’ouverture aménagée dans le panneau.

ENERGIE
Nous n’avons plus que deux batteries de service de 120Ah, probablement en fin de vie ; je vais les remplacer par 3x 120 Ah (c’est le maximum que je puisse implanter, sans reconstruire le bateau), à Pb ouvert Banner. J’ai longtemps hésité, mais l’équivalent AGM coûte deux fois plus cher et mes batteries Exide gel (soi-disant la Rolls) m’ont coûté deux bras et n’ont pas tenu longtemps (la première a lâché au bout de 3 ans, en détériorant probablement les deux autres). J’emporte de quoi surveiller ces batteries, à la limite de la parano.
Production : l’année dernière, nous avons testé notre autonomie avec deux panneaux solaires de 100W et l’hydrogénérateur Watt & Sea de 500W. Tant qu’on avance c’est largement bon ; on améliore quand même avec un troisième panneau solaire et une hélice plus grande pour le W&S. Reste le problème de l’autonomie au mouillage…

EAU DOUCE
Nous avons opté pour un petit modèle de dessalinisateur, le Katadyn PS- 40; il va nous faire au maximum 5 litres par heure, mais notre choix a été guidé par l’encombrement, le coût et le besoin. En fait, ce genre de matériel doit servir régulièrement (tous les jours, c’est mieux). Sa faible consommation (4A), pendant une à deux heures, devrait passer dans le bilan énergétique, sans nécessiter le moteur. D’autre part, nous comptons sur lui pour fournir uniquement l’eau potable, en plus des réserves qu’on aura emportées au départ (bouteilles et tanks). On verra si nous avons eu raison.

MATÉRIEL DE RECHANGE ET D’ENTRETIEN
Pilote automatique : le boîtier de commande ST 6002 a été changé en 2012, la pompe hydraulique également. En rechange, nous emportons un ensemble vérin/pompe.
Moteur : on emporte tout ce qu’il faut pour l’entretien normal de 3 ans.
Pièces d’entretien des winches.
Hors Bord : à la livraison du moteur, je verrai avec le vendeur ce qu’il me conseille d’emporter.
Petit matériel de bricolage en tout genre, visserie, poulies, manilles, électricité…
Mastics, polyuréthane, polyester, colles…

ANNEXE
Nous avions une annexe légère et un petit moteur, mais l’ensemble a ses limites : les petits boudins permettent aux fesses de se rafraîchir, au ras de l’eau et le fond plat ne freine pas la dérive ; le moteur d’occasion commence à se faire vieux et pagayer contre le vent n’est plus un plaisir pour nous (s’il en fut un !).
Je ne veux pas de portique, ni stocker l’annexe sur le pont en navigation (les écoutes se coincent à chaque virement de bord, je préfère éviter d’avoir à aller faire le singe à l’avant par vent fort pour les démêler).
Nous avons opté pour une annexe avec fond en V gonflable, et un moteur de 6CV. Ce n’est pas encore avec ça que nous allons faire de grandes navigations, mais c’est un compromis ; ce n’est pas trop lourd et on peut ranger l’annexe dans un coffre, pendant les traversées.

ASSURANCE 
AMLIN, comme d’autres, a revu ses tarifs en 2015. Ces pauvres assureurs ne se déplacent plus à moins de 5 milliards d’euros de bénéfice par an. Il leur faut donc gagner sur tous les contrats et la navigation aux Antilles leur donne des boutons, de même que les procès potentiels en cas d’accident dans les eaux américaines. Bref, l’assurance STW n’est plus ce qu’elle était et il a fallu chercher ailleurs : j'ai opté pour un groupe allemand, représenté par Philippe Boyer, ancien responsable assurances de STW ; cela suppose de faire expertiser Thira pour une valeur agréée.

MÉDECINE
Une visite au Centre de vaccinations d’Air France nous a engagés dans une longue série de piqûres : fièvre jaune, typhoïde, rage (3 fois !). Le reste est bon, ou bien peut se faire à domicile. A noter que prendre des précautions de ce genre n’est pas bien vu par la S.S., elle ne rembourse rien ; la mutuelle veut bien un vaccin par an, mais n’aime pas les abus ; bref, ça finit par revenir cher !
Visites régulières chez le pharmacien pour constituer les provisions ; pour le moment, la Sécu n’a pas encore demandé au Conseil de l’Ordre de rayer ce médecin traitant (non nommé ici !), qui prescrit des doses hors norme.
En plus des traitements particuliers, on va suivre à peu près la dotation recommandée par la réglementation (Annexe 224-A.5), complétée selon les fantasmes personnels. Trimartolod nous a laissé son hôpital de campagne.

MAINTENANCE
Nous avons demandé au chantier SMN de Port Grimaud (ancien représentant Wauquiez) de faire une inspection systématique et de réaliser les travaux qui seront nécessaires ; cela sera fait pendant le remplacement du gréement.

J’aurais bien offert un hydrogommage de la carène à Thira, mais j’ai peur qu’il y ait des manifestations dans la famille ; on verra…Finalement, à la sortie de l'eau, notre carène nous a fait pitié et nous avons craqué. 

mercredi 31 décembre 2014

Du jeudi 2 octobre au vendredi 10 octobre 2014 : HIVERNAGE, RETOUR et BILAN TECHNIQUE

Après quelques épisodes pluvieux, nous avons eu un temps magnifique, beau et chaud, ce qui a facilité l’entretien des voiles et l’hivernage du bateau.
Retour à terre afin de préparer la saison prochaine qui promet d’être plus animée !

BILAN TECHNIQUE

Moteur
Il nous a causé (et continue à nous causer) beaucoup de problèmes. Je suis très en pétard contre Volvo, qui fait de grossières erreurs de marinisation des moteurs Perkins, et ne répond même pas aux clients qui demandent (poliment) des explications.
L’année dernière, nous avions eu un problème avec la durite d’eau de mer, cisaillée par son guide. Elle a été changée. L’effet collatéral a été une corrosion des poulies d’entrainement de la courroie, qui est partie rapidement en poussière. Après changement, et comme cela recommençait avec la nouvelle  courroie, j’ai soigneusement poli les gorges de poulies et cela semble réglé.
La très mauvaise surprise est venue de la corrosion de l’échappement. Non seulement le coude (à double enveloppe pour l’injection de l’eau de mer) devait être changé, mais aussi le bloc collecteur et échangeur. La portée de joint était complètement mangée et il a fallu changer cette pièce (3500 € HT). Voir en annexe une photo explicite.
Il semble bien que là encore, ce soit à cause d’une erreur de conception de Volvo, qui a eu la bonne idée de mettre un joint en inox entre les 2 pièces en fonte d’alu (coude et bloc échangeur) : corrosion galvanique assurée !
Le phénomène semble assez courant, puisqu’on trouve plusieurs propriétaires dans le même cas sur les forums.
Il est invraisemblable qu’une société comme celle-là puisse continuer à vendre des moteurs « marins ».
De plus, le chantier, en refixant le moteur, après intervention, a dû fausser l’écrou de blocage d’un des boulons, qui tourne dans le vide, maintenant !
A force de chercher partout des renseignements, j’ai vu qu’effectivement, Volvo considère certaines pièces comme devant être changées régulièrement (coude, ligne d’échappement…)
A prévoir : remplacement de la ligne d’échappement et révision complète avant notre prochain voyage.
Autre sujet d’interrogation : d’où vient le bruit que nous entendons parfois au largue ? Après discussion sur STW, il pourrait bien provenir de l’hélice MaxProp qui, heurtée par des vagues, se met brutalement en butée. Un intervenant a même constaté que son moteur se soulevait dans ces conditions. Il faudra voir cela en même temps que la fixation et les silent blocs.

Batteries et Chargeurs
Nous avons vécu avec nos 2 batteries de 120 Ah, après avoir jeté celle qui nous avait lâchés. Un peu juste, mais correct en croisière côtière, avec nos nouveaux moyens de charge.
Panneaux solaires : Nous avons placés 2 panneaux flexibles de 100W sur le bimini, qui a été élargi à 1100mm (ce qui reste petit), en les fixant par des velcros sur les 4 côtés. Le bimini a été rigidifié par 2 tirants latéraux. Aucun problème de tenue dans les conditions de vent rencontrées. On a pu charger au maximum à 12 – 13 A (160 W), ce qui doit être bien. Le problème est que cela ne dure jamais bien longtemps (ombre du pataras, nuages, soleil trop bas, nuit…). Nous en rajouterons un troisième au centre du bimini, l’année prochaine.
Hydrogénérateur Watt&Sea : J’ai profité de la promotion de fin de série des modèles 500W, en fin 2013. C’était encore cher, mais il m’a semblé illusoire d’attendre un miracle. Après moultes cogitations, mesures, épures, hypothèses, j’ai fabriqué mes supports : 2 cales en bois (du chêne) habilement biseautées pour assurer la verticalité du générateur. Bingo au montage ! Enfin presque : je m’étais trompé dans la mesure de la largeur de la pièce de bois, mais le raisonnement était juste, comme on disait autrefois, quand le résultat d’un problème de maths était faux…
Je changerai quand même ces superbes cales en bois par un support en inox, car le chêne n’est pas vraiment une bonne idée : il gonfle dans l’eau et teinte la coque ; pas de tanin pour Thira !
Pour le rendement : 10A (130W) vers 6 nœuds. Renseignement pris, l’hélice fournie en standard (240 mm) est adaptée pour des moyennes de 7 à 9 nœuds. Un peu optimistes les ingénieurs de W&S ! J’ai acheté une hélice de 280 mm, mais nous ne l’avons pas encore essayée.
Conclusion : quand Thira avance, nous sommes autonomes. Au mouillage, il faut du soleil. En tout cas, cette année, le frigo a marché en permanence.

Nouvelle VHF avec ASN et AIS (récepteur)
Je ne vais pas me répéter, mais, après moultes…, ça a marché du premier coup. L’AIS nous sera vraiment très utile en grande croisière. La portée est étonnante ; en Corse, on reçoit des signaux de la côte varoise (probablement de gros navires ?). Nous avons aussi « vu » le Costa Concordia à quelques milles de nous, quand il était remorqué pour son dernier voyage. Triste…

Fuites
Nous avons rencontré le technicien de Wauquiez à Port Saint Louis du Rhône : homme très sympathique et compétent, malheureusement, les fuites n’ont pas complètement disparu, il faudra le revoir.

Travaux et achats à prévoir
En vue de notre grand voyage, la liste est longue entre les travaux déjà identifiés précédemment et ceux qui viendront après la visite d’expertise complète que nous ferons à la SMN.
Notamment :
Nous changerons le gréement ; si nous étions restés en Méditerranée, nous ne l’aurions pas fait tout de suite, mais on ne va pas prendre de risque pour une traversée ; nous choisissons du « Dyform »  (C-Strand), dont la rigidité est inférieure au Rod, mais bien supérieure au monotoron classique ; le Rod aurait coûté sensiblement plus cher.
Nous installerons un petit dessalinisateur, juste pour la consommation d’eau potable. J’ai déjà commencé à faire moultes… ( bon d’accord, je n’insiste pas, pourtant il en faut des cogitations !)
Annexe : notre AD 240 est vraiment trop petite, et surtout trop basse sur l’eau, à chaque vague, on se trempe les fesses ; nous allons probablement opter pour un modèle de 2,70 m avec des boudins de diamètre > 40 cm, à fond et quille gonflables, pour pouvoir la ranger dans un coffre en navigation.
Batteries : C’est embêtant, mais 2 batteries sont insuffisantes et comme elles ont déjà 4 ans, il va falloir remplacer tout le parc. Si je ne trouve pas de gel (ou AGM, à la rigueur) à prix raisonnable, je prendrai des rustiques liquides, avec bouchons pour faire le niveau.
J’aurais bien envie d’offrir à Thira une remise à neuf de la carène. Depuis les (mauvais) soins apportés par les divers chantiers lors de l’application de l’antifouling, elle fait peine à voir ; mais il ne suffit pas de faire l’hydrogommage (ou assimilé), il faut ensuite refaire un enduit d’époxy, poncer etc, etc… D’où un coût un peu lourd ; on verra…
Heureusement, nos amis de Tri Martolod nous laissent à leur retour quantité de matériel (e-cartes, Iridium, narguilé et divers …) qui nous sera nécessaire également.
A faire aussi : le stage sécurité, mais on ne sait pas encore quand ; ce qui serait bien, c’est de profiter des vacances de février, pour faire la manœuvre de la WOB (femme à la mer), c’est le bon moment !

PS : nous serons en Guadeloupe !

mercredi 8 octobre 2014

Mercredi 1° octobre 2014 : CAMPOMORO – PROPRIANO (4M)

Un dernier saut de puce au vent arrière pour rejoindre Propriano, notre port d’attache ; une bonne averse rince les voiles…

Amarrage pour l’hiver sur la digue du port Est, tranquille mais plus loin de la ville qui est encore bien animée pour la saison.







Propriano










Nous avons été enchantés de redécouvrir la Corse qui est, pour nous, l’île la plus belle de Méditerranée ; essentiellement montagneuse, sa côte rocheuse, très découpée, est restée sauvage et offre de nombreuses plages de sable quasi-désertes bordées d’eaux cristallines.
Septembre est une très bonne époque pour y naviguer : vent d’Est prédominant qui permet d’explorer la côte Ouest plus tranquillement ; peu de monde, nous n’avons pas eu de difficulté à trouver de la place dans les ports et avons souvent été seuls au mouillage.

dimanche 5 octobre 2014

Mardi 30 septembre 2014 : GOLFE DE MORTOLI – CALA CONCA - CAMPOMORO (8M et 8M)

Encore du vent arrière (force 5) qui nous mène rapidement à Cala Conca, après la pointe Sénétosa ; peu de place à l’intérieur, mouillage à l’entrée de l’anse par 10 mètres, eaux bleu-lagon.







Rocher érodé de taffoni










Après le repas-baignade, on repart sous génois seul au vent portant (force 6, alors que la météo prévoyait du 2 !) ; le vent faiblit et il tombe quelques gouttes, moteur pour rentrer dans l'anse de Campomoro ; mouillage à l’Ouest sur une petite tache de sable car le fond est encombré de corps-morts et d’une ferme marine…






La tour génoise de Campomoro a été construite pour se protéger des pirates et des Turcs.

mardi 30 septembre 2014

Lundi 29 septembre 2014: PORT DE STAGNOLO – GOLFE DE MORTOLI (12M)

Vent arrière (force 4 à 6), on passe entre les écueils d’Olmeto, puis entre Les Moines et Roccapina ; mouillage dans le golfe de Mortoli, devant la plage d’Argent.

A nouveau un  beau mouillage sauvage, mais il n’y a pas beaucoup de place pour éviter ; si nécessaire, il y en a davantage sur la grande plage de Tralicetu.







Une bouche ?

Dimanche 28 septembre 2014 : ISOLA ROSSA – PORT DE STAGNOLO (27M) (FRANCE)

Après cette semaine sarde bien agréable, retour en Corse vers Propriano pour l’hivernage de Thira.
Traversée des Bouches de Bonifacio, au près (force 3 à petit 5, on prend deux ris) ; le vent nous mène, pour la troisième fois, au beau mouillage de Port de Stagnolo ; très belle promenade à terre quand le vent faiblit.










Port de Stagnolo















Rochers sculptés













Thira au mouillage

dimanche 28 septembre 2014

Samedi 27 septembre 2014 : CASTELSARDO – ISOLA ROSSA (8M)

Beau temps, mais la nuit est fraîche (19°C dans le bateau) ; le vent tarde à se lever, on fait route au moteur le long de la côte au lieu de traverser vers la Corse.
Mouillage à Isola Rossa sur du sable, près du petit port ; contrairement à ce qu’indique le guide, il y a 3 à 6 mètres de profondeur dans le port, c’est donc une étape possible.
Le vent prévu se lève l’après-midi, la mer moutonne ; arrivée d’une régate.

Village récent, ni joli, ni laid ; poissonneries, on achète des petits rougets et des vongole.








Isola Rossa, de granit rose - tel celui de Roccapina du côté corse des Bouches - , mérite bien son nom !














Le mouillage de la Marinedda, au Nord de la Tour espagnole est plus sauvage.

Jeudi 25 septembre et vendredi 26 septembre 2014 : PUNTA DI LI FRANCESI - CASTELSARDO (25M)

Bonne navigation au près (force 4), on prend un ris ; le temps est couvert, la mer un peu agitée.

On dépasse Isola Rossa et on arrive à Castelsardo ; amarrage dans la marina un peu laborieux : personne sur les pontons - c’est l’heure de la sieste -, on s’amarre à un bateau voisin pour récupérer la pendille et grimper sur le quai (30 euros) ; Wifi qui fonctionne assez bien, supermarché au bout du ponton, laverie, location de voitures, bus pour le village (horaires aléatoires, on y va à pied).


Castelsardo est un ancien village de pêcheurs, perché sur un promontoire rocheux.







Voile latine dans le port des pêcheurs










La ville, fondée par la famille Doria de Gênes, est passée sous domination aragonaise avant de devenir italienne ; elle prit successivement le nom de Castelgenovese, Castelaragonese avant de devenir Castelsardo !







Ruelle de la vieille ville à l’intérieur de l’enceinte fortifiée.











Castelsardo est réputée pour sa vannerie : plats, fassoi (barques de pêche utilisées sur les lacs), nasses…














On voit encore les anciennes du village, tresser sur le pas de leur porte.











Agréable soirée avec Annie et Joël venus randonner dans la région avec des amis ; Joël revient de sa traversée de l’Atlantique et s’est proposé pour nous accompagner, ce qui est assez rassurant !

vendredi 26 septembre 2014

Mercredi 24 septembre 2014 : CAPO TESTA – PUNTA DI LI FRANCESI (7M)

Peu de vent ce matin, mais il devrait tourner à l’Ouest ; on se dirige au moteur vers la pointe des Français, mouillage non répertorié mais qui nous semble mieux abrité que celui de l’isola Rossa.
Le temps se couvre et devient orageux, pluie quand on jette l’ancre.
Mouillage sous la tour aragonaise, à l’embouchure de la rivière Vignola ; sable avec quelques rochers, les profondeurs sont plus importantes que ce qui est indiqué sur les cartes marines.

Après la sieste, le beau temps revient ; très belle promenade sur le sentier du littoral :







tour Aragonaise,













chapelle Saint Silverio, pape du VI° siècle ;













la Pointe des français, face à la Corse, est bordée d’écueils et de rochers sculptés par le vent.








Baignade, sans doute une des dernières de l’année…
Orages en début de nuit, qui passent un peu plus au Nord ; un peu de pluie mais pas de vent.

jeudi 25 septembre 2014

Mardi 23 septembre 2014 : ISOLA LA MADDALENA – CAPO TESTA (LA COLBA) (17M)

Un fort vent est attendu pour la fin de la semaine ; on profite de cette journée de vent d’Est, pour aller vers l’Ouest, car nous avons rendez-vous à Castelsardo avec Annie et Joël.
Vent portant (force 4 à 6), on prend deux ris ; pluie, quelques grondements de tonnerre au loin, mer peu agitée ; on entend à nouveau le bruit sourd sur la coque ou sur la quille qui nous avait inquiété il y a quelques mois.
On contourne le Capo Testa sur la côte sarde, pour mouiller dans la baie de La Colba ; jolie baie, bien abritée du Nord-Est ; fond d’herbe, petites taches de sable nécessitant un mouillage chirurgical, comme dirait Antoine !

Bien contents d’être arrivés car trempés…







           Capo Testa

Dimanche 21 septembre et lundi 22 septembre 2014 : ISOLA BUDELLI – ISOLA LA MADDALENA (CALA GAVETTA) (7M)

Navigation au travers (force 4, rafales à 5), sous génois seul pour éviter de devoir faire trop de manœuvres au moteur ; non, non, on ne cherche pas d’excuses, mais c’est vrai que cela nous arrange bien !
Amarrage à La Maddalena, dans la marina Cala Gavetta (35 euros) ; aide efficace des pontonniers, laverie, Wifi près de la capitainerie.










Cala Gavetta










La Maddalena est une petite ville agréable, qui nous semble plus animée qu’à l’automne dernier ; provisions de pain carasatu, des fines galettes croustillantes, salées et à l’huile d’olive, qu’on aime grignoter à l’apéritif.







Promenade sur la Punta Tegge










Le fil d’excitation de l’alternateur était sectionné ; problème résolu, là, c’est un franc succès !

dimanche 21 septembre 2014

Samedi 20 septembre 2014 : PORT DE STAGNOLO – ISOLA BUDELLI (ITALIE) (17M)

Nuit agitée : à trois heures, le vent se lève par l’Ouest (force 5, rafales à 6) avec de la houle ; nous sommes près des rochers et surveillons le mouillage, prêts à remouiller, mais cela ne sera pas nécessaire.
Le beau temps est revenu ; bon vent (force 4) au portant vers les Bouches de Bonifacio ; dans les Lavezzi, il n’y a pas de mouillage abrité, on opte donc pour l’archipel de la Maddalena.
Amarrage sur bouée sous le « récif de l’homme mort » de l’île Budelli ; mouillage très joli mais encombré de gros bateaux à moteur, donc assez bruyant…

Le ciel se voile et il y a du courant, on semble précéder notre bouée ! En essayant de se dégager au moteur, on se rend compte qu’on décharge les batteries, problème d’alternateur à résoudre…







Un soleil un peu pâlot…

Vendredi 19 septembre 2014 : BONIFACIO – PORT DE STAGNOLO (7M)

Temps nuageux, orageux et humide (80% d’humidité), même mes coussins semblent mouillés comme ils ne l’ont jamais été…
Météo versatile : vent d’Est, d’Ouest, d’Est puis fort vent d’Ouest la semaine prochaine ; difficile de planifier la navigation et de prévoir des mouillages abrités…
Plein de fuel et départ pour les Lavezzi, mais au moment de hisser la voile, on se rend compte que le winch est bloqué ; demi-tour sous génois seul au portant (force 5, devenant 6) vers le mouillage de Port de Stagnolo.

Autopsie du winch après démontage et graissage : le moteur fonctionne mais doit forcer sur la poupée pour qu’elle puisse tourner ; problème à revoir…

vendredi 19 septembre 2014

Mercredi 17 septembre et jeudi 18 septembre 2014 : PORT DE STAGNOLO – BONIFACIO (6M)

Temps nuageux aujourd’hui, un peu de pluie…
Travers puis louvoyage vers les falaises de Bonifacio (force 4), sans s’arrêter dans l’anse de Paragnanu comme nous l’avions prévu.
L’entrée à Bonifacio, est toujours un instant magique ; amarrage dans le port (49 euros), sous la citadelle. Hors-saison, il semble toujours y avoir de la place au ponton L.


Très belle promenade sur les falaises calcaires, à 80 mètres de haut, vers le cap de Pertusato ; partie de cache-cache avec le soleil, mais pas de pluie ni d’orage avec grêle comme l’annonçait Météo-consult…









Maison de la citadelle en surplomb de la mer…
















Cap de Pertusato, avec le Grain de sable au premier plan












Odile













Bonifacio













Feuilletage de la falaise calcaire

mercredi 17 septembre 2014

Mardi 16 septembre 2014 : ANSE D’ARBITRO – PORT DE STAGNOLO (12M)

On poursuit notre repérage au moteur.
Après avoir dépassé la réserve naturelle des îles Bruzzi, on pénètre dans la grande anse Chevanu ; mouillage possible dans le fond de la baie à la limite du sable car les fonds remontent vite.
La baie de Figari ne remonte pas dans notre estime : le mouillage au pied de la tour de Caldarellu ainsi que celui sous l’îlot de Porraja ne comportent pas de sable ; on n’explore pas le fond de la baie dont les pontons semblent colonisés par les catamarans de location.
Dans le golfe de Ventilègne, l’anse de Porticcio, mouillage possible par 10 mètres sur du sable, en-dessous il semble plutôt y avoir de l’herbe ou des graviers.

Par contre le Port de Stagnolo, petit port naturel bordé de rochers, devant une belle plage de sable nous séduit ; 







beau mouillage de sable, 












qui se prolonge au sud des îlots rocheux où nous mouillons afin d’être abrités du vent d’Est.









Petites raies sous le bateau.
Nous n’avons pas pu faire de courses depuis Propriano, aussi Jacques se lance-t-il dans la fabrication d’un pain ; 33°C dans le bateau, la pâte pousse à vue d’œil, le résultat est assez encourageant, mais sera amélioré en utilisant une farine plus adaptée.