Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mercredi 1 juillet 2026

Du jeudi 18 juin au vendredi 26 juin 2026 : FIUMICINO – SANTA MARINELLA – ORTOBELLO – FORTE ROCHETTA – GOLFO DELLA LACONA (ISOLA ELBA) – GOLFO DI CAMPO – GOLFO DI BARBATOIA – BASTIA (CORSE, FRANCE) (24M, 40M, 42M, 24M, 3M, 4M et 31M)

Jeudi : Préparatifs

On retrouve Thira sur l’Isola Sacra, bien sale ; les oiseaux de la réserve y ont fait la fête... Pas de restriction d’eau, on lui offre un lavage avec parcimonie.

La lavanderia est à un bon kilomètre, pendant que les machines tournent, on déjeune dans une petite cantine, repas à volonté fort correct pour dix euros.

Le soir, repas dans le restaurant 1442 de la marina.

Bien contents de cette halte dans la Nautilus Marina, prix modique, personnel serviable et compétent, aussi bien Oliva à l’accueil que les marineros qui assurent les transferts sur l’îlot et les manoeuvres de Thira.

Une mauvaise nouvelle, le moteur hors-bord de l’annexe est hors service...

Vendredi

Il fait très chaud depuis hier. En nettoyant le loch, on trouve plein de petits insectes et larves très vivaces, quelques-uns s’échappent dans la varangue, on espère qu’ils ne vont pas coloniser le bateau !

On quitte la marina en fin de matinée, sortie du Tibre, la mer est à nous !

L’objectif est d’arriver à Bastia dans une semaine pour accueillir Manon, les prévisions météo sont clémentes.

Route vers le NNW en suivant la côte, plate et sans intérêt ; côté mer, des plate-formes d’extraction de méthane. On dépasse Cerveteri et sa nécropole.

Bon petit vent qui ne cesse d’adonner et de refuser (largue puis près, force 2 à 4, mer belle à peu agitée).

Aucun mouillage sur la côte n’est protégé, on opte pour l’Est de Santa Marinella. Au moment de jeter l’ancre, le guindeau ne fonctionne, ni par la commande de la baille à mouilllage, ni par la télécommande arrière. Il faut utiliser la méthode manuelle à frein.

Après moult recherches, Jacques finit par trouver un fil déconnecté et oxydé dans le compartiment moteur ; réparation temporaire mais qui fonctionne, je n’aurai pas à relever l’ancre à la main demain matin !

Bonne nuit tranquille, la moustiquaire est efficace et on n’entend même pas les trains.

Samedi

Crêpes bretonnes au petit-déjeuner.

Le vent thermique tarde à se lever, moteur ; la Guardia Finanza nous interpelle mais cherche un bateau italien ; on accroche une traîne de bateau à moteur avec la nôtre, on perd ainsi un beau rapala...

En début d’après-midi, après la raffinerie de Civitavecchia, un bon petit vent se lève et tourne en forcissant (largue à près, force 2 à 4, mer belle à peu agitée), prise d’un ris près de l’arrivée.

On cherche en vain une place autour de Porto Ercole sur le promontoire de l’Argentario, on se résout à mouiller sur la longue plage de l’isthme d’Ortobello.




Fort de Porto Ercole






Dimanche

Selon la légende, Vénus fit tomber sept perles de son collier, donnant naissance à l’archipel toscan. L’île d’Elbe est la plus grande, Giglio, Capraia, Montecristo, Pianosa, Giannutri et Gorgona sont plus sauvages mais aussi plus difficiles d’accès.

Le Parc national de l’archipel toscan est le plus grand parc marin d’Europe.

Après avoir contourné le promontoire de l’Argenterio au moteur, on touche un peu de vent ; on avait prévu un arrêt à Giglio – tristement célèbre depuis l’échouage du Costa Concordia –  mais il y a peu de possibilités de mouiller et les fonds descendent rapidement, on décide de poursuivre vers Elbe.

Elbe est à près de 40M au NW, la direction globalement attendue du vent... Le routage nous conseille un grand bord vers le Nord, puis un virement de bord vers l’Ouest quand le vent refuse (près, force 2 à 3, mer belle à peu agitée).

Un peu de houle contraire en milieu d’après-midi, on n’avance pas très vite et on n’est qu’à la hauteur des Formiche di Grossetto ; afin de ne pas arriver à Elbe en milieu de nuit, on abat vers la côte italienne (travers devenant près, force 3 à 5, mer peu agitée).

Mouillage de Forte Rochetta sur la côte italienne, sous la Punta Ala, à la latitude d’Elbe.




Forte Rochetta






Lundi

De bon matin, l’hélicoptère Pegaso II fait un exercice de sauvetage sur la falaise.

Aujourd’hui, bord vers Elbe à l’Ouest (près puis bon plein à travers, force 3 à 4, mer peu agitée).

On ferre une énorme dorade coryphène qui malheureusement se détache lors de la remontée à bord, entraînant avec elle un deuxième rapala...

Le vent nous lâche lors du contournement de la pointe SE d’Elbe, puis revient (près, force 4, mer peu agitée).




Ancienne mine de fer de Capoliveri, reconvertie en musée





Entrée dans le Golfo della Lacona et mouillage devant la petite Spiaggia di Laconella.

Première baignade dans une belle eau cristalline !

Mardi

Journée vacances, on ne bouge pas !

Bricolages divers : intervention sur la charnière de la baille à mouillage qui était tordue ; Jacques plonge sous la coque pour enlever un cordage pris dans les pales de l’hélice.

La coque est couverte d’algues, récupérées lors du mois passé dans le Tibre...

Blog et baignades, il fait très chaud quand il n’y a pas de vent, mais ce n’est pas la canicule comme en France. Belle eau transparente mais très peu de poissons.




Fournée de baguettes de campagne





Mercredi




Punta di Mele






Trois petits miles au moteur vers l’Ouest, mouillage dans le Golfo di Campo, devant la Spiaggia di Fonza. En Italie les mouillages sont très règlementés, interdiction de mouiller à moins de 200 mètres des côtes – pas toujours facile à respecter dans les petites criques –, et installation d’une boule de mouillage.

Deuxième fournée de baguettes.

Temps lourd, ciel couvert, quelques gouttes de pluie.

Jeudi

Dernier saut de puce au Sud d’Elbe.




Joli mouillage dans le Golfo di Barbatoia par 10 mètres de fond, derrière les bouées de la plage.





Il y a une quinzaine d’années, un soir de fort vent, on avait appelé par deux fois les secours en voyant un bateau dériver seul vers le large ; les occupants, de retour du restaurant, étaient ensuite partis en annexe à sa recherche et ne rentraient pas...

Snorkeling près des rochers, oblades peu farouches, castagnoles, quelques girelles.

Vendredi

Petite traversée vers la Corse, le vent tarde à se lever, navigation à la voile un peu trop tranquille (grand largue, force 3 devenant 2, mer belle).

Amarrage en milieu d’après-midi dans la marina Port de Toga à Bastia (62 euros).

La chaleur est horrible, courses à l’hypermarché, bien pratique et climatisé !

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