Mercredi
Joël qui nous avait accompagné lors de notre traversée de l‘Atlantique, se joint à nous cette année.
Notre programme de navigation nous mènera à Rome en passant par les Bouches de Bonifacio et les Îles Pontines, au large de Naples.
Centurion 40
Mercredi
Joël qui nous avait accompagné lors de notre traversée de l‘Atlantique, se joint à nous cette année.
Notre programme de navigation nous mènera à Rome en passant par les Bouches de Bonifacio et les Îles Pontines, au large de Naples.
Route sans encombre pour retrouver Thira aux Marines de Cogolin.
La chantier SMN de Port Grimaud s’est occupé de l’entretien et de quelques réparations : changement de l’alternateur et des batteries de service, remplacement du soufflet de sail drive et de la vanne de refroidissement (tout était bien corrodé), nettoyage de la coque et antifouling.
Le bateau est bien sale après les tempêtes de l’hiver ; on innove en nettoyant le gelcoat au Kärcher, puis on dégrise le teck à l’acide oxalique avant d’appliquer du Semco au petit pinceau ; le résultat est magnifique.
Installation de la capote, du bimini et des panneaux solaires, de l’hydrogénérateur et du matériel de sécurité.
On trime du matin au soir mais je m’octroie une sieste et un tour de port chaque jour.
Dernier avitaillement en eau et produits frais.
Pluie et fort vent d’Est lundi, on décale la venue du voilier à mardi matin pour mettre à poste les voiles.
On passe l’après-midi à Agay avec Patrick et Cynthia avant de cueillir Joël à la gare de Saint-Raphaël.
Au total, Thira a parcouru 1 365 Miles nautiques cette saison, dont 177 heures au moteur. Le loch totalise 44 110 M (16 110 depuis le changement d’instrument) et le moteur 4 140 heures (estime, le dernier total affiché était de 3 963 h).
La consommation
de gazole a été de 451 litres, soit 2,6 l/h.
On a
fait beaucoup de moteur, avec quelques occasions d’utiliser les nouvelles voiles d’Incidences. Elles
sont belles et font plaisir à voir. Du coup, Odile est redevenue très exigeante
sur les réglages.
Sylvain
nous a aidé à les mettre en place et à les enlever, avec quelques
conseils :
-
Avancer
légèrement le chariot d’écoute du génois. Déroulé à 100%, laisser 2,5 vis apparentes
derrière le chariot.
- Remplacer le bout du
chariot de GV par un cordage plus fin. C’est vrai qu’avec du 6 mm, au lieu de 8
mm, il y a nettement moins de frottements. A l’occasion du changement, j’ai vu
qu’une des poulies du chariot était bloquée par la déformation de la ferrure
inox.
- Pour la mise en place
de la GV : dérouler la voile, mettre les lattes à plat sur le pont, hisser
au fur et à mesure, en ne fixant la bordure qu’à la fin.
-
Pour
l’enlever : ne pas la hisser mais détacher la bordure pour descendre toute
la voile sur le pont, d’un côté de la bôme, et la plier en la passant
par-dessus la bôme.
Les
sacs sont trop petits et on a eu du mal à faire rentrer les voiles (forcément
pas très bien pliées). Elles sont stockées pour l’hiver chez Incidences, à
Toulon.
Les petits soucis :
Les fuites d’eau : Il y a toujours une
petite fuite sur le côté babord. Il en résulte un écoulement dans le fond de la
douche, après une forte pluie. On en n’a pas trouvé l’origine et ce sera
difficile : chandelier, taquet… ?
Le moteur hors-bord a de nouveau été
révisé à Vibo, par un mécano du coin. Il semble avoir fait du bon travail, mais
depuis, on ne l’a pas beaucoup utilisé.
Les panneaux solaires ont bien fonctionné.
Il a fallu remplacer les dominos inox, mais ce n’est rien par rapport aux
connecteurs MC4.
Le hale-bas a été réparé. Pour lui donner
plus d’efficacité, je remplacerai la dernière poulie du palan par un anneau de
friction, ce qui permettra de mieux l’étarquer.
La cale
en bois des batteries avait moisi. Je l’avais enlevée ; c’était une
erreur car les batteries ballottaient avec le roulis et soulevaient le plancher.
J’ai replacé des petites cales en hauteur, parfait !
Quelques
éclats de gel coat à reprendre (avant babord, étrave).
En fin
de saison, l’alternateur ne chargeait plus ou mal. A première vue, pas
de fil déconnecté, à voir.
Il
faudra surveiller les batteries de service dont la tension semble
diminuer assez rapidement, même avec une décharge inférieure à 50%. Je
remplacerai la batterie moteur par la grosse batterie de la voiture, que
Peugeot m’avait remplacée pour rien.
Pour le
joint du sail drive, dilemme ;
changer ou ne pas changer ? On va l’inspecter et s’il n’y a pas de trace d’usure,
on reportera l’opération.
Le
plus gros souci est
maintenant lié à l’état du teck. Par endroit, il est tellement creusé que la
colle apparait. La réfection totale serait un gros chantier, nécessitant de démonter
tout l’accastillage du pont. On ne remettrait sûrement pas du vrai bois. Pour
le moment, j’ai mastiqué les 2 lattes les plus abîmées… pas très beau !
Une
solution serait d’hiverner en Tunisie, où un artisan est connu pour faire le
travail à un coût acceptable.
Notre temps s’est partagé entre navigation et circuit voiture, ce qui nous a contraints à laisser Thira dans un port pendant deux longues périodes. 1 276 Miles en bateau, et près de 2 300 km en voiture, soit des distances équivalentes.
La
météo clémente nous a ménagé de bonnes séquences de voile et les visites à terre
ont été d’une grande richesse.
En mer, nous avons apprécié Ponza, les îles Pontines et bien sûr le Stromboli.
À terre, dans le grand Sud, nous avons particulièrement aimé Tropea, la Cattolica de Stilo, Lecce, Alberobello, les églises romanes des Pouilles et Matera ; pour terminer, dans la région de Naples, nos préférences vont à Paestum, Herculanum et Pompéi, la côte Amalfitaine avec en particulier Ravello et Capri.
Une mention spéciale pour les Musées archéologiques de Reggio Calabria, Tarente et Naples.
Lessives, rangement et menues réparations avant de laisser Thira pour l’été.
On
passe un excellent dimanche à Agay chez Patrick et Cynthia.
Le
mistral attendu se met à souffler, la dernière nuit au port est agitée.
Beaucoup
de monde sur la route du retour, vent contraire, plusieurs accidents et
ralentissements.
Bien
contents d’être rentrés chez nous après deux mois et demi d’absence ; à la
suite de cette semaine de canicule, le temps s’est bien rafraîchi, on a presque
froid !
Mercredi : Préparatifs
Il
fait très chaud, Jacques lave le bateau, je fais les courses de bonne heure le
matin et tard le soir : laverie, supermarché, Mercato Rione, boulangerie
et pêcherie, je ne compte plus mes kilomètres à pied !
Jeudi
On
fait le plein le fuel dans l’autre marina de Salerne, avant de longer la côte amalfitaine,
des paysages de toute beauté :
Entre le Capo d’Orso et Maiori
Minori
Sur les hauteurs, Ravello ; on distingue sur la crête, les statues de la Terrasse de l’Infini de la Villa Cimbrone.
Atrani
Capo di Atrani
Amalfi
Conca
Capo Conca coiffé d’une Torre
Fiordo di Furore, une entaille creusée dans la côte par le torrent Schiato
Vettica Maggiore et son église aux tuiles vernissées
Positano
On
dépasse Li Galli, les îles des Sirènes, réserve naturelle interdite à la
navigation.
Le
vent se lève contre nous, aucun mouillage sûr à Capri, on se laisse tenter par
une bouée à Nerano (70 euros), à
l’extrémité de la côte amalfitaine. Rafales de vent et houle incessante générée
par les bateaux à moteur de passage mais la nuit est calme.
Nerano
Vendredi
Aucune
prévision météo vraiment favorable, pas de vent puis petit vent contraire
jusque Ponza à 65M, bon vent de Nord entre Ponza et Bonifacio à partir de cette
nuit mais qui s’efface ensuite. Pour en profiter, on décide d’annuler l’arrêt Ponza
et de mettre le cap sur les Bouches, à 240M.
Soleil,
mer belle, route au moteur, on dépasse Capri et Ischia. On met les voiles en
début d’après-midi (près, force 2 à 3, mer belle), on avance lentement, pas
tout à fait dans la bonne direction mais sans le ronronnement du moteur ;
prise d’un ris à la hauteur de Ventotène (près, force 3 à 4, un ris, mer peu
agitée). Le vent faiblit, moteur et virement de bord.
On
reprend notre cap après le diner (près, force 4, un ris, mer peu agitée), mais contre
le vent et la houle, on n’avance pas très vite...
Virement
de bord après Ponza, le vent faiblit.
Samedi
A
deux heures du matin, on quitte Palmarola, la plus à l’Ouest des îles Pontines
pour le grand saut vers Bonifacio.
On
loupe le train du vent de Nord, houle de face et faible vent portant, moteur...
On
croise un baril rouge qui flotte à la surface.
Deux
heures de voile à l’heure de la sieste (largue, force 3, mer peu agitée). Une
traîne se déroule à vive allure mais c’est une fausse alerte, le poisson s’est
décroché...
On
trouve enfin du vent en fin d’après-midi (petit largue, force 2 à 3, mer peu
agitée) ; il se maintient la nuit en tournant à l’Ouest puis au Nord et
nous mène dans la bonne direction (bon plein, force 3 à petit 4, mer
belle) .
Beaucoup
d’étoiles dans le ciel, un petit croissant de lune qui se couche à minuit.
Dimanche
Thira au lever du soleil
Le
trafic est intense aux abords d’Olbia et des Bouches de Bonifacio, il faut
veiller.
La
route nous a fait monter plus au Nord, on abat pour entrer dans le grand chenal
des cargos (grand largue, force 4, mer peu agitée).
Passage au Sud des Lavezzi, monument en hommage aux naufragés de la Sémillante
Le
vent forcit (grand largue, force 6, mer agitée), on enroule le génois ; puis
il tombe brutalement pour laisser la place à un vent de face, force 3 à 4. On
met le moteur pour passer les écueils des Moines et mouiller dans le Golfe de Mortoli.
La
nuit est très calme, on récupère de nos deux nuits de navigation.
Lundi
Départ
au moteur pour remonter la côte corse, très belle dans la brume du matin.
En
milieu de matinée, au niveau du golfe de Valinco et de Propriano, un petit vent
se lève (travers puis près, force 2 devenant 3 à 4, mer belle à peu agitée).
On
passe le cap Muro sans problème pour entrer dans le Golfe d’Ajaccio et
s’arrêter au mouillage des Îles
Sanguinaires, sous la pointe de la Parata.
Mardi
On
attend le milieu de la matinée pour partir, louvoyage pour passer le cap de
Feno (près, force 2, mer belle) et entrer dans le golfe de Sagone. Le vent
tombe, moteur ; celui de l’après-midi ne tarde pas à se lever (travers,
force 2 fraîchissant à 4, mer belle à peu agitée. On trace vers le mouillage de
la plage de Menasina, à l’Est de Cargèse.
La
Corse s’est couverte de nuages inquiétants, orages et pluie sur les reliefs.
Depuis
deux jours, on scrute trois météos, Arome, Icon et Arpège, pour planifier notre
retour. Aucune n’est très favorable ; pour nous, un seul impératif, avoir
traversé avant le mistral qui débute vendredi.
Décision
est prise, on part ce soir à 20 heures. Le vent se lève doucement (largue puis
bon plein, force 2 à 3, mer peu agitée).
Mercredi
Le
vent tourne et tombe, moteur.
Nuit
étoilée mais visibilité médiocre. Plancton luminescent dans le sillage du
bateau, éclairs au loin.
Le
vent revient au lever du jour, bon bord de voile (près à grand largue, force 2
à 4, mer belle à peu agitée). On fait route avec un autre voilier sous spi.
A
midi, à 25M de la côte, vent arrière qui faiblit, de la houle, on affale les
voiles, on se fait ballotter...
Reprise
du vent l’après-midi (travers, force 2, mer peu agitée), mouillage à l’heure de
l’apéro au Nord du Cap Taillat. Nuit
calme.
Jeudi
La
France subit une forte canicule depuis une semaine ; on passe une journée
tranquille au mouillage, davantage venté qu’au port et sans moustiques !
Ménage
des fonds, bricolages divers, blog, baignade.
Jacques
vérifie et nettoie l’hélice car le moteur vibrait beaucoup en arrivant
hier ; rien d’anormal.
La
coque n’est pas très sale mais a un éclat de gelcoat à l’étrave ; lors de
la traversée aller, nous avions entendu un bruit sourd sur la coque, sans doute
avons-nous heurté un objet flottant non identifié...
Vendredi
Départ
après le diner pour profiter du vent de l’après-midi (largue puis vent arrière,
force 3 devenant 4, mer peu agitée), beaucoup de monde sur l’eau, j’appelle sur
VHF un bateau à moteur qui nous croise de près à 22,8 nœuds...
Dans
le golfe de Saint-Tropez, il faut se faufiler entre les bateaux au mouillage.
Saint-Tropez
Amarrage
après le plein de fuel aux Marines de
Cogolin.