Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

lundi 1 juin 2026

HISTOIRE DE LA FONDATION DE ROME (D’après Guide vert Michelin)

 LA ROME ANTIQUE

 

La légende de sa fondation (753 av. J.-C.)

Tite-Live raconte qu’Enée, fuyant Troie, débarqua sur le Tibre. De l’union de sa descendante Rhea Silvia avec le dieu Mars, naquirent Romulus et Remus ; l’usurpateur Amulius les jeta dans le Tibre mais les jumeaux échoués au pied du Palatin, furent nourris par une louve et fondèrent Rome. Les nouveaux habitants reçurent pour épouses, les Sabines, enlevées à leurs pères.

 

La Rome royale (753-509 av.J.-C.)

Latins et Sabins s’installent sur les collines de Rome, le Palatin et le Capitole, un site avantageux sur la route du sel ; les Etrusques arrivent ensuite.

Ces trois tribus romaines règnent à tour de rôle. L’influence des Sabins fut considérable mais ce sont les Etrusques qui firent de Rome une véritable ville.

 

La République (509-27 av.J.-C.)

La famille étrusque des Tarquin fut chassée et la République proclamée.

Cette époque est marquée par la lutte entre les patriciens et les plébéiens.

Les patriciens sont des aristocrates qui possèdent les terres agricoles et occupent les fonctions politiques et sacerdotales ; ils dirigent des esclaves qui peuvent être affranchis.

La plèbe fait sécession sur l’Aventin et se dote d’une magistrature, le tribunat de la plèbe. Les XII tables confèrent l’égalité civile aux deux ordres.

La conquête de la péninsule italienne (5e au 3e s. av.J.-C.)

Guerre avec ses voisines, les villes de la Ligue latine.

Conquête de la ville étrusque de Véies.

Trois guerres samnites : après l’humiliation des Fourches Caudines, Rome vainc les armées fédérées samnite, étrusque, gauloise et ombrienne, et étend sa puissance sur l’Italie centrale.

Prise de la cité grecque de Tarente en battant l’armée de Pyrrhus, roi d’Epire ; cette victoire permet à Rome d’être en contact avec la culture hellénistique.

Les trois guerres puniques (3e au 2e s. av.J.-C.)

Rome affronte la cité phocéenne de Carthage en Afrique du Nord :

Première guerre punique, Rome conquiert la Sicile puis la Sardaigne.

Deuxième guerre punique : le Carthaginois Hannibal pénètre en Italie par les Alpes, bat les Romains mais échoue devant Rome ; la contre-offensive romaine chasse Hannibal d’Espagne, il est battu par Scipion l’Africain à Zama.

Troisième guerre punique : Carthage est prise et rasée par les Romains.

Des généraux au pouvoir, Marius et Sylla

Une guerre sociale oppose Rome à ses alliés italiques qui obtiennent la citoyenneté romaine.

Une première guerre civile oppose Sylla, chef de file du Sénat, et Marius, représentant du parti populaire ; Sylla proscrit Marius et obtient de force le commandement des légions qui devaient combattre Mithridate, roi du Pont ; dès son retour Sylla met en place la dictature.

Le premier triumvirat : Crassus, Pompée et César

Crassus maîtrise la révolte des esclaves conduite par Spartacus ; il est élu consul avec Pompée, ancien lieutenant de Sylla.

Cicéron dénonce Catilina qui tente, avec l’appui de César, d’assassiner les deux consuls.

Un accord entre Crassus, Pompée et César donne naissance au premier triumvirat.

César, nommé consul conquiert la Gaule, la Bretagne et combat les tribus germaniques. En Orient, Crassus est battu et tué. Pompée est nommé consul unique par le Sénat.

Commence alors la guerre civile entre Pompée et César, l’armée de Pompée est défaite, Pompée est assassiné.

Le deuxième triumvirat : Antoine, Octave et Lépide

Ils se partagent le monde romain : Antoine reçoit l’Orient, Octave, l’Occident et Lépide, l’Afrique.

La fin de la République

Lépide meurt et Antoine qui a épousé Cléopâtre, reine d’Egypte, s’est discrédité ; lors de la bataille navale d’Actium, Octave bat Antoine qui se suicide, et annexe l’Egypte.

 

Le Haut Empire

Les Julio-Claudiens (27 av.J.-C.-69 apr.J.-C.)

Octave reçoit du Sénat tous les pouvoirs et le nom d’Auguste. Il réorganise l’administration des provinces et divise la ville de Rome en 14 quartiers.

Tibère, fils adoptif d’Octave, lui succède.

Caligula, petit-neveu de Tibère, impose une vision absolutiste du pouvoir impérial et meurt assassiné.

Claude, oncle de Caligula, lui succède. Il annexe la Bretagne et lutte contre le Sénat. Il est assassiné par sa femme, Agrippine.

Néron, fils d’Agrippine, adopté par Claude, lui succède. La répression d’une conjuration de sénateurs conduit Sénèque au suicide et pousse Néron à un despotisme sanglant. Il provoque l’incendie de Rome en 64 et persécute les chrétiens. Néron se suicide.

Galba, Othon, Vitellius, guerre civile entre Vitellius et Vespasien, le Capitole est incendié.

Les Flaviens (69-96)

Vespasien est proclamé empereur.Il promulgue la Lex de imperio qui établit les compétences de l’empereur et fait construire l’amphithéâtre Flavien (Colisée).

Titus, fils ainé de Vespasien.

L’éruption du Vésuve en 79 détruit Herculanum, Stabies et Pompéi et cause la mort de Pline l’Ancien, venu avec la flotte au secours des habitants.

Domitien, frère de Titus, mourra à la suite d’une conspiration.

Les Antonins et le principat adoptif (96-192)

Nerva, inaugure le mode de succession au trône par adoption d’un héritier.

Trajan, né en Espagne, est considéré comme le meilleur des empereurs. Il réalise de gigantesques travaux publics (forum, port d’Ostie...), il décrète une mesure sociale en faveur de l’enfance et conquiert la Dacie (Roumanie), la Mésopotamie et le royaume des Nabatéens et sa capitale Pétra.

Hadrien, partisan d’une politique de paix, fait construire des fortifications (mur

d’Hadrien en Bretagne). Cultivé et raffiné, il parcourt l’empire. Son règne est terni par une terrible révolte des Hébreux en Palestine.

Antonin le Pieux ouvre une période de paix.

Marc Aurèle, philosophe stoïcien.

Commode, fils de Marc Aurèle, cruel, il est assassiné.

Les Sévères et l’anarchie militaire du 3e siècle

Septime Sévère, général ; le gouvernement évolue vers l’autocratie militaire.

Caracalla, fait assassiner son frère pour s’emparer du pouvoir ; l’édit de Caracalla accorde à tous les hommes libres de l’Empire la citoyenneté romaine.

Elagabal, grand prêtre d’un culte solaire, est assassiné.

Alexandre Sévère est tué par Maximin qui lui succède ; s’ensuit un période d’anarchie militaire marquée par les agressions des Germains et des Perses.

Valérien, déchaîne les persécutions contre les Chrétiens. Il est vaincu par les Perses.

Il a pour successeur son fils Gallien.

Aurélien fait entourer Rome de murs.

Le Bas-Empire et les invasions

La tétrarchie

Dioclétien établit la tétrarchie, gouvernement à quatre, deux augustes et deux césars. Il ordonne de violentes persécutions contre les chrétiens alors qu’en Orient, Galère leur rend la liberté de culte. Rome perd son rang de capitale.

Un empereur chrétien

Constantin se proclame Auguste et deviendra seul empereur ; il promulgue l’Edit de Milan qui

 

A suivre, nous visitons Rome !

dimanche 31 mai 2026

Du jeudi 21 mai au vendredi 29 mai 2026 : EXCURSION dans le LATIUM et les ABRUZZES

LATIUM

TIVOLI

A 35km de Rome, l’ancienne Tibur, fut un lieu de villégiature sous l’Empire. Ville indépendante, elle fut ensuite rattachée aux Etats Pontificaux.

Villa Adriana (2e s.), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO    

L’Empereur Hadrien y fit réaliser en 118, l’un des ensembles les plus admirables de l’Antiquité, la Villa Adriana. Il s’agit du rêve d’un homme passionné d’architecture, qui veut rendre hommage aux plus beaux sites qu’il a visités pendant ses voyages en Grèce et en Egypte..

Il choisit ce lieu près d’un cours d’eau et de carrières de tuf, et dessine lui-même les plans de la plupart des bâtiments.

Le Pecile, du nom d’un portique d’Athènes, la Stoa Poikile, rectangle aux petits côtés arrondis.

Le long du mur Nord, un double portique couvert ou l’on se promenait l’après-midi ; l’aller-retour de 450 mètres, répété plusieurs fois, était la distance recommandée par la médecine pour faciliter la digestion post-prandiale !




Au centre, un vaste jardin avec un bassin 







La salle aux trois exèdres, probablement l’entrée à un jardin monumental





La salle des Philosophes, une salle de réception : la villa est un dernier exemple de construction en opus réticulé ; les murs étaient ensuite couverts de dalles de porphyre.





Teatro Marittimo, un miracle d’élégance !



au centre duquel s’élève une domus en miniature ; l’empereur aimait s’y isoler, il y accédait par un petit pont pivotant en bois. 







Les bibliothèques latine et grecque, sans doute des habitations







pavées de mosaïques.







Les hospitalia, hôtellerie réservée aux invités de rang inférieur : dix petites chambres où dans chacune dormaient trois personnes ;






pavement de mosaïques de différents motifs.







Le triclinium, la salle à manger de l’hôtellerie






Palazzo Imperiale, la résidence impériale avec des chambres autour du péristyle et des jardins avec fontaines, était située à l’emplacement d’une ancienne villa républicaine. Il en reste malheureusement peu d’éléments.




Nympheo







La Sala dei Pilastri Dorici servait de salle du trône.






Piazza d’Oro, cette grande place bordée d’un double portique, était destinée aux cérémonies officielles et aux activités récréatives :




une salle couverte d’une coupole servait de salle d’audience ;







cette place était richement décorée, statues de la famille impériale et beau pavement de marbre polychrome en opus sectile.




 


Le vivier de la Peschiera, la résidence d’hiver de l’empereur ; son sol surélevé laissait passer l’air chaud en hiver.





Terme


 


Les petits thermes aux belles coupoles







étaient richement décorés.







Les grands thermes possédaient une salle avec abside.






Canopo, un hommage d’Hadrien à la ville égyptienne de Canope, reliée à Alexandrie par un canal, mais aussi à Antinoüs, son favori noyé dans le Nil :




Le Canopo, un long bassin rappelle le fleuve ;







 

crocodile symbole du Nil, statues des dieux Mars, Mercure et Minerve.








Cariatides







Au fond, le Sérapeum, temple au dieu égyptien Sérapis.





L’antiquarium


 


 

Vibia Sabina, femme d’Hadrien, marbre blanc









Cariatide du Canope, réplique romaine de la kore de l’Erechthéion de l’Acropole à Athènes, marbre








Horus, dieu égyptien sous la forme d’un faucon, marbre









Acanthes dont on reconnaît les feuilles caractéristiques.







La villa Adriana, une réalisation grandiose ! Visite que l’on a beaucoup appréciée.

Villa d’Este (16e s.), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO  

En 1550, le cardinal Hippolyte d’Este fit édifier la luxueuse Villa d’Este et son « jardin des merveilles ». Il en confie la construction à l’architecte napolitain Pirro Ligorio mais il décède peu de temps après son inauguration...



Aigle et fleur de lys du blason de la famille d’Este





Palais

Les salles de l’Appartamento Nobile sont couvertes de fresques, sur les murs, des paysages, et au plafond, des scènes de la mythologie ou de l’Ancien Testament :




Le Palazzo vu des jardins








Salle d’Hercule, légendaire ancêtre de la famille d’Este,








Hercule et le minotaure.








Salon de la fontaine prévu pour accueillir des banquets, un fontaine en guise de cheminée !







Au plafond, Le Banquet des dieux, où on admire la perspective des colonnes ; Zuccari s’est inspiré d’une fresque de Raphaël de la villa Farnese.






Hall de Moïse : au plafond, Moïse fait jaillir l’eau du rocher pour abreuver le peuple d’Israël qui campe dans le désert. 






Les jardins, une invitation à écouter la musique de l’eau




De la loggia, perspective sur les jardins








Fontana del Bicchierone, fontaine du Gros Verre, attribuée au Bernin





La Rometta ou fontaine de Rome : l’eau de l’Aniene coule en cascade pour remplir un bassin symbolisant le Tibre ; au centre, une barque, l’île Tibérine, surmontée d’une obélisque ; en haut, Rome victorieuse et la louve.





Cento Fontane, les Cent Fontaines, ornées de têtes d’animaux, de barques et d’aigles ; cette allée relie la fontaine de Rome à celle de Tivoli, le Tibre à l’Aliene.






Fontana di Tivoli ou dell’Ovato : les cascades de l’Aniene dégringolent des monts de Tivoli ; en haut, la Sibylle de Tibur.







La monumentale fontana dell’Organo, fontaine de l’Orgue ;




 


ce nom provient d’un orgue hydraulique qui fonctionne uniquement par la force de l’eau.








En contrebas, les viviers où l’on élevait des truites.









Sous la villa, fontana dei Draghi, la fontaine des Dragons








Des viviers, vue sur la fontana di Nettuno et la fontaine de l’Orgue







Fontana di Madre Natura, fontaine de de Mère Nature, ornée d’une statue de Diane d’Ephèse ; la déesse de la fertilité est dotée de multiples seins ou testicules de taureau, caractéristique de la Diane du temple d’Ephèse ; il en existe une copie dans la collection Farnese (Musée archéologique de Naples).







Le cloître de l’ancien couvent de Santa Maria Maggiore sur lequel s’élève la villa.





De belles fresques et une agréable promenade au bruit de l’eau qui révèlent la splendeur des villas d’autrefois.

Ces deux sites gagneraient à être mieux entretenus...

CASTELLI ROMANI

Ce ne sont pas des châteaux mais de jolis villages perchés au Sud de Rome, autrefois des seigneuries de familles nobles.

Circuit décevant, beaucoup de circulation, sites et parkings inaccessibles...

Abbazia di Santa Maria di Grottaferrata (11e s.)

Fondée par St Nil et St Bartholomé, elle est de culte catholique gréco-byzantin, et c’est encore un centre de restauration de livres anciens. Elle a été décorée par les mosaïstes siciliens de la Cathédrale de Monreale.




Eglise avec son campanile aux incrustations de couleur et sa fontaine néogothique.







Après le portique d’entrée,





 

le portail byzantin est surmontée d’une mosaïque du Christ en trône, entouré de la Vierge et de St Jean Baptiste (11e s.).






La nef et l’iconostase baroque dessinée par le Bernin






Au dessus de l’arc triomphal, une grande mosaïque byzantine représentant la Pentecôte ; le trône est vide, les apôtres attendent la venue du Christ (12e s.).







La cripta ferrata a été aménagée dès le 5e siècle en lieu de culte chrétien. Selon la tradition, la Vierge y est apparue à St Nil et St Bartholomé lors d’un pélerinage à Rome.








Chapelle Farnese, fresque de la vie de St Nil







Pavement de marbre polychrome.







Le Lago di Nemi, aussi appelé « miroir de Diane », se loge au fond d’un cratère.




 


Résidence papale, piazza della Liberta à Castel Gondolfo






SUR LA ROUTE DES MONASTERES BENEDICTINS

Nous allons suivre les traces de Saint Benoît de Nursie (6e s.), de Subiaco où il s’est retiré en ermite pendant trois ans, à Montecassino où il a fondé un monastère, berceau de l’ordre bénédictin régi par la règle « Ora et labora »

Monastero San Benedetto à Subiaco (11e s.)





Le complexe, adossé à la montagne, comprend deux églises superposées :







L’église supérieure, décorée de fresques des 14e et 15e s. consacrées à la vie du Christ et de St Benoît. 




Le choeur









et la voûte.








Les docteurs de l’Eglise surmontés par les évangélistes, ici St Jérôme et St Luc.







L’entrée à Jérusalem,







le baiser de Judas, la désertion des apôtres, le jugement de Ponce-Pilate, la montée au calvaire






et la crucifixion.







Les moines de Vicovaro cherchent à empoisonner St Benoît mais la coupe se casse miraculeusement ; guérison d’un moine possédé du démon.




 


Le martyr de St Placide à Messine ; la langue coupée, il continue de parler !






L’église inférieure est couverte de fresques dues au Magister Conxolus, 13e s..




Cappella San Romano,









St Romain nourrissant St Benoît (détail). 







Christ Pantocrator








St Maur sauve le jeune Placide de la noyade.







Sacro speco




La grotte où St Benoît vécut en ermite pendant trois ans.





Scala santa





L’escalier saint suit la courbe du rocher.








Le Triomphe de la Mort, implacable arbitre de toute destinée humaine.







Cappella della Madonna, Vierge à l’Enfant entourée de St Benoît, St Maur et Placide.







Tout proche, le Monastero di Santa Scolastica, monastère de Ste Scolastique, soeur de Benoît.





On a admiré les couleurs éclatantes et la finesse des fresques, un ensemble magnifique dans un décor grandiose !

Nuit à Sublaco, un coin perdu dans les Monts de Rome.

Cattedrale di Anagni (11e- 12e s.)

La ville est connue pour avoir vu naître quatre papes et pour avoir abrité une résidence papale pendant tout le 13e siècle.

La cathédrale a été voulue par Pierre de Salerne, évêque d’Anagni, afin d’y conserver les reliques des saints.





Cathédrale romane à trois nefs et son imposant campanile








Sur son flanc méridional, la chapelle Gaetani et la loggia du pape Boniface VIII.





Visite du musée de la cathédrale 





Buste en argent de la Vierge, reliquaire de son vêtement.









Châsse de Thomas Becket en émail de Limoges, contenant les reliques du martyr.





Chape de Boniface VIII en soie brodée (13e s.) ; elle est ornée de trois animaux symboliques, l’aigle à double tête, le griffon et les perroquets qui symbolisent les qualités que doivent avoir selon lui un pape, la continuité, le pouvoir et l’éloquence.






Vierge à l’Enfant, icône du 14e s ; à l’intérieur de la toile sont conservées les reliques de trois saints, Thomas Becket, Thomas d’Aquin et Pierre de Salerne.






Cathédrale et sa crypte


 



Trône épiscopal et chandelier pascal (12e s.) à colonne torse







Pavement des Cosmati (13e s.)






L’Oratoire de Thomas Becket, archévêque anglais assassiné dans la cathédrale de Canterbury ; cet ancien mithraeum a conservé son autel de sacrifice.







La Crypte de San Magno, patron d’Anagni, est couverte de fresques du 13e siècle très bien restaurées :






La Création du Cosmos, l’Homme au centre du cycle de la vie humaine et du cycle de la nature ; Galien et Hippocrate discutent de la théorie de Timée de Platon, selon laquelle tout naît de l’union de quatre éléments, le feu, l’air, l’eau et la terre.







Les Philistins volent et emportent l’Arche d’Alliance chez eux, mais sa présence provoque terreur, mort et peste ;






ils la rendent au peuple juif.







Christ Pantocrator, donnant la bénédiction à la manière grecque.







Le maître-autel de San Magno conserve ses reliques ; scènes du martyre du saint,







le peuple d’Anagni fait une offrande aux Sarrasins afin de récupérer son corps







pour l’enterrer.







Le martyre de St jean l’Evangéliste sous l’empereur Domitien ; St Magne sauve un enfant de la noyade,







il guérit un jeune paralysé, puis un estropié qu’il envoie en mission ;






il guérit la main malformée d’Italo et lui indique l’endroit où il doit creuser pour trouver des reliques.






Un ensemble de fresques exceptionnel !




Palais du pape Boniface VIII






Logement dans la vieille ville d’Anagni, au pied de la cathédrale.

Abbazia di Casamari (11ème s.)

A l’emplacement d’un temple de l’ancienne Cereate, les moines bénédictins ont élevé cette abbaye, un des premiers exemples de gothique en Italie.

Par la suite, elle est passée aux mains des cisterciens – un ordre monacal plus strict d’origine française – , qui l’occupent encore actuellement.




Abbazia di Casamari, la Maserati de la mariée !






Le portail central de style roman présente un tympan sculpté de motifs floraux, conformément à l’interdiction cistercienne de représenter des êtres humains ou des animaux.






La nef comprend trois vaisseaux séparés par d’imposants piliers,







avec des voûtes d’ogive très hautes.








Hommage aux six martyrs de Casamari, des moines assassinés par des soldats napoléoniens.









Porte de bronze, décorée du lion de St Marc






 



Le cloître







est décoré de colonnes jumelées, parfois torsadées ;








il donne accès à la salle capitulaire







et au réfectoire encore utilisé de nos jours.








Le baptême du Christ, bronze ciselé et doré (18e s.)







Une ébauche du gothique qui a gardé la robustesse, la simplicité et la clarté du roman.

Nuit à Piedimonte San Germano ; logement neuf avec piscine mais il fait trop froid pour se baigner !

Abbazia di Montecassino (11e s. et 20e s.)

L’abbaye a été fondée en 529 par St Benoît, et c’est ici qu’il a mis en oeuvre la Règle de son ordre qui a été suivie partout en Occident : en plus de la discipline à adopter pour vivre dans l’amour, la prière, l’humilité et l’obéissance, la Règle bénédictine préconise l’étude intellectuelle et le travail manuel, « Ora et Labora ». L’abbaye a connu son apogée au 11ème siècle, sous l’égide de l’Abbé Didier.

En 1944, la bataille de Cassino a donné lieu au pillonnage de l’abbaye par les Alliés qui cherchaient à percer la défense allemande pour accéder à Rome. Dix ans de travaux ont été nécessaires pour la reconstruire.

Quatre cloîtres mènent à l’abbaye ; aujourd’hui, jour de Pentecôte, on arrive juste au moment où débute la cérémonie des confirmations en présence de l’évêque !




L’abbaye, perchée au sommet du mont Cassin







Chiostro di San Martino








Chiostro del Collegio






 


Chiostro del Bramante














L’escalier mène au Chiostro dei Benefattori et à la Basilique dont la façade est très sobre ;







l’intérieur est baroque, foisonnant de marbres, stucs et dorures...















Angelot soutenant un bénitier.







L’ensemble est grandiose mais n’a pas beaucoup de charme.

De cette route des monastères bénédictins, nous avons préféré les fresques du Monastère St Benoît de Subiaco et de la Cathédrale d’Anagni.

ABRUZZES

Parco Nazionale d’Abruzzo, Lazio e Molise

Le Parc national, tapissé de forêts, est considéré comme l’un des poumons verts de l’Europe. L’ours brun marsicain, emblème du parc, est une sous-espèce protégée ; c’est l’unique ours qui n’hiberne pas.

Le point culminant des Abruzzes est le Monte Petroso (2 247m). 



Une belle route en lacets monte vers Olpi et redescend vers Scanno ; malheureusement, on doit la partager avec plusieurs groupe de motards... 







Un contraste saisissant entre les zones boisées et les zones rocheuses








Un bel arrêt pique nique, une fois n’est pas coutume !














A défaut d’ours, on rencontre des renards ; certains viennent quémander autour des voitures.





Scanno





Un village médiéval, très prisé des photographes italiens et de Henri Cartier-Bresson, qui gagnerait à être restauré.









Costume traditionnel des femmes, bronze d’un sculpteur de Scanno.






 


Le lac de Scanno, s’est formé par l’éboulement qui a barré le cours du Sagittario.







De la neige sur les sommets, inhabituel à la fin de mai !





Nuit sur le lac de Scanno.

Gole del Sagittario





La route sinueuse s’enfonce ensuite dans les gorges du Sagittaire






 


et nous offre un magnifique spectacle sauvage.





 











Pont de Villalago








Au loin, le barrage







A la sortie des gorges, le beau village d’Anversa degli Abruzzi.





Sulmona

Une petite ville médiévale qui a gardé ses traditions ; chaque année en juillet  se déroule la Giostra Cavalleresca, un défilé en costumes Renaissance suivi d’un tournoi de joutes à cheval.




La Porta Napoli, avec sa façade à bossages sculptés de rosettes, mène à la vieille ville.







La Piazza Garibaldi où se déroulent les festivités ; au fond, l’ancien couvent Santa Chiara (13e s.).






L’aqueduc construit par Manfred, fils de Frédéric II de Hohenstaufen







La Santissima Annunziata, un ensemble monumental formé d’une église baroque et d’un magnifique palais (15e-18e s.) :







à gauche, un portail gothique, la Vierge et St Michel,









et un somptueux triplet ;








le portail central, encadré par les docteurs de l’Eglise, est surmonté d’une fenêtre géminée Renaissance.






Les bouquets de confetti, dragées de Sulmona.






Nuit près de Casauria, on mange des arrosticini, mini-brochettes d’agneau grillé.

Abazzia San Clemente a Casauria (12e s.)



Fondée par louis II, empereur d’Occident, et détruite par les Normands, l’abbaye a été reconstruite par les moines bénédictins.






Le tympan du portail raconte l’histoire de sa fondation : Louis II reçoit du pape l’urne contenant les reliques de St Clément, puis l’achemine à dos d’âne vers le lieu choisi pour l’édifier.






Chapiteau du portique







L’intérieur est dépouillé :








Chandelier pascal avec des insertions en mosaïque, dans le style cosmatesque.









L’ambon, décoré de l’aigle de St Jean,









est orné de fleurs finement sculptées.









Un sarcophage paléochrétien surmonté d’un ciborium, sert de maître-autel.









Urne de St Clément








Vierge à l’Enfant, statue de pierre de Maiella, décapitée pendant l’invasion de l’armée française.








Champs de coquelicots de la vallée d’Aterno.






L’Aquila

La cité de « l’aigle », capitale des Abruzzes, a été sérieusement endommagée lors du tremblement de terre du 6 avril 2009. Sa reconstruction est toujours en cours .

Santa Maria di Collemaggio (13e s.)

Cette basilique a été édifiée en style roman, à l’initiative de l’ermite Pietro de Morrone qui y fut couronné pape sous le nom de Célestin V. Il n’a été pape que cinq mois mais par la « Bulle du pardon », a pu instaurer la première « année sainte » ou jubilé de l’Eglise.




La façade, toute plate, est décorée d’un joli motif géométrique rose et blanc.








Le portail roman







Sur le flanc gauche s’ouvre un jour par an, la Porta Sancta : le « Grand Pardon » est accordé à toute personne qui la franchit le 28 août !







La nef, d’une grande sobriété,






 

est pavée de rose et de blanc.







Le mausolée baroque de St Célestin (16e s.)







dont le blason rappelle qu’il est issu d’une famille de paysans.





Une restauration très bien réussie de cette église emblématique de l’Aquila.

San Bernardino (16e s.)

La basilique St Bernardin de Sienne, a résisté à tous les tremblements de terre.




La façade en pierre blanche est divisée en trois ordres de colonnes, dorique, ionique et corinthien.








Plafond baroque en bois peint et doré (18e s.)









Mausolée de St Bernardin









Chapelle du Rédempteur, retable en terre cuite vernissée









Nativité (17e s.)







L’Aquila est une ville très vivante, en pleine reconstruction à l’identique des monuments anciens qui n’ont pas encore retrouvé la patine des siècles.





Palazzo Burri (16e s.-18e s.)









Fontana luminosa






On loge dans un appartement entièrement rénové de la vieille ville, Domus quatro Cantoni. Bon restaurant, la Malandrina.

Ainsi se termine ce premier périple ; nos meilleurs souvenirs iront à la Villa Adriana et aux fresques des monastères bénédictins.