Dimanche
Courses au
Conad, pain et spécialités sardes.
La traversée de
la mer Tyrrhénienne vers les Îles Pontines est à exclure mardi et mercredi, on
hésite à partir aujourd’hui ou à attendre demain. Finalement, décision est prise
de se lancer...
Sortie au
moteur du chenal et du Golfe d’Olbia, passage de la Tavolara.
Un fort vent d’Ouest
est attendu en milieu d’après-midi au sortir des Bouches de Bonifacio ; on
pique au SE pour l’éviter, pas de vent et beaucoup de houle, navigation au
moteur désagréable.
En milieu d’après-midi,
à la latitude d’Ottiolu, le vent commence à se lever, on met le cap à l’Est et les
voiles (grand largue, force 3 à 4, mer agitée) mais très vite, la houle et le
manque de vent nous obligent à relancer le moteur ; la voile bat, on finit
par l’affaler en début de nuit.
Juste avant
minuit, le pilote nous lâche, on se relaiera à la barre jusqu’à l’arrivée...
Lundi
Deux heures
de génois (grand largue, petit 4, mer agitée) et le vent retombe...
Quelques
petits dauphins noirs viennent jouer avec Thira en passant et repassant devant
son étrave ; c’est toujours un moment magique mais difficile à immortaliser !
Dans l’après-midi,
on arrive enfin à Palmarola puis à Ponza :
Palmarola, les
Faraglioni di Mezzogiorno et la Cala Brigantino,
au milieu, le Scoglio Suvace, rocher de tuf qui porte le nom d’un poisson local.
Ponza, un
pêcheur remonte ses filets.
Cala Chiaia di Luna
Punta della Guardia
Mouillage à Ponza, Cala Frontone.
Au soleil couchant, vue sur le village de Ponza entre l’île et le Scoglio Ravia.
Une traversée
lamentable, vent pas aussi fort qu’annoncé et houle imprévue ; par vent
portant, un force 4 est nécessaire pour avancer quand il y a de la mer...
VISITE DE PONZA
Ponza est
d’origine volcanique ; l’île, en forme de croissant, correspond au bord du
cratère d’un volcan qui a explosé entre elle et le continent.
Ponza
On débarque
en annexe dans le petit port pour louer une voiture.
Le port de pêche aménagé par les Bourbons d'Espagne, inchangé depuis le 18e siècle
Des escaliers voûtés mènent aux habitations.
L’avant-port, les faraglioni et le Scoglio Ravia
Ponza en amphithéâtre autour du port et le tunnel romain
Tour de l’île
On emprunte
la route panoramique qui réserve de belles vue sur la côte Ouest :
Cala Chiaia di Luna
Faraglioni di Maria Rosa
Vue sur le Nord de Ponza ; au loin, Isolotto di Gavi et Isola di Zannone.
Cala Feola
Piscines naturelles
Cala dell’Acqua
Cala Fonte
A l’extrémité Nord de Ponza, on emprunte un joli sentier dans le maquis vers la Punta dell’Incenso ;
San Silverio, pape mort en exil à Palmarola (6e s.), est le patron de Ponza.
Visite des citernes romaines
L’eau de
pluie, recueillie au niveau des toits des maisons, était collectée dans quatre
citernes creusées dans le tuf et connectées entre elles ; lors des périodes de
sécheresse, elles fournissaient en eau Ponza et la flotte romaine.
La Cisterna romana della Dragonara comprenait plusieurs corridors voûtés parallèles et pouvait contenir 3 000 m3 d’eau.
La Cisterna romana del Corridoio, plus basse, était directement connectée au réseau de la zone portuaire.
Au retour, le
moteur d’annexe fait un bruit inquiétant et tombe en panne en arrivant au
bateau...
Le vent a
soufflé toute la nuit, pluie ; on reste au mouillage le lendemain, journée
bien remplie de bricolage et de blog.
A l’examen du
pilote, le raccordement du vérin sur le secteur de barre est usé, problème
identique à celui qu’on avait rencontré au milieu de l’Atlantique ; Jacques
et Joël, rodés par cette première expérience, nous installent en quatre heures la
pièce qu’on avait en réserve.
Moins de
succès avec le moteur d’annexe, fuite d’essence et problème plus grave non
identifié...
Vent fort
toute la journée de jeudi, on retarde à demain notre départ à Ventotene.
Navigation le long de la côte Est :
Cala del Core, des couleurs magnifiques
Dans Cala d’Inferno, le bateau ravitailleur en eau
Scoglio del Parroco, une arche naturelle
Trop de rafales dans le mouillage près de l’arche, on retourne passer la nuit dans Cala del Core.
Ponza est une
île magnifique, on ne regrette pas d’y être retournés !



