Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

mercredi 13 mai 2026

Du dimanche 10 mai au jeudi 14 mai 2026 : OLBIA (SARDAIGNE) – CALA FRONTONE (ISOLA PONZA) – CALA DEL CORE (165M et 2M) et VISITE de PONZA

Dimanche

Courses au Conad, pain et spécialités sardes.

La traversée de la mer Tyrrhénienne vers les Îles Pontines est à exclure mardi et mercredi, on hésite à partir aujourd’hui ou à attendre demain. Finalement, décision est prise de se lancer...

Sortie au moteur du chenal et du Golfe d’Olbia, passage de la Tavolara.


Un fort vent d’Ouest est attendu en milieu d’après-midi au sortir des Bouches de Bonifacio ; on pique au SE pour l’éviter, pas de vent et beaucoup de houle, navigation au moteur désagréable.

En milieu d’après-midi, à la latitude d’Ottiolu, le vent commence à se lever, on met le cap à l’Est et les voiles (grand largue, force 3 à 4, mer agitée) mais très vite, la houle et le manque de vent nous obligent à relancer le moteur ; la voile bat, on finit par l’affaler en début de nuit.

Juste avant minuit, le pilote nous lâche, on se relaiera à la barre jusqu’à l’arrivée...

Lundi

Deux heures de génois (grand largue, petit 4, mer agitée) et le vent retombe...

Quelques petits dauphins noirs viennent jouer avec Thira en passant et repassant devant son étrave ; c’est toujours un moment magique mais difficile à immortaliser !

Dans l’après-midi, on arrive enfin à Palmarola puis à Ponza :









Palmarola, les Faraglioni di Mezzogiorno et la Cala Brigantino,




au milieu, le Scoglio Suvace, rocher de tuf qui porte le nom d’un poisson local.







Ponza, un pêcheur remonte ses filets.














Cala Chiaia di Luna




Punta della Guardia






Mouillage à Ponza, Cala Frontone.












Au soleil couchant, vue sur le village de Ponza entre l’île et le Scoglio Ravia.

Une traversée lamentable, vent pas aussi fort qu’annoncé et houle imprévue ; par vent portant, un force 4 est nécessaire pour avancer quand il y a de la mer...

VISITE DE PONZA

Ponza est d’origine volcanique ; l’île, en forme de croissant, correspond au bord du cratère d’un volcan qui a explosé entre elle et le continent.

Ponza

On débarque en annexe dans le petit port pour louer une voiture.




Le port de pêche aménagé par les Bourbons d'Espagne, inchangé depuis le 18e siècle







Des escaliers voûtés mènent aux habitations.








L’avant-port, les faraglioni et le Scoglio Ravia





 


Ponza en amphithéâtre autour du port et le tunnel romain





Tour de l’île

On emprunte la route panoramique qui réserve de belles vue sur la côte Ouest :




Cala Chiaia di Luna







Faraglioni di Maria Rosa 







Vue sur le Nord de Ponza ; au loin, Isolotto di Gavi et Isola di Zannone. 







Cala Feola





 


Piscines naturelles








Cala dell’Acqua







Cala Fonte







A l’extrémité Nord de Ponza, on emprunte un joli sentier dans le maquis vers la Punta dell’Incenso ;







San Silverio, pape mort en exil à Palmarola (6e s.), est le patron de Ponza. 






 Visite des citernes romaines

L’eau de pluie, recueillie au niveau des toits des maisons, était collectée dans quatre citernes creusées dans le tuf et connectées entre elles ; lors des périodes de sécheresse, elles fournissaient en eau Ponza et la flotte romaine. 




La Cisterna romana della Dragonara comprenait plusieurs corridors voûtés parallèles et pouvait contenir 3 000 m3 d’eau. 









La Cisterna romana del Corridoio, plus basse, était directement connectée au réseau de la zone portuaire.






Au retour, le moteur d’annexe fait un bruit inquiétant et tombe en panne en arrivant au bateau...

Le vent a soufflé toute la nuit, pluie ; on reste au mouillage le lendemain, journée bien remplie de bricolage et de blog.

A l’examen du pilote, le raccordement du vérin sur le secteur de barre est usé, problème identique à celui qu’on avait rencontré au milieu de l’Atlantique ; Jacques et Joël, rodés par cette première expérience, nous installent en quatre heures la pièce qu’on avait en réserve.

Moins de succès avec le moteur d’annexe, fuite d’essence et problème plus grave non identifié...

Vent fort toute la journée de jeudi, on retarde à demain notre départ à Ventotene.

Navigation  le long de la côte Est :




Cala del Core, des couleurs magnifiques







Dans Cala d’Inferno, le bateau ravitailleur en eau





 



Scoglio del Parroco, une arche naturelle







Trop de rafales dans le mouillage près de l’arche, on retourne passer la nuit dans Cala del Core.

Ponza est une île magnifique, on ne regrette pas d’y être retournés !

mercredi 6 mai 2026

Du mercredi 6 mai au samedi 9 mai 2026 : MARINES DE COGOLIN – BAIE DE PAMPELONNE (FRANCE) – PORTISCO (SARDAIGNE, ITALIE) – OLBIA (9M, 186M et 16M)


Mercredi

Joël qui nous avait accompagné lors de notre traversée de l‘Atlantique, se joint à nous cette année.

Notre programme de navigation nous mènera à Rome en passant par les Bouches de Bonifacio et les Îles Pontines, au large de Naples. 

 

 

 

 

 Thira prêt au départ.

 

 

 

 

 


Passage d’une dépression, le baromètre a dégringolé ; grosse pluie cette nuit et de forts vents d’Ouest s’annoncent pour l’après-midi.

Prise d’un ris préventif au port et départ en milieu de matinée, on décide de faire une halte en attendant une météo plus clémente. Sortie tranquille du Golfe de Saint-Tropez (travers, force 2 à 3, mer belle à peu agitée) puis louvoyage dans la Baie de Pampelonne (près, force 4 avec rafales à 5, mer peu agitée). Mouillage au bout de la plage, près de Bonne Terrasse, on met 40 mètres de chaîne. Le vent, glacial, souffle jusqu’en milieu de nuit.

Jeudi

Petit-déjeuner à 4 heures du matin pour un départ matinal vers Bonifacio. On démarre les quarts de trois heures.

Le vent s’est calmé, on enlève notre ris au lever du soleil (grand largue, force 3 à 4, mer peu agitée).

Soleil, bonne route tranquille jusqu’en fin d’après-midi ; le vent faiblit et tourne doucement de l’Ouest au Nord ; moteur pendant une bonne heure, jusqu’à le retrouver sur l’autre amure (grand largue, force 3 à 4, mer peu agitée).

Les montagnes enneigées de Corse sont en vue. A l’heure de l’apéro, le fil de traîne se déroule à tout allure, au bout, une dorade coryphène qui se détache tout près du bateau... 



 

 Belles couleurs au coucher du soleil,






 

pas de rayon vert.






Un petit passereau mal en point profite du voyage avant de s’envoler. Le vent se lève, on avance très bien en début de nuit.

Vendredi

Nuit nuageuse, visibilité médiocre, on croise quelques bateaux à l’AIS et au radar.

Le vent nous lâche à la hauteur du Golfe d‘Ajaccio, moteur pendant trois heures ; on en retouche à la hauteur de Propriano (largue, force 3 à 4, mer peu agitée), quelques gouttes de pluie.

Le vent forcit à l’entrée des Bouches de Bonifacio, prise d’un ris (grand largue, force 5 à 6, mer peu agitée), on renonce à une halte-déjeuner aux Lavezzi. Passage dans le chenal tortueux entre les Îles de la Maddalena et la côte sarde (vent arrière, force 2 à 4, mer peu agitée). C’est à ce moment délicat que les deux GPS de nos outils de navigation disjonctent, victimes d’anomalies magnétiques. Après avoir retrouvé le Nord et fait quelques empannages, moteur pour un repas plus tranquille. 

Dernier bord de voile à la sortie des Bouches et prise d’un mouillage en Sardaigne, près de Portisco, devant la Spiaggia di Rena Bianca.



Au coucher du soleil, derrière le port, les hautes falaises de calcaire blanc de l’île Tavolara.





Bien contents de cette première traversée, presqu’entièrement faite à la voile. Seuls au mouillage, le nuit est tranquille.

Samedi

Prévisions météo compliquées ces prochains jours ; fort vent de Sud attendu ce soir et cette nuit, on part se mettre à l’abri dans un port.



Pas de vent ce matin, route au moteur pour contourner le Capo Figari jusqu'au Golfe d’Olbia.








Le chenal d’entrée, long de 3 km, est bordé de parc à moules.





Tout au bout, le quai public gratuit n’est plus autorisé, amarrage dans la Marina d’Olbia MOYS (63 euros).

Le vent s’est levé, nuages et pluie orageuse.

Olbia, fondée par les Carthaginois, a été conquise par Rome lors des guerres puniques.

La navette du port nous emmène en ville, la rue piétonne centrale est agréable.




Basilica San Simplicio, de style roman-pisan (XIe s.) ; elle est dédiée à l’évêque d’Olbia, martyr sous l’empereur Dioclétien.




Chiesa San Paolo, église élevée à la fin du Moyen Âge sur les ruines d’un ancien temple romain dédié à Hercule ; remaniée en style baroque, elle possède un dôme recouvert de majoliques polychromes.








Le garçon à la mouette (Lucia Balzano, 1999)







Joël nous emmène au restau de la marina, antipasti de la mer, spaghetti alle vongole et tiramisu.

Orage pendant la nuit.