Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

dimanche 31 mai 2026

Du jeudi 21 mai au vendredi 29 mai 2026 : EXCURSION dans le LATIUM et les ABRUZZES

LATIUM

TIVOLI

A 35km de Rome, l’ancienne Tibur, fut un lieu de villégiature sous l’Empire. Ville indépendante, elle fut ensuite rattachée aux Etats Pontificaux.

Villa Adriana (2e s.), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO    

L’Empereur Hadrien y fit réaliser en 118, l’un des ensembles les plus admirables de l’Antiquité, la Villa Adriana. Il s’agit du rêve d’un homme passionné d’architecture, qui veut rendre hommage aux plus beaux sites qu’il a visités pendant ses voyages en Grèce et en Egypte..

Il choisit ce lieu près d’un cours d’eau et de carrières de tuf, et dessine lui-même les plans de la plupart des bâtiments.

Le Pecile, du nom d’un portique d’Athènes, la Stoa Poikile, rectangle aux petits côtés arrondis.

Le long du mur Nord, un double portique couvert ou l’on se promenait l’après-midi ; l’aller-retour de 450 mètres, répété plusieurs fois, était la distance recommandée par la médecine pour faciliter la digestion post-prandiale !




Au centre, un vaste jardin avec un bassin 







La salle aux trois exèdres, probablement l’entrée à un jardin monumental





La salle des Philosophes, une salle de réception : la villa est un dernier exemple de construction en opus réticulé ; les murs étaient ensuite couverts de dalles de porphyre.





Teatro Marittimo, un miracle d’élégance !



au centre duquel s’élève une domus en miniature ; l’empereur aimait s’y isoler, il y accédait par un petit pont pivotant en bois. 







Les bibliothèques latine et grecque, sans doute des habitations







pavées de mosaïques.







Les hospitalia, hôtellerie réservée aux invités de rang inférieur : dix petites chambres où dans chacune dormaient trois personnes ;






pavement de mosaïques de différents motifs.







Le triclinium, la salle à manger de l’hôtellerie






Palazzo Imperiale, la résidence impériale avec des chambres autour du péristyle et des jardins avec fontaines, était située à l’emplacement d’une ancienne villa républicaine. Il en reste malheureusement peu d’éléments.




Nympheo







La Sala dei Pilastri Dorici servait de salle du trône.






Piazza d’Oro, cette grande place bordée d’un double portique, était destinée aux cérémonies officielles et aux activités récréatives :




une salle couverte d’une coupole servait de salle d’audience ;







cette place était richement décorée, statues de la famille impériale et beau pavement de marbre polychrome en opus sectile.




 


Le vivier de la Peschiera, la résidence d’hiver de l’empereur ; son sol surélevé laissait passer l’air chaud en hiver.





Terme


 


Les petits thermes aux belles coupoles







étaient richement décorés.







Les grands thermes possédaient une salle avec abside.






Canopo, un hommage d’Hadrien à la ville égyptienne de Canope, reliée à Alexandrie par un canal, mais aussi à Antinoüs, son favori noyé dans le Nil :




Le Canopo, un long bassin rappelle le fleuve ;







 

crocodile symbole du Nil, statues des dieux Mars, Mercure et Minerve.








Cariatides







Au fond, le Sérapeum, temple au dieu égyptien Sérapis.





L’antiquarium


 


 

Vibia Sabina, femme d’Hadrien, marbre blanc









Cariatide du Canope, réplique romaine de la kore de l’Erechthéion de l’Acropole à Athènes, marbre








Horus, dieu égyptien sous la forme d’un faucon, marbre









Acanthes dont on reconnaît les feuilles caractéristiques.







La villa Adriana, une réalisation grandiose ! Visite que l’on a beaucoup appréciée.

Villa d’Este (16e s.), inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO  

En 1550, le cardinal Hippolyte d’Este fit édifier la luxueuse Villa d’Este et son « jardin des merveilles ». Il en confie la construction à l’architecte napolitain Pirro Ligorio mais il décède peu de temps après son inauguration...



Aigle et fleur de lys du blason de la famille d’Este





Palais

Les salles de l’Appartamento Nobile sont couvertes de fresques, sur les murs, des paysages, et au plafond, des scènes de la mythologie ou de l’Ancien Testament :




Le Palazzo vu des jardins








Salle d’Hercule, légendaire ancêtre de la famille d’Este,








Hercule et le minotaure.








Salon de la fontaine prévu pour accueillir des banquets, un fontaine en guise de cheminée !







Au plafond, Le Banquet des dieux, où on admire la perspective des colonnes ; Zuccari s’est inspiré d’une fresque de Raphaël de la villa Farnese.






Hall de Moïse : au plafond, Moïse fait jaillir l’eau du rocher pour abreuver le peuple d’Israël qui campe dans le désert. 






Les jardins, une invitation à écouter la musique de l’eau




De la loggia, perspective sur les jardins








Fontana del Bicchierone, fontaine du Gros Verre, attribuée au Bernin





La Rometta ou fontaine de Rome : l’eau de l’Aniene coule en cascade pour remplir un bassin symbolisant le Tibre ; au centre, une barque, l’île Tibérine, surmontée d’une obélisque ; en haut, Rome victorieuse et la louve.





Cento Fontane, les Cent Fontaines, ornées de têtes d’animaux, de barques et d’aigles ; cette allée relie la fontaine de Rome à celle de Tivoli, le Tibre à l’Aliene.






Fontana di Tivoli ou dell’Ovato : les cascades de l’Aniene dégringolent des monts de Tivoli ; en haut, la Sibylle de Tibur.







La monumentale fontana dell’Organo, fontaine de l’Orgue ;




 


ce nom provient d’un orgue hydraulique qui fonctionne uniquement par la force de l’eau.








En contrebas, les viviers où l’on élevait des truites.









Sous la villa, fontana dei Draghi, la fontaine des Dragons








Des viviers, vue sur la fontana di Nettuno et la fontaine de l’Orgue







Fontana di Madre Natura, fontaine de de Mère Nature, ornée d’une statue de Diane d’Ephèse ; la déesse de la fertilité est dotée de multiples seins ou testicules de taureau, caractéristique de la Diane du temple d’Ephèse ; il en existe une copie dans la collection Farnese (Musée archéologique de Naples).







Le cloître de l’ancien couvent de Santa Maria Maggiore sur lequel s’élève la villa.





De belles fresques et une agréable promenade au bruit de l’eau qui révèlent la splendeur des villas d’autrefois.

Ces deux sites gagneraient à être mieux entretenus...

CASTELLI ROMANI

Ce ne sont pas des châteaux mais de jolis villages perchés au Sud de Rome, autrefois des seigneuries de familles nobles.

Circuit décevant, beaucoup de circulation, sites et parkings inaccessibles...

Abbazia di Santa Maria di Grottaferrata (11e s.)

Fondée par St Nil et St Bartholomé, elle est de culte catholique gréco-byzantin, et c’est encore un centre de restauration de livres anciens. Elle a été décorée par les mosaïstes siciliens de la Cathédrale de Monreale.




Eglise avec son campanile aux incrustations de couleur et sa fontaine néogothique.







Après le portique d’entrée,





 

le portail byzantin est surmontée d’une mosaïque du Christ en trône, entouré de la Vierge et de St Jean Baptiste (11e s.).






La nef et l’iconostase baroque dessinée par le Bernin






Au dessus de l’arc triomphal, une grande mosaïque byzantine représentant la Pentecôte ; le trône est vide, les apôtres attendent la venue du Christ (12e s.).







La cripta ferrata a été aménagée dès le 5e siècle en lieu de culte chrétien. Selon la tradition, la Vierge y est apparue à St Nil et St Bartholomé lors d’un pélerinage à Rome.








Chapelle Farnese, fresque de la vie de St Nil







Pavement de marbre polychrome.







Le Lago di Nemi, aussi appelé « miroir de Diane », se loge au fond d’un cratère.




 


Résidence papale, piazza della Liberta à Castel Gondolfo






SUR LA ROUTE DES MONASTERES BENEDICTINS

Nous allons suivre les traces de Saint Benoît de Nursie (6e s.), de Subiaco où il s’est retiré en ermite pendant trois ans, à Montecassino où il a fondé un monastère, berceau de l’ordre bénédictin régi par la règle « Ora et labora »

Monastero San Benedetto à Subiaco (11e s.)





Le complexe, adossé à la montagne, comprend deux églises superposées :







L’église supérieure, décorée de fresques des 14e et 15e s. consacrées à la vie du Christ et de St Benoît. 




Le choeur









et la voûte.








Les docteurs de l’Eglise surmontés par les évangélistes, ici St Jérôme et St Luc.







L’entrée à Jérusalem,







le baiser de Judas, la désertion des apôtres, le jugement de Ponce-Pilate, la montée au calvaire






et la crucifixion.







Les moines de Vicovaro cherchent à empoisonner St Benoît mais la coupe se casse miraculeusement ; guérison d’un moine possédé du démon.




 


Le martyr de St Placide à Messine ; la langue coupée, il continue de parler !






L’église inférieure est couverte de fresques dues au Magister Conxolus, 13e s..




Cappella San Romano,









St Romain nourrissant St Benoît (détail).