LATIUM
TIVOLI
A 35km de
Rome, l’ancienne Tibur, fut un lieu de villégiature sous l’Empire. Ville
indépendante, elle fut ensuite rattachée aux Etats Pontificaux.
Villa Adriana (2e s.), inscrite
au patrimoine mondial de l’UNESCO
L’Empereur Hadrien
y fit réaliser en 118, l’un des ensembles les plus admirables de l’Antiquité,
la Villa Adriana. Il s’agit du rêve d’un homme passionné d’architecture, qui
veut rendre hommage aux plus beaux sites qu’il a visités pendant ses voyages en
Grèce et en Egypte..
Il choisit ce
lieu près d’un cours d’eau et de carrières de tuf, et dessine lui-même les
plans de la plupart des bâtiments.
Le Pecile, du nom d’un portique d’Athènes, la
Stoa Poikile, rectangle aux petits côtés arrondis.
Le long du
mur Nord, un double portique couvert ou l’on se promenait l’après-midi ;
l’aller-retour de 450 mètres, répété plusieurs fois, était la distance
recommandée par la médecine pour faciliter la digestion post-prandiale !
Au centre, un vaste jardin avec un bassin
La salle aux trois exèdres, probablement l’entrée à un jardin monumental
La salle des Philosophes, une salle de réception : la villa est un dernier exemple de construction en opus réticulé ; les murs étaient ensuite couverts de dalles de porphyre.
Teatro Marittimo, un miracle d’élégance !
au centre duquel s’élève une domus en miniature ; l’empereur aimait s’y isoler, il y accédait par un petit pont pivotant en bois.
Les bibliothèques latine et grecque, sans doute des habitations
pavées de mosaïques.
Les hospitalia, hôtellerie réservée aux invités de rang inférieur : dix petites chambres où dans chacune dormaient trois personnes ;
pavement de
mosaïques de différents motifs.
Le triclinium, la salle à manger de l’hôtellerie
Palazzo Imperiale, la résidence impériale avec des
chambres autour du péristyle et des jardins avec fontaines, était située à
l’emplacement d’une ancienne villa républicaine. Il en reste malheureusement
peu d’éléments.
Nympheo
La Sala dei
Pilastri Dorici servait de salle du trône.
Piazza d’Oro, cette grande place bordée d’un double
portique, était destinée aux cérémonies officielles et aux activités
récréatives :
une salle
couverte d’une coupole servait de salle d’audience ;
cette place était richement décorée, statues de la famille impériale et beau pavement de marbre polychrome en opus sectile.
Le vivier de la Peschiera, la résidence d’hiver de l’empereur ; son sol surélevé laissait passer l’air chaud en hiver.
Terme
Les petits thermes aux belles coupoles
étaient richement décorés.
Les grands thermes possédaient une salle avec abside.
Canopo, un hommage d’Hadrien à la ville égyptienne de Canope, reliée à Alexandrie par un canal, mais aussi à Antinoüs, son favori noyé dans le Nil :
Le Canopo, un long bassin rappelle le fleuve ;
crocodile symbole du Nil, statues des dieux Mars, Mercure et Minerve.
Cariatides
Au fond, le Sérapeum, temple au dieu égyptien Sérapis.
L’antiquarium
Vibia Sabina, femme d’Hadrien, marbre blanc
Cariatide du Canope, réplique romaine de la kore de l’Erechthéion de l’Acropole à Athènes, marbre
Horus, dieu égyptien sous la forme d’un faucon, marbre
Acanthes dont on reconnaît les feuilles caractéristiques.
La villa
Adriana, une réalisation grandiose ! Visite que l’on a beaucoup appréciée.
Villa d’Este (16e s.),
inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO
En 1550, le
cardinal Hippolyte d’Este fit édifier la luxueuse Villa d’Este et son
« jardin des merveilles ». Il en confie la construction à
l’architecte napolitain Pirro Ligorio mais il décède peu de temps après son
inauguration...
Aigle et fleur de lys du blason de la famille d’Este
Palais
Les salles de
l’Appartamento Nobile sont couvertes de fresques, sur les murs, des paysages, et
au plafond, des scènes de la mythologie ou de l’Ancien Testament :
Le Palazzo vu des jardins
Salle d’Hercule, légendaire ancêtre de la famille d’Este,
Hercule et le minotaure.
Salon de la fontaine prévu pour accueillir des banquets, un fontaine en guise de cheminée !
Au plafond, Le Banquet des dieux, où on admire la perspective des colonnes ; Zuccari s’est inspiré d’une fresque de Raphaël de la villa Farnese.
Hall de Moïse : au plafond, Moïse fait jaillir l’eau du rocher pour abreuver le peuple d’Israël qui campe dans le désert.
Les jardins, une invitation à écouter la musique de
l’eau
De la loggia, perspective sur les jardins
Fontana del Bicchierone, fontaine du Gros Verre, attribuée au Bernin
Cento Fontane, les Cent Fontaines, ornées de têtes d’animaux, de barques et d’aigles ; cette allée relie la fontaine de Rome à celle de Tivoli, le Tibre à l’Aliene.
Fontana di Tivoli ou dell’Ovato : les cascades de l’Aniene dégringolent des monts de Tivoli ; en haut, la Sibylle de Tibur.
La monumentale fontana dell’Organo, fontaine de l’Orgue ;
ce nom provient d’un orgue hydraulique qui fonctionne uniquement par la force de l’eau.
En contrebas,
les viviers où l’on élevait des truites.
Sous la villa, fontana dei Draghi, la fontaine des Dragons
Des viviers, vue sur la fontana di Nettuno et la fontaine de l’Orgue
Fontana di Madre Natura, fontaine de de Mère Nature, ornée d’une statue de Diane d’Ephèse ; la déesse de la fertilité est dotée de multiples seins ou testicules de taureau, caractéristique de la Diane du temple d’Ephèse ; il en existe une copie dans la collection Farnese (Musée archéologique de Naples).
Le cloître de l’ancien couvent de Santa Maria Maggiore sur lequel s’élève la villa.
De belles
fresques et une agréable promenade au bruit de l’eau qui révèlent la splendeur
des villas d’autrefois.
Ces deux
sites gagneraient à être mieux entretenus...
CASTELLI ROMANI
Ce ne sont
pas des châteaux mais de jolis villages perchés au Sud de Rome, autrefois des
seigneuries de familles nobles.
Circuit
décevant, beaucoup de circulation, sites et parkings inaccessibles...
Abbazia di Santa Maria di
Grottaferrata (11e s.)
Fondée par St
Nil et St Bartholomé, elle est de culte catholique gréco-byzantin, et c’est
encore un centre de restauration de livres anciens. Elle a été décorée par les
mosaïstes siciliens de la Cathédrale de Monreale.
Eglise avec son campanile aux incrustations de couleur et sa fontaine néogothique.
Après le portique d’entrée,
le portail byzantin est surmontée d’une mosaïque du Christ en trône, entouré de la Vierge et de St Jean Baptiste (11e s.).
La nef et l’iconostase baroque dessinée par le Bernin
Au dessus de l’arc triomphal, une grande mosaïque byzantine représentant la Pentecôte ; le trône est vide, les apôtres attendent la venue du Christ (12e s.).
La cripta ferrata a été aménagée dès le 5e siècle en lieu de culte chrétien. Selon la tradition, la Vierge y est apparue à St Nil et St Bartholomé lors d’un pélerinage à Rome.
Chapelle
Farnese, fresque de la vie de St Nil
Pavement de marbre polychrome.
Le Lago di Nemi, aussi appelé « miroir de Diane », se loge au fond d’un cratère.
Résidence
papale, piazza della Liberta à Castel
Gondolfo
SUR LA ROUTE DES MONASTERES
BENEDICTINS
Nous allons
suivre les traces de Saint Benoît de Nursie (6e s.), de Subiaco où
il s’est retiré en ermite pendant trois ans, à Montecassino où il a fondé un
monastère, berceau de l’ordre bénédictin régi par la règle « Ora et
labora ».
Monastero San Benedetto à Subiaco (11e
s.)
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