Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

vendredi 12 août 2011

Mardi 9 août : ILE EGINE – LE PIREE : MARINA ZEA (19M)







Nous quittons Egine et sa côte sauvage.








Toujours peu de vent, navigation au moteur jusqu’à Athènes ; la côte apparait, couverte de constructions blanches (un tiers des grecs vivent dans la mégapole d’Athènes), si bien qu’au loin, elle serait presque belle s’il n’y avait pas ce nuage de pollution au-dessus du port commercial du Pirée…
Amarrage à la Marina Zea - la seule qui nous ait répondu - pour quelques jours (47 euros, eau et électricité non comprises).

Lundi 8 août : ILE EGINE : EGINE – ORMOS KLIMA (5M)






Nous changeons de mouillage à Egine, pour nous éloigner de l’agitation des ferries….
Au programme d’aujourd’hui : farniente !

dimanche 7 août 2011

Dimanche 7 août : KORFOS – EGINE (15M)

Problème :
- coup de meltem sur les Cyclades, se renforçant à partir de jeudi jusqu’à la fin de la semaine,
- hormis à Athènes, pas de possibilité de louer une voiture pour voir Corinthe et Delphes,
- les marinas d’Athènes n’ont pas bonne réputation et nous ne voulons pas y passer la semaine…
Le mieux serait de rester à l’abri dans le golfe saronique et de trouver une place à Athènes à partir de mercredi soir…

En attendant, nous retournons à Egine et mouillons près de la ville :




La petite église Saint Nicolas veille en sentinelle à l’entrée du port.






Les tavernes suspendent les poulpes en guise de menu !

Samedi 6 août : VISITE D’EPIDAURE et PALAIO EPIDAUROS – KORFOS (9M)




Le théâtre antique (IV° siècle av. J.-C.), aux proportions admirables, pratiquement intact et dans un cadre magnifique, face au vallon sacré d’Asclépios : la cavea pouvait accueillir 12OOO personnes, l’orchestra où se tenait le chœur, tandis que les acteurs pénétraient par les deux portes latérales pour jouer sur l’estrade du proskénion.















Le sanctuaire, consacré à Asclépios, fils d’Apollon et dieu de la médecine, servait d’hôpital : le malade sacrifiait un animal au dieu dans la tholos, se couchait dans le dortoir pour se réveiller guéri !
On peut voir dans le musée Asclépios s’appuyant sur le bâton des augures où s’enroulent deux serpents, le caducée, ainsi que les premiers instruments chirurgicaux, d’époque romaine!
















Route au moteur jusque Korfos où nous espérions trouver une voiture ; une étape pas vraiment indispensable…Quelques grosses méduses marron, on ne se baigne pas…

Vendredi 5 août : ILE ANGISTRI – PALAIO EPIDAUROS (8M)

Nous laissons les îles Saroniques pour le continent et mouillons à Palaio Epidauros, près du théâtre d’Epidaure où nous avons réservé des places pour la représentation de ce soir.

« La folie d’Héraclès » d’Euripide : Héraclès, fils de Zeus et de la mortelle Alcmène, doué d’une force extraordinaire, ne revenait pas des enfers où il guerroyait ; tout le monde le croyait mort et l’usurpateur Lykos s’apprêtait à tuer sa femme Mégara et ses fils ; quand Héraclès revint, il les tua lui-même, pris d’un accès de folie provoqué par Héra, l’épouse légitime de Zeus ; pour expier son crime, il fut condamné à accomplir douze travaux…

Les acteurs, en costume-cravate ou t-shirt, descendent du bus avec leur petite valise pour entrer en scène ! Mise en scène moderne et sans doute des libertés prises avec le texte lors des interventions du chœur (d’après les rires et applaudissements des spectateurs !), acoustique extraordinaire (les acteurs ne font que chuchoter), et vue imprenable sur la scène, avec montagnes en arrière-plan...
Bref, un moment émouvant de se trouver là, 25 siècles après les premières représentations…

vendredi 5 août 2011

Jeudi 4 août : VISITE TEMPLE D’APHAIA et ILE EGINE – ILE ANGISTRI (20M)

Le bus d’Egine nous mène au temple ; hier soir nous y avions grimpé à pied, pour trouver porte close, les horaires ayant changé…
Le temple d’Egine est consacré à la nymphe Aphaia, déesse de la sagesse, version locale d’Athéna.




Construit au VI° siècle av. J.-C., de style dorique, il faisait partie avec le Parthénon et le Temple de Sounion, du « triangle sacré » ; magnifique, il a gardé une partie de sa cella.







Dans le musée, copie de la statue d’Athéna Aphaia, figure centrale du fronton ouest, qui présidait aux combats entre les grecs et les troyens (l’original est en Bavière).









Navigation, essentiellement au moteur et mouillage au sud de l’île Angistri en portant une amarre à terre ; joli mouillage pour une dizaine de bateaux.

Mercredi 3 août : ILE POROS – ILE EGINE : AYIA MARINA (20M)

Nous sommes amarrés à côté d’un couple d’anglais qui vivent sur leur bateau ; Dave conçoit des logiciels d’assistance aux chirurgiens orthopédiques ; ils partent vers le sud et nous vers le nord…Dommage, nous aurions bien fait un bout de chemin avec eux…
Plein d’eau, courses puis louvoyage vers Egine.
Mouillage dans la baie Ayia Marina, un peu défigurée mais proche du temple d’Aphaïa, qu’on devine sur la hauteur, caché dans les pins.




L’île est réputée pour ses pistaches, les meilleures de Grèce, dont les premiers plants ont été importés d’Iran au siècle dernier ; on cherche vainement un pistachier avec ses fruits, cela ne doit pas être la saison (la photo est d’internet), par contre, c’est vrai qu’elles sont bonnes !

Mardi 2 août : ILE HYDRA – ILE POROS (15M)



Louvoyage et aide du moteur vers l’île de Poros, séparée du continent par un étroit chenal ; attention à serrer l’île de près, nous nous étions ensablés il y a une vingtaine d’années et un pécheur nous avait tiré !

Amarrage sur le quai nord, bien contents de trouver des pendilles et des bornes électriques (10 euros) ; seulement la houle levée par un ferry projette notre tableau arrière contre le quai (charnières tordues et gelcoat arraché), l’électricité ne fonctionne pas et l’eau, ce devrait être pour demain à 10 heures (8 euros, quelle soit la quantité)…

mardi 2 août 2011

Lundi 1° août : ILE SPETSAE – ILE HYDRA (18M)

Navigation tranquille vers Hydra, autrefois « riche en eau », mais l’île est devenue aride.
Le port est bondé, les bateaux mouillent sur trois rangées; on opte pour un mouillage à Mandraki, la baie voisine mais les fonds sont importants et on porte une amarre à terre ; bateau navette ou 20 minutes de marche permettent de rejoindre le port.



Très jolie ville qui s’étage sur la colline, les maisons d’armateurs en pierre côtoient les petites maisons blanches des pêcheurs ; passages voutés et ruelles en escaliers s’enchevêtrent dans le quartier de Kiafa.








Gare routière : les voitures sont interdites sur l’île ; les ânes assurent les transports en tous genres !

lundi 1 août 2011

Dimanche 31 juillet : PORTO KHELI – ILE SPETSAE (9M)




Une tortue nous accompagne en sortant du chenal ; bien qu’elle nage plus vite qu’on ne le penserait, elle se laisse mieux apprivoiser que les dauphins !









En entrant dans le Golfe Saronique, proche d’Athènes, nous rencontrons beaucoup plus de bateaux, voiliers de location mais aussi bateaux à moteur…
Mouillage au nord de l’île de Spetsae, plantée de pins d’Alep aux couleurs très lumineuses, puis dans le vieux port de la ville : on s’amarre où l’on peut, à l’angle d’un ponton ; le port est un peu agité en raison des va et vient incessants des water-taxis.




L’île était réputée pour ses chantiers navals ; places et allées sont décorées de botsalotos, mosaïques de galets noirs et blancs, d’inspiration marine.





Les toits sont parfois dentelés d’acrotères qui rappellent ceux des temples antiques.

samedi 30 juillet 2011

Samedi 30 juillet : NAUPLIE – PORTO KHELI (30M)

La samedi matin, c’est le marché de Nauplie : fruits et légumes de la région et même quelques poissons ; c’est la première fois qu’on voit un marché depuis notre arrivée en Grèce et aussi la première fois qu’on voit des poissons (hormis dans les restaurants où ils sont soit congelés, soit hors de prix) !




Louvoyage avec un bon vent jusqu’à Porto Kheli, « port aux anguilles », que l’on trouve encore dans la lagune ; deux dauphins nous montrent l’entrée du chenal où l’on mouille car la baie nous parait fort construite…





Le soir, ratatouille avec les légumes du marché, parfumée au thym sauvage.

Vendredi 29 juillet : VISITE DE MYCENES ET DE TIRYNTHE

Promenade en Argolide couverte d’arbres fruitiers, pour revenir 30 siècles en arrière, à l’époque mycénienne (du XVI° au XII° siècle av. J.-C.).
MYCENES
Les murs d’enceinte de la forteresse auraient été érigés par les Cyclopes, à la force surhumaine ; à l’intérieur se trouvent le palais, les ateliers d’artisans, les citernes et les tombes royales.
Son histoire fut marquée par le destin tragique de la famille royale des Atrides, poursuivie par la malédiction des dieux : Atrée, Agamemnon, Ménélas, Iphigénie, Clytemnestre, Oreste et Electre s’entretuèrent avant qu’Athéna déclare le cessez-le-feu…
La cité « riche en or » était prospère mais cette civilisation s’éteignit brutalement…





La porte des Lionnes, surmontée d’un triangle de décharge





Le cercle royal et ses tombes





Le trésor d’Atrée, tombeau royal ; on y a trouvé le masque d’or, faussement attribué à Agamemnon qui est conservé au musée d’Athènes





Fresque qui couvrait les murs du palais









TIRYNTHE
Là aussi, les Cyclopes ont bien travaillé, pour ajuster ces blocs de 10 tonnes, sur une épaisseur de 7 à 8 mètres !





Les casemates, galeries aménagées dans l’épaisseur du rempart













Le soir, restaurant à Nauplie chez O Noulis, où on a apprécié les mezzes, assortiment de petits plats à base de viande, de poisson, de fromage et de légumes.

jeudi 28 juillet 2011

Jeudi 28 juillet : VISITE DE NAUPLIE

Nauplie aurait été fondée par Nauplios, fils de Poséidon ; elle fut la première capitale de la Grèce indépendante, avant Athènes.





Sur la colline, la citadelle d’Acronauplie (vénitienne, franque et byzantine) domine la ville.




La vieille ville, pavée de marbre, a des allures vénitiennes ; elle semble spécialisée dans les komboloï, ces chapelets que les hommes grecs égrainent à longueur de journée.






Intéressant musée de la période mycénienne.




Au XVIII° siècle, les vénitiens construisirent la nouvelle citadelle de Palamède, impressionnante et très bien conservée ; elle offre de belles vues sur le golfe Argolide.










Elle se composait de sept bastions reliés entre eux par des couloirs dérobés.

Mercredi 27 juillet : LEONIDHION – ASTROS – NAUPLIE ( 26M)

Réveil en douceur avec les chants du pope de l’église voisine.
Après une réparation astucieuse sur l’émerillon (c’est la deuxième fois que cela nous arrive, on changera de fournisseur…), on hisse le génois ; bonne navigation au portant avec un vent idéal, 3 à 5.
Petite halte-baignade au nord d‘Astrous : la ville et l’Arcadie passaient pour être le pays du bonheur pastoral et ont inspiré Virgile dans ses Bucoliques et Honoré d’Urfé pour son Astrée.


Amarrage le long du quai à Nauplie sous les deux citadelles vénitiennes (9 euros mais sans eau ni électricité; en mouillant, cela aurait été moins cher!).
Promenade nocturne dans la vieille ville, très animée ; nous n’avions pas vu autant de monde depuis Corfou !
L’ilot Bourdzi marque l’entrée du port.

mardi 26 juillet 2011

Mardi 26 juillet : IERAKA – KIPARISSI – LEONIDHION (28M)

Nous longeons la côte arcadienne, montagneuse et boisée, presque déserte, hormis quelques villages qui ont gardé leur authenticité.



Petite halte le midi, dans la magnifique baie de Kiparissi, entourée d’un cirque montagneux ; mignonne petite chapelle blanche.








Vent variable en force et direction ; lors d’une rafale, le génois descend : l’émerillon a encore lâché… Jacques ira récupérer la drisse en haut du mât !
Mouillage et amarrage dans le petit port de Léonidhion (gratuit).

Lundi 25 juillet : MONEMVASSIA – IERAKA (10M)

Nuit agitée : à 3 heures du matin, on met une garde et on reprend un peu de chaîne…
Promenade dans la cité médiévale de Monemvassia qui fait face à la mer ; elle a eu une histoire agitée, comparable à celle de Mystra : tour à tour franque, byzantine, vénitienne, turque…



La ville haute abrite l’église Sainte Sophie (XII° siècle), d’architecture byzantine, qui a servi aussi d’église romaine et de mosquée…


La ville basse, entourée de remparts, est extrêmement bien conservée et restaurée (pas de fils électriques, fait exceptionnel en Méditerranée !) : églises et maisons de pierre, portes en ogive, ruelles étroites et parfois voutées, et pas trop de boutiques à touristes !
















Brève mais bonne navigation et mouillage à Ieraka, dans une baie profonde et coudée, aux allures d’aber breton.

dimanche 24 juillet 2011

Dimanche 24 juillet : ILE de CYTHERE – MONEMVASSIA (46M)

Nous quittons Cythère qui nous a beaucoup plu, pour le cap Maleas, un cap qui se respecte… mais que nous passerons au moteur aujourd’hui !
Nous rangeons le spi au fond du coffre, en mettant la trinquette par-dessus : désormais, nous allons remonter contre le vent, en espérant que le meltem, vent de nord-ouest qui traverse la mer Egée, ne soit pas trop fort…
Il nous a semblé qu’il y avait pas grand monde dans le sud Péloponnèse : nous avons rencontré peu de bateaux et les terrasses des cafés-restaurants sont quasi-vides ; l’offre est-elle disproportionnée ou les touristes ont-ils boudé la Grèce, qui en aurait pourtant bien besoin actuellement ?


L’arrivée sur la presqu’île de Monemvassia, ville fortifiée construite sur « le rocher » est spectaculaire ; mouillage et amarrage au quai.
La ville est appelée aussi Malvoisie, du nom du vin blanc liquoreux qu’elle produisait autrefois et que l’on retrouve en Toscane, sous le nom de Vino Santo.

Samedi 23 juillet : ILE CYTHERE : AYIOS NIKOLAOS – KAPSALI (9M)





Route au moteur jusque Kapsali, jolie petite anse, bordée de tavernes ; mouillage dans le port et amarrage, cul à quai (10 euros, mais sans eau ni électricité).
La citadelle vénitienne de Cythère, bordée de plusieurs petites églises byzantines, domine la baie ; elle abrite l’église de la Panagia Mirtidiotissa, la Vierge des myrtes (dans la région, on en fait de la liqueur).
La ville de Kithira, très coquette, forme un heureux mélange de maisons cubiques blanches, aux volets bleus, caractéristiques de la mer Egée, ornées de quelques pierres qui rappellent l’architecture vénitienne de l’Adriatique et de la mer Ionienne.

vendredi 22 juillet 2011

Vendredi 22 juillet : ILE ELAFONISOS – ILE CYTHERE : AYIOS NIKOLAOS (23M)

Le vent se calme ce matin et on « embarque pour Cythère », l’île d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Navigation au grand largue, un peu de spi jusqu’à ce qu’on se retrouve face au vent…




Petit détour par le joli village d’Avelomona et mouillage dans la baie Ayios Nikolaos, alors que le vent forcit.

Jeudi 21 juillet : PORTO KAYIO – ILE ELAFONISOS : ORMOS LEVKI (28M)

Le vent souffle en rafales toute la nuit ; Jacques finit par se coucher sur le pont !
Traversée au vent arrière avec le génois seul, vent 6 à 8 et mer agitée…



Mouillage dans l’île Elafonisos ; on visite la baie Frangos aux eaux couleur de lagon, mais trop agitée (on y reviendra le lendemain pour se baigner); pour la nuit, on préfère la baie Levki, bien protégée de la houle mais pas du vent qui souffle encore cette nuit.

Mercredi 20 juillet : ORMOS DIROS – PORTO KAYIO (25M)



On longe la côte jusqu’au cap Ténaro qui marque la limite entre la mer Ionienne et la mer Egée.

Le vent forcit quand on contourne le cap (5 à 6) ; mouillage dans Porto Kayio mais l’ancre dérape sur le sable dur et on doit remouiller…



La baie est entourée de maisons tours, caractéristiques du Magne : les chefs de clans ont érigé des tours fortifiées de plusieurs étages reliés par une échelle ; en cas d’attaque surprise, les habitants s’y réfugiaient en enlevant l’échelle du bas !




Nous avions l’intention de visiter le village de Vathi, sur la hauteur, mais n’osons pas laisser le bateau seul alors qu’un coup de vent est annoncé…