Vendredi
Beaucoup
de discussions pour la stratégie du retour : le trajet direct est le plus
court (160M) mais fort vent d’Est au départ samedi matin dans les Bouches et de
Sud-Ouest à l’arrivée sur le continent le lendemain midi ; on prend
l’option de partir vendredi avec peu de vent et de faire une escale en Corse.
Louvoyage
pour quitter Asinara et la Sardaigne (force 4 faiblissant 3, mer belle à peu
agitée), puis bon bord de près à bon plein (force 3, mer peu agitée).
L’étai
largable et la drisse de trinquette s’envolent ! Jacques remplace par du
dyneema le bout qui les attachait au bas du hauban tribord.
Après
avoir visé Propriano, on abat vers le Golfe d’Ajaccio, navigation plus
confortable, on va plus vite et on gagnera ainsi une dizaine de miles sur la
traversée.
Comme
prévu, le vent faiblit et tombe vers midi, moteur jusqu’aux Îles Sanguinaires dans le Golfe
d’Ajaccio. Mouillage sous la Pointe de la Parata.
Samedi
Îles Sanguinaires
Départ
pour les Marines de Cogolin, à 125M. Soleil blafard et temps lourd. La météo est
perturbée avec avis de grand frais sur Provence, Côte d’Azur et Corse.
Deux
heures au moteur, puis un vent d’Est se lève brutalement, on ne déroule que le
génois (grand largue, force 6 faiblissant 4, mer agitée). Le vent tourne et
faiblit, un quart d’heure de moteur jusqu’au moment où le vent de Sud se lève ;
il ne devrait plus nous quitter jusqu’à l’arrivée (grand largue sur l’autre
bord, génois seul, force 5 à 6, mollissant 4 puis 3, mer agitée à peu agitée).
La
houle nous ballotte, le soleil tente une percée en milieu d’après-midi. On
hisse la grand-voile pour gagner en stabilité et en vitesse mais on perd en
cap ; le vent tourne et nous permet de rectifier le cap. Avant la nuit, on
a fait plus de la moitié de la route.
Dimanche
Le ciel
se dégage, nuit étoilée et plancton luminescent. Un important trafic sur la
route nécessite une surveillance à l’AIS ainsi qu’au radar pour les bateaux qui
n’en ont pas.
Après
une courte panne, le vent revient, (grand largue à travers, force 3 à 4, mer
belle à peu agitée). Vent de face pour les derniers miles, moteur pour entrer
dans le Golfe de Saint-Tropez de plus en plus encombré de méga-yachts.
Saint-Tropez
Mouillage
devant la plage puis amarrage aux Marines
de Cogolin.
Une
traversée essentiellement à la voile avec un bémol pour la séquence sous
génois, plus confortable mais moins puriste !
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