Mardi
Lever
de bonne heure pour rincer Thira couvert d’une boue rouge et faire les
dernières courses. Le moteur du winch de génois babord, se met en route
inopinément, on le déconnecte...
Le
Delphinius nous emmène à la Grotta di
Nettuno, l’accès par la mer étant nettement plus facile que par la terre ;
il y a une bonne dizaine d’années, nous avions emprunté l’Escala del Cabirol,
l’escalier du Chevreuil, 654 marches à descendre puis à remonter, Jacques s’en
souvient encore !
La
Grotte de Neptune s’est formée il y a deux millions d’années ; elle abrite
le Lago Lamarmora, un grand lac salé de cent mètres de long.
Le Bénitier, belle stalagmite
Le Grand Orgue
La Grande Coupole
Un endroit féerique
La Tribune de la musique où avaient lieu des concerts
Un
moment magnifique mais la visite guidée en italien et au pas de course, est
quelque peu frustrante.
Petite
pluie au retour, halte au marché aux poissons pour acheter des trigliette.
On
reprend la route en début d’après-midi, aide très efficace de la marina qui
fait tourner notre avant avec un bout afin d’éviter la pendille du voisin.
Punta del Giglio
Le vent
tourne au NW et forcit quand on rentre dans le Golfe de Porto Conte ; le mouillage de la Torre est trop exposé, on
mouille au fond de la baie sur une petite tache de sable.
Mercredi
On
relève notre ancre pleine de vase. Sortie du golfe au moteur et contournement
du Capo Caccia pour remonter au Nord, le long de la Nurra. La côte rocheuse
accore est très jolie, ponctuée d’îlots rocheux.
Falaises calcaires du Capo Caccia derrière lequel se niche la Grotta di Nettuno
Isoletta Foradada
On dépasse le Capo dell’Argentiera, ancienne mine d’exploitation de plomb, de zinc et d’argent, pour arriver au Capo Falcone, à la pointe Nord-Ouest de la Sardaigne.
Nous empruntons ensuite le Passaggio di Fornelli entre Isola Piana et Isola Asinara, où les fonds remontent à 4 mètres : cap à 71° en alignant deux balises noires et blanches sur Asinara droit devant, puis cap au 121° en en alignant deux autres par l’arrière. On passe !
Mouillage
de la Pelosa dans le Golfe de
Fornelli, grande étendue de sable avec 4 mètres d’eau. Baignade, eau
cristalline à 23°C mais peu de poissons.
Magnifique coucher de soleil sur la Pelosa et le Capo Falcone
Jeudi
Départ
vers le Parco Nazionale dell’Asinara ;
il est possible de naviguer au moteur dans un chenal fictif à 1M des côtes de
l’Isola Asinara mais certaines zones sont interdites aussi bien à terre qu’en
mer. Moteur puis bord de génois.
Quelques
dauphins viennent jouer avec le bateau.
Bouée
réservée par téléphone à Cala Reale (3,5
euros par mètre). Connexion difficile dans l’île.
Plus de
voiturettes à louer pour la journée mais le Trenino Verde nous emmène vers le
Nord.
Isola Asinara, l’Île des Ânes fut
habitée à l’époque néolithique et au moyen-âge ; elle servit ensuite de
lazaret et de bagne.
Visite
du CRAMA, Centre de Récupération des Animaux Marins d’Asinara, essentiellement des
tortues Caretta Caretta. Elles sont victimes de la pêche, des plastiques qu’elles
ingèrent et du trafic nautique.
Thira
dans Cala Reale
Asinara est couverte de maquis, lentisques, euphorbes...
Les ânes sont gris ou albinos
Chapelle austro-hongroise, construite par les prisonniers austro-hongrois déportés à Asinara lors de la Première guerre mondiale
Une route magnifique le long de la côte Ouest, avec de belles criques
Cala del Bianco
Au loin, Cala d’Oliva
Sculpture en bois d’Enrico Mereu, ancien agent pénitentiaire autodidacte et seul habitant de l’île
En 1975,
le chef mafieux commanditaire de l’assassinat des juges Falcone et Borsellino,
a été emprisonné dans la prison de haute-sécurité de Cala d’Oliva.
Asinara, une île
intéressante qu’on n’a pu explorer, faute de moyen de locomotion...
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