Odile et Jacques

Odile et Jacques
Odile et Jacques

dimanche 23 novembre 2025

BILAN TECHNIQUE 2025

Au total, Thira a parcouru 1 365 Miles nautiques cette saison, dont 177 heures au moteur. Le loch totalise 44 110 M (16 110 depuis le changement d’instrument) et le moteur 4 140 heures (estime, le dernier total affiché était de 3 963 h).

La consommation de gazole a été de 451 litres, soit 2,6 l/h.

On a fait beaucoup de moteur, avec quelques occasions d’utiliser les nouvelles voiles d’Incidences. Elles sont belles et font plaisir à voir. Du coup, Odile est redevenue très exigeante sur les réglages.

Sylvain nous a aidé à les mettre en place et à les enlever, avec quelques conseils :

-       Avancer légèrement le chariot d’écoute du génois. Déroulé à 100%, laisser 2,5 vis apparentes derrière le chariot.

-       Remplacer le bout du chariot de GV par un cordage plus fin. C’est vrai qu’avec du 6 mm, au lieu de 8 mm, il y a nettement moins de frottements. A l’occasion du changement, j’ai vu qu’une des poulies du chariot était bloquée par la déformation de la ferrure inox.

-       Pour la mise en place de la GV : dérouler la voile, mettre les lattes à plat sur le pont, hisser au fur et à mesure, en ne fixant la bordure qu’à la fin.

-       Pour l’enlever : ne pas la hisser mais détacher la bordure pour descendre toute la voile sur le pont, d’un côté de la bôme, et la plier en la passant par-dessus la bôme.

Les sacs sont trop petits et on a eu du mal à faire rentrer les voiles (forcément pas très bien pliées). Elles sont stockées pour l’hiver chez Incidences, à Toulon.

 

Les petits soucis :

Les fuites d’eau : Il y a toujours une petite fuite sur le côté babord. Il en résulte un écoulement dans le fond de la douche, après une forte pluie. On en n’a pas trouvé l’origine et ce sera difficile : chandelier, taquet… ?

Le moteur hors-bord a de nouveau été révisé à Vibo, par un mécano du coin. Il semble avoir fait du bon travail, mais depuis, on ne l’a pas beaucoup utilisé.

Les panneaux solaires ont bien fonctionné. Il a fallu remplacer les dominos inox, mais ce n’est rien par rapport aux connecteurs MC4.

Le hale-bas a été réparé. Pour lui donner plus d’efficacité, je remplacerai la dernière poulie du palan par un anneau de friction, ce qui permettra de mieux l’étarquer.

La cale en bois des batteries avait moisi. Je l’avais enlevée ; c’était une erreur car les batteries ballottaient avec le roulis et soulevaient le plancher. J’ai replacé des petites cales en hauteur, parfait !

Quelques éclats de gel coat à reprendre (avant babord, étrave).

En fin de saison, l’alternateur ne chargeait plus ou mal. A première vue, pas de fil déconnecté, à voir.

Il faudra surveiller les batteries de service dont la tension semble diminuer assez rapidement, même avec une décharge inférieure à 50%. Je remplacerai la batterie moteur par la grosse batterie de la voiture, que Peugeot m’avait remplacée pour rien.

Pour le joint du sail drive, dilemme ; changer ou ne pas changer ? On va l’inspecter et s’il n’y a pas de trace d’usure, on reportera l’opération.

Le plus gros souci est maintenant lié à l’état du teck. Par endroit, il est tellement creusé que la colle apparait. La réfection totale serait un gros chantier, nécessitant de démonter tout l’accastillage du pont. On ne remettrait sûrement pas du vrai bois. Pour le moment, j’ai mastiqué les 2 lattes les plus abîmées… pas très beau !

Une solution serait d’hiverner en Tunisie, où un artisan est connu pour faire le travail à un coût acceptable.

CONCLUSION

Notre temps s’est partagé entre navigation et circuit voiture, ce qui nous a contraints à laisser Thira dans un port pendant deux longues périodes. 1 276 Miles en bateau, et près de 2 300 km en voiture, soit des distances équivalentes.

La météo clémente nous a ménagé de bonnes séquences de voile et les visites à terre ont été d’une grande richesse.

En mer, nous avons apprécié Ponza, les îles Pontines et bien sûr le Stromboli.  A terre, dans le grand Sud, nous avons particulièrement aimé Tropea, Alberobello, les églises romanes des Pouilles et Matera ; pour terminer, dans la région de Naples, nos préférences vont à Paestum, Herculanum et Pompéi, la côte Amalfitaine et en particulier Ravello, Capri et le Musée archéologique de Naples.

Du samedi 5 juillet au mardi 8 juillet 2025 : RANGEMENT et RETOUR

 Lessives, rangement et menues réparations avant de laisser Thira pour l’été.

On passe un excellent dimanche à Agay chez Patrick et Cynthia.

Le mistral attendu se met à souffler, la dernière nuit au port est agitée.

Beaucoup de monde sur la route du retour, vent contraire, plusieurs accidents et ralentissements.

Bien contents d’être rentrés chez nous après deux mois et demi d’absence ; à la suite de cette semaine de canicule, le temps s’est bien rafraîchi, on a presque froid !

samedi 22 novembre 2025

Du mercredi 25 juin au vendredi 4 juillet 2025 : SALERNE – NERANO (ITALIE) – GOLFE DE MORTOLI (CORSE, FRANCE) – ÎLES SANGUINAIRES – CARGESE – CAP TAILLAT (FRANCE) – MARINES DE COGOLIN (23M, 279M, 29M, 16M, 112M et 15M)

 Mercredi : Préparatifs

Il fait très chaud, Jacques lave le bateau, je fais les courses de bonne heure le matin et tard le soir : laverie, supermarché, Mercato Rione, boulangerie et pêcherie, je ne compte plus mes kilomètres à pied !

Jeudi

On fait le plein le fuel dans l’autre marina de Salerne, avant de longer la côte amalfitaine, des paysages de toute beauté :




Entre le Capo d’Orso et Maiori







Minori







Sur les hauteurs, Ravello ; on distingue sur la crête, les statues de la Terrasse de l’Infini de la Villa Cimbrone.






Atrani







Capo di Atrani







Amalfi







Conca







Capo Conca coiffé d’une Torre








Fiordo di Furore, une entaille creusée dans la côte par le torrent Schiato









Vettica Maggiore et son église aux tuiles vernissées








Positano







On dépasse Li Galli, les îles des Sirènes, réserve naturelle interdite à la navigation.

Le vent se lève contre nous, aucun mouillage sûr à Capri, on se laisse tenter par une bouée à Nerano (70 euros), à l’extrémité de la côte amalfitaine. Rafales de vent et houle incessante générée par les bateaux à moteur de passage mais la nuit est calme.





Nerano






Vendredi

Aucune prévision météo vraiment favorable, pas de vent puis petit vent contraire jusque Ponza à 65M, bon vent de Nord entre Ponza et Bonifacio à partir de cette nuit mais qui s’efface ensuite. Pour en profiter, on décide d’annuler l’arrêt Ponza et de mettre le cap sur les Bouches, à 240M.

Soleil, mer belle, route au moteur, on dépasse Capri et Ischia. On met les voiles en début d’après-midi (près, force 2 à 3, mer belle), on avance lentement, pas tout à fait dans la bonne direction mais sans le ronronnement du moteur ; prise d’un ris à la hauteur de Ventotène (près, force 3 à 4, un ris, mer peu agitée). Le vent faiblit, moteur et virement de bord.

On reprend notre cap après le diner (près, force 4, un ris, mer peu agitée), mais contre le vent et la houle, on n’avance pas très vite...

Virement de bord après Ponza, le vent faiblit.

Samedi

A deux heures du matin, on quitte Palmarola, la plus à l’Ouest des îles Pontines pour le grand saut vers Bonifacio.

On loupe le train du vent de Nord, houle de face et faible vent portant, moteur...

On croise un baril rouge qui flotte à la surface.

Deux heures de voile à l’heure de la sieste (largue, force 3, mer peu agitée). Une traîne se déroule à vive allure mais c’est une fausse alerte, le poisson s’est décroché...

On trouve enfin du vent en fin d’après-midi (petit largue, force 2 à 3, mer peu agitée) ; il se maintient la nuit en tournant à l’Ouest puis au Nord et nous mène dans la bonne dirction (bon plein, force 3 à petit 4, mer belle) .

Beaucoup d’étoiles dans le ciel, un petit croissant de lune qui se couche à minuit.

Dimanche





Thira au lever du soleil








Le trafic est intense aux abords d’Olbia et des Bouches de Bonifacio, il faut veiller.

La route nous a fait monter plus au Nord, on abat pour entrer dans le grand chenal des cargos (grand largue, force 4, mer peu agitée).




Passage au Sud des Lavezzi, monument en hommage aux naufragés de la Sémillante





Falaises de Bonifacio

Le vent forcit (grand largue, force 6, mer agitée), on enroule le génois ; puis il tombe brutalement pour laisser la place à un vent de face, force 3 à 4. On met le moteur pour passer les écueils des Moines et mouiller dans le Golfe de Mortoli.

La nuit est très calme, on récupère de nos deux nuits de navigation.

Lundi

Départ au moteur pour remonter la côte corse, très belle dans la brume du matin.

En milieu de matinée, au niveau du golfe de Valinco et de Propriano, un petit vent se lève (travers puis près, force 2 devenant 3 à 4, mer belle à peu agitée).

On passe le cap Muro sans problème pour entrer dans le Golfe d’Ajaccio et s’arrêter au mouillage des Îles Sanguinaires, sous la pointe de la Parata.

Mardi

On attend le milieu de la matinée pour partir, louvoyage pour passer le cap de Feno (près, force 2, mer belle) et entrer dans le golfe de Sagone. Le vent tombe, moteur ; celui de l’après-midi ne tarde pas à se lever (travers, force 2 fraîchissant à 4, mer belle à peu agitée. On trace vers le mouillage de la plage de Menasina, à l’Est de Cargèse.





La Corse s’est couverte de nuages inquiétants, orages et pluie sur les reliefs.









Depuis deux jours, on scrute trois météos, Arome, Icon et Arpège, pour planifier notre retour. Aucune n’est très favorable ; pour nous, un seul impératif, avoir traversé avant le mistral qui débute vendredi.

Décision est prise, on part ce soir à 20 heures. Le vent se lève doucement (largue puis bon plein, force 2 à 3, mer peu agitée).







Cargèse, la ville aux deux églises, catholique et orthodoxe, qui se font face.








Mercredi

Le vent tourne et tombe, moteur.

Nuit étoilée mais visibilité médiocre. Plancton luminescent dans le sillage du bateau, éclairs au loin.

Le vent revient au lever du jour, bon bord de voile (près à grand largue, force 2 à 4, mer belle à peu agitée). On fait route avec un autre voilier sous spi.

A midi, à 25M de la côte, vent arrière qui faiblt, de la houle, on affale les voiles, on se fait ballotter...

Reprise du vent l’après-midi (travers, force 2, mer peu agitée), mouillage à l’heure de l’apéro au Nord du Cap Taillat. Nuit calme.

Jeudi

La France subit une forte canicule depuis une semaine ; on passe une journée tranquille au mouillage, davantage venté qu’au port et sans moustiques !

Ménage des fonds, bricolages divers, blog, baignade.

Jacques vérifie et nettoie l’hélice car le moteur vibrait beaucoup en arrivant hier ; rien d’anormal.

La coque n’est pas très sale mais a un éclat de gelcoat à l’étrave ; lors de la traversée aller, nous avions entendu un bruit sourd sur la coque, sans doute avons-nous heurté un objet flottant non identifié...

Vendredi

Départ après le diner pour profiter du vent de l’après-midi (largue puis vent arrière, force 3 devenant 4, mer peu agitée), beaucoup de monde sur l’eau, j’appelle sur VHF un bateau à moteur qui nous croise de près à 22,8 noeuds...

Dans le golfe de St-Tropez, il faut se faufiler entre les bateaux au mouillage.




St-Tropez






Amarrage après le plein de fuel aux Marines de Cogolin.